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VAN DER GOES

Publié le 17/05/2020

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« VAN DER GOES vers 1440?- 1482 LE peintre et l'homme ont intrigué des générations, et toutes, à la suite de Dürer, n'ont cessé de reconnaître en maître Hugo une originalité souvent géniale.

Il ne fit que passer cependant: né vers 1440, il achève sa brève existence en 1482.

Et cepen­ dant, il a brillé et subjugué ses contemporains tant à Gand, où il œuvre depuis son admission à la gilde des peintres le 5 mai 1467, que chez les Augustins du Rouge-Cloître, dans leur couvent de la forêt de Soignes, proche de Bruxelles, où il entre en qualité de frère convers en 1475, heureux d'y trouver une ambiance spirituelle lui convenant.

Malgré cette brièveté, l'artiste crée un nombre peu ordinaire d'œuvres, compte tenu des répliques et copies qui vulgarisent des ori­ ginaux perdus ou de brillants dessins qui font pressentir des compositions imposantes.

Au début, ce sont des panneaux de petit format, illuminés de couleurs chaudes, évoquant des personnages d'échelle réduite, méditant à l'avant-plan d'une nature eyckienne par sa luxu­ riance, mais bien originale par les subtilités inédites des jeux de jours et d'ombres (la Lignée de sainte Anne, à Bruxelles, le Paradis terrestre, à Vienne).

Mais déjà, la Lamentation sur le corps du Christ, de Vienne, fait pressentir l'évolution du maître qui, à partir de 1474, change et amplifie sa ma­ nière: tableaux de format considérable souvent, chargés de couleurs froides et translucides, animés de scènes calmes et majestueuses ou, plus fréquemment, tourmentées et angoissées.

Une couronne mystique d'adoration entoure l'Enfant divin dans le Retable Portinari (Offices, à Florence): anges et hommes, fleurs et animaux forment cercle; chaque élément participe à l'action, notamment saint Joseph et les trois pauvres bergers aux visages osseux et aux mains vigoureuses et dont les attitudes empruntées et les vêtements grossiers proclament l'humble condition.

Et d'être admis à contempler le grand événement semble les troubler profondément, leurs yeux écarquillés mani­ festent l'inquiétude.

D'autre part, Marie ne s'abandonne pas à la joie du moment, elle pressent déjà le drame du Golgotha, une ombre de tristesse altère ses traits.

Hugo Van der Goes reprendra plus tard le thème de la Nativité (Berlin), tout en variant totalement la présentation, car le maître ne se répète jamais.

Tel un metteur en scène de jeux liturgiques, il dispose ses personnages de façon à pouvoir les détailler aisément, et cependant l'unité de l'action n'en souffre nullement: l'Adoration des Mages (Berlin) est déploiement de richesse autant que concentration d'expressions.

Pour la première fois dans la peinture flamande, le corps de l'Enfant peut y prétendre à la grâce du Bambino italien.

La Mort de la Vierge (Bruges) est l'œuvre peut-être la plus caractéristique du peintre: la Madone est étendue sur un lit de parade posé de biais, elle apparaît immatérielle avec son masque hiératique et reposé, ses carnations livides cernées par l'éclat immaculé et froid de la guimpe, drapée dans un ample manteau bleu aux plis souples.

Avec la sérénité du centre de la compo­ sition contraste l'agitation des apôtres disposés eri désordre autour de celle qu'ils pleurent; leurs larmes, leurs regards perdus, leurs gestes de supplication ou de la~situde sont rendus avec vérité.

On sent ici une affliction arrivée à son paroxysme, comme elle était indicible pour Marie et Jean 72 VAN DER GOES. »

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