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Un fléau est comme un test expérimental qui nous permet de voir réagir une humanité moyenne et nullement héroïque écrivait le penseur Roland Barthes, en 1955.Partagez-vous ce jugement ?

Publié le 09/12/2021

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Un fléau est comme un test expérimental qui nous permet de voir réagir une humanité moyenne et nullement héroïque écrivait le penseur Roland Barthes, en 1955.Partagez-vous ce jugement ?. Ce document contient 1716 mots. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en : Littérature
Ce personnage comporte les mêmes caractéristiques que Hugo prête dans la Préface de Cromwell au drame romantique:il allie sublime et grotesque. Ex: Lorenzaccio de Musset, héros romantique débauché qui passe pour un incapable 2. le personnage réaliste ou naturaliste: un héros du quotidien A partir de la fin du XIXe siècle, la littérature met en lumière des personnages proches de la réalité, des personnages issus de milieux modestes qui se présentent comme des héros du quotidien. Face aux évènements funestes qui ponctuent leur vie, ils réagissent en homme, avec leurs moyens modestes. Le personnage des romans réalistes est un homme ordinaire auquel tout individu peut s'identifier. Il est un véritable personnage-test, ou personnage expérimental révélant la nature humaine. Ex: Les héros de Zola, comme Gervaise, qui luttent contre tous les fléau du quotidien et présentent une humanité « moyenne » non héroïque, mais humaine. III) L'homme, un anti-héros Certains écrivains poussent jusque dans ses limites le processus de dégradation de l'homme. Le présentant comme démuni face à toute situation difficile, certaines oeuvres littéraires renvoient de l'homme l'image d'un anti-héros, incapable voir, parfois ridicule. L'homme, un monstre La nature monstrueuse et donc anti-héroïque de l'homme peut être représentée, en littérature par un héros mauvais, ne poursuivant pas une noble quête : Julien Sorel pourrait, par son côté amoral, s'apparenter à ce type de héros mauvais, révélateur du côté sombre et vil de l'humanité.

« Ce jugement de Roland Barthes ne semble pas a priori s'appliquer directement à la littérature: il s'agira doncd'interroger sa pertinence dans le cadre d'une analyse littéraire. Un « fléau » est, à l'origine, un terme agricole désignant un instrument servant à battre le blé et, plus précisément,la partie de cet instrument qui fait sortir le grain.

Le fléau permet donc d'extraire la « substantifique moelle » del'épi: ce terme renvoie donc à l'idée d'un révélateur d'essence. Le fléau désigne dans son sens le plus courant toute calamité et toute souffrance et s'emploie, par analogie, pourdésigner toute chose nuisible ou funeste. L'expression « test expérimental » renvoie à l'idée d'expérience révélatrice de la nature humaine. Selon Barthes, un fléau révèle « une humanité moyenne et nullement héroïque « : l'idée d'un humanité héroïque seprésentant comme quelque peu antithétique ( puisque le héros est un surhomme, à l'origine mi-homme, mi-dieu),Barthes semble ici faire référence à une humanité tout simplement humaine ( ce que désigne l'adjectif « moyenne »).Cette humanité humaine, dans la moyenne est selon lui une humanité sans courage ni bravoure, vivant dansl'immobilisme voire dans la peur. Problématique: Face aux catastrophes et souffrances qui surgissent sur son chemin, l'homme manque-t-iltoujours de courage et de bravoure? La littérature révèle-t-elle l'homme comme un anti-héros, immobileet inutile dans les situations critiques? L'enjeu de cette citation questionnée dans le cadre d'une analyse littéraire est de faire état de la l'image del'humanité et de la réflexion sur l'homme véhiculées par la littérature.

Ce sujet invite donc finalement à analyser lesdifférents « types » de héros présents dans l'histoire littéraire. I) L'homme, ce héros Aux origines de la littérature les fléaux relatés avaient pour fonction d'exalter la bravoure et l'héroïsme humains.L'image de l'homme véhiculée est celle d'un maître des situations critiques, d'un guerrier exemplaire, d'un héros nobletémoignant d'une haute image de l'humanité. Le héros épique 1. La littérature épique exalte les hauts faits héroïques de certains hommes qui face aux fléaux font preuve denoblesse et de courage.

Ces hommes luttent pour défendre des valeurs héroïques et à travers eux, les auteurscherchent à donner une haute image de l'humanité.C'est bien la gloire de l'homme, à travers le personnage d'Enéeque chante Virgile dans L'Enéide:« Arma virumque cano », c'est-à-dire« je chante l'homme et les hauts faitsd'armes ». Ex: La chanson de Roland , qui est une célébration épique des vertus de la chevalerie, de l'honneur féodal et de la foi, à travers le héros, le chevalier Roland. Le Cid et ses haut-faits pour chaque camp pendant la Reconquista qui a inspiré à Corneille la tragi-comédieéponyme où le dramaturge exalte les valeurs chevaleresques comme l'honneur, l'amour chevaleresque, ledevoir, et montre comment le héros, en appliquant ces valeurs accède à la « maîtrise ». Le héros tragique 2. Le héros tragique lui aussi cherche à donner une haute image de l'humanité: il est un individu qui, face à un destinimpossible où tout est perdu d'avance, sait rester digne et exemplaire, révélant toute la force essentielle del'homme.

Le héros tragique préserve le sens de l'honneur humain. Ex: Horace dans la pièce éponyme de Corneille qui fait passer l'intérêt général de sa patrie avant l'intérêtparticulier de son coeu, en se battant et en tuant son beau-frère Curiace.La Princesse de Clève peut aussi être considérée comme une héroïne tragique exaltant l'honneuret la vertu dela femme, en ne cédant pas à la tentation de l'amour infidèle. 3.

Les limites de cette image héroïque de l'homme face aux situations funestes Ce type d'homme-héros vainqueur de catastrophes de différents types s'avère davantage un mythe qu'une réalité.Son caractère fictif, purement imaginaire et irréel naît de la trop haute image qu'il donne de l'homme.

La littérature. »

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