Taoudenni.
Publié le 06/12/2021
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Taoudenni.
Taoudenni, vaste dépression d'environ un million de km2 au nord-ouest du Sahara, empiétant sur le Djouf (Mauritanie), l'erg Chech et le Tanezrouft (Algérie).
La cuvette de Taoudenni tient son nom du seul puits important (d'eau saumâtre) qu'on y trouve et qui est situé au Mali. C'est la région la plus désolée du Sahara, et un
bassin géographique situé à 200 m d'altitude en moyenne, où les dénivellations ne dépassent pas 100 m. Dans cette plaine sans grand relief, les pluies, rares (la pluviosité
ne dépasse pas 5 mm d'eau par an), ne permettent guère qu'à trois ou quatre espèces de plantes de subsister. Leur rareté entraîne celle de la vie animale qui se limite à
quelques gazelles et à des fennecs -- les rares addax ont été décimés par les armes à feu. En revanche, la cuvette de Taoudenni est un paradis pour les géomorphologues
qui peuvent étudier les nombreuses formations lacustres présentes sous la forme de buttes qui peuvent atteindre 6 m de hauteur. Comme un gigantesque millefeuille, les
strates, riches en débris de végétaux, de coquilles d'animaux marins et de fossiles d'animaux terrestres, constituent une échelle chronologique de la dégradation climatique
du Sahara à l'holocène (de moins 10 000 ans à nos jours).
Il y a quelque sept millénaires, la perche du Nil, le crocodile du Nil, l'hippopotame, l'éléphant et de nombreuses espèces d'antilopes sont nombreux à habiter cette région
alors constellée de lacs et de marécages bordés de roseaux. L'homme n'est pas absent de ce paysage mais semble préférer la savane qui couvre la région et se mettre à
l'écart de ces zones envahies par les moustiques, vecteurs du paludisme. La désertification qui semble s'accentuer depuis un demi-siècle, et que l'on peut suivre depuis son
origine en datant ces buttes lacustres, a laissé de grands dépôts de sel dont l'exploitation, depuis près d'un millénaire et demi approvisionne les populations du Sahel et de
la savane et permet, par son volume, la mise en place du grand commerce transsaharien. Au
XVIe
siècle, le contrôle des gisements par le Maroc a provoqué la fin des
empires de la savane. Aujourd'hui la grande caravane annuelle de Taoudenni comporte des milliers de chameaux transportant chacun deux barres de sel de 50 kg réputé
être le meilleur du Sahara.
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Taoudenni.
Taoudenni, vaste dépression d'environ un million de km2 au nord-ouest du Sahara, empiétant sur le Djouf (Mauritanie), l'erg Chech et le Tanezrouft (Algérie).
La cuvette de Taoudenni tient son nom du seul puits important (d'eau saumâtre) qu'on y trouve et qui est situé au Mali. C'est la région la plus désolée du Sahara, et un
bassin géographique situé à 200 m d'altitude en moyenne, où les dénivellations ne dépassent pas 100 m. Dans cette plaine sans grand relief, les pluies, rares (la pluviosité
ne dépasse pas 5 mm d'eau par an), ne permettent guère qu'à trois ou quatre espèces de plantes de subsister. Leur rareté entraîne celle de la vie animale qui se limite à
quelques gazelles et à des fennecs -- les rares addax ont été décimés par les armes à feu. En revanche, la cuvette de Taoudenni est un paradis pour les géomorphologues
qui peuvent étudier les nombreuses formations lacustres présentes sous la forme de buttes qui peuvent atteindre 6 m de hauteur. Comme un gigantesque millefeuille, les
strates, riches en débris de végétaux, de coquilles d'animaux marins et de fossiles d'animaux terrestres, constituent une échelle chronologique de la dégradation climatique
du Sahara à l'holocène (de moins 10 000 ans à nos jours).
Il y a quelque sept millénaires, la perche du Nil, le crocodile du Nil, l'hippopotame, l'éléphant et de nombreuses espèces d'antilopes sont nombreux à habiter cette région
alors constellée de lacs et de marécages bordés de roseaux. L'homme n'est pas absent de ce paysage mais semble préférer la savane qui couvre la région et se mettre à
l'écart de ces zones envahies par les moustiques, vecteurs du paludisme. La désertification qui semble s'accentuer depuis un demi-siècle, et que l'on peut suivre depuis son
origine en datant ces buttes lacustres, a laissé de grands dépôts de sel dont l'exploitation, depuis près d'un millénaire et demi approvisionne les populations du Sahel et de
la savane et permet, par son volume, la mise en place du grand commerce transsaharien. Au
XVIe
siècle, le contrôle des gisements par le Maroc a provoqué la fin des
empires de la savane. Aujourd'hui la grande caravane annuelle de Taoudenni comporte des milliers de chameaux transportant chacun deux barres de sel de 50 kg réputé
être le meilleur du Sahara.
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