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Sujet: Franche-Comté

Publié le 14/06/2020

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« même temps si frustrés. Et il faut avouer qu'une série de guerres inexpiables, de menaces plus terribles encore, un pillage, un gaspillage éhonté de la nature, un décalage effrayant entre la mince autorité de la morale et l'empire exorbitant de la technique, l'exemple permanent de l'impéritie2, de la rapacité, alternant chez tant de responsables avec l'arriération3 4 ou la mégalomanie, n'expliquent que trop bien cette mauvaise conscience. Entre ce qu'il faut admirer et ce qu'il faut déplorer chez l'homme, terriblement inférieur à ses œuvres, la balance semble fléchir du mauvais côté. Ce génial inventeur, rerum novarum cupidus est un exécrable gérant. Oui, nous combattons mieux la mort, mais nous ne maîtrisons plus la vie dont nous jouissons plus longtemps au sein de l'envie, de la colère, de l'insécurité qu'engendre le surnombre. Pour notre protection, nous fabriquons ce qui peut assurer notre destruction. Pour notre gavage, nous surproduisons des denrées que nous préférons détruire plutôt que de les distribuer aux affamés. Nous trouvons normal qu'un quart de l'humanité dépense les trois quarts de ses ressources et soit en fait seul à bénéficier des droits fondamentaux hypocritement reconnus à tous les hommes : droits au pain, au toit, au vêtement, aux soins, qu'accompagnent - encore moins assurés - les droits à l'égalité, à la liberté, à l'éducation, à la culture, à la justice, à la paix. Nous sommes si proches de la folie pure qu'avec les milliards dépensés au Viêt Nam nous aurions pu, au lieu de la ravager, faire de la péninsule indochinoise un pays de cocagne. Idem pour le Moyen-Orient. Et ce n'est pas le plus effrayant ! Nous nous précipitons, les yeux bandés, vers des catastrophes planétaires prévues par les experts et qui cette fois ne mettent plus en cause la survie de quelques milliers ou quelques millions d'individus, mais celle de l'espèce tout entière. La réussite humaine est en train de se retourner contre elle-même. Notre incroyable évolution vers l'intelligence pourrait, grâce à elle (ou plutôt faute d'un surcroît de raison), aboutir à notre mort dans l'enfer atomique ou à quelque autre fin, moins spectaculaire, mais non moins radicale, par l'empoisonnement, l'asphyxie, la famine. « Beau bilan ! bougonnerait l'auteur de UEconomie royale avant de se recoucher, déçu, dans sa tombe. Et que faites-vous pour éviter le pire ? » Nous en parlons beaucoup, Monseigneur ! Nous tenons des congrès, nous écrivons des livres auxquels les foules, avant tout soucieuses d'être rassurées, prêtent peu d'attention. Au moins sommes-nous quelques-uns à connaître, sinon à combattre, notre mal, rançon même de notre succès. Hervé Bazin, Ce que je crois, Bernard Grasset, 1977 .. .»

« St{/et 11° 4 t=ranclte-Co111té Énoncé Vous résumerez ce texte en 170 mots.

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Bilan du xx:e siècle On peut tout résumer d'un cri: Mais enfin que se passe+il? Si nous pouvions en effet pour quelques heures réveiller un de nos vieux bienfaiteurs, le bon Sully 1 par exemple, si nous lui révélions ce dont nous sommes capables aujourd'hui, si nous lui disions que nous avons assuré aux hommes une santé, une longévité, un niveau de vie, un confort, des distractions, des voyages inimaginables en son temps, que l 'agricultu re et l ' industrie, la connaissance et les communications ont fait depuis sa mort plus de progrès que dans les trois précédents millénaires, que nous sommes désormais pou�kh^ de sens artificiels qui nous permettent de voir, d'entendre, de parler à distance, de machines si puissantes qu'elles rendent ridicule toute force musculaire ou si rapides que, sur terre, sur mer, dans l'air ou dans l'espace, nous avons multiplié par mille nos pauvres moyens de bipèdes, il s'écrierait sans doute : « Mais alors vous voilà retournés au Paradis terrestre ! » Et nous serions aussitôt rouges de confusion.

Car si, de notre savoir, de notre pouvoir, nous avons le droit de tirer fierté, l'usage que nous en avons fait n'en inspire plus aucune.

Car il faudrait répondre : Hélas ! Monseigneur.

Bien au contraire, la société, la religion, l'économie, la famille, la condition de la femme et de la jeunesse, l'art, la littérature, tout fait question.

De ce côté-ci du globe, la civilisation, abondamment pourvue, se déteste.

Jamais ses membres n'ont été moins solidaires ni plus ingrats.

Méprisant ce qu'ils reçoi­ vent au nom de ce qu'ils réclament, jamais ils n'ont été si favorisés pour se sentir en 1.

Sully: ministre de Henri IV.

Auteur de L'Economie royale.. »

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