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SES - Comment est structurée la société française actuelle ?

Publié le 24/06/2026

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« CHAPITRE 2 : COMMENT EST STRUCTUREE LA SOCIETE FRANCAISE ACTUELLE ? I. Un espace social hiérarchisé qui se transforme de façon continue A.

Les multiples facteurs de structuration et hiérarchisation de l’espace social 1.

L’appartenance aux catégories socioprofessionnelles (PCS) détermine la position dans la structure sociale … 6 groupes d’actifs 2 groupes d’inactifs Cadre Professions intermédiaires supérieures (PIS) Ouvrier Employé Agriculteur exploitant (AE) Artisans, Commerçants, Chefs d’entreprise Salariés Indépendant s Retraités Autres inactifs Les critères utilisés par L’INSEE pour classer les individus au sein des PCS sont : le niveau de qualification, le secteur d’activité, actif/inactif, nature emploi (manuel ?), indépendant/salarié L’existence d’inégalité fait apparaitre une hiérarchisation de l’espace social.

Pour situer l’individu dans l’espace social, il est possible de s’intéresser aux critères économiques : la PCS, le revenu à travers le niveau de vie, le niveau de qualification. 2.

… Mais beaucoup d’autres facteurs, souvent interdépendants s’y ajoutent Il existe de multiples critères de différenciation sociale : - sexe : inégalités homme/femme (revenu, représentations, domestique) composition du ménage : seul/monoparental  niveau de vie plus faible que couple ; couple avec enfant  niveau de vie plus faible que couple sans enfant - - position dans le cycle de vie : « jeunes »  endettés ; « actifs »  enrichissement progressif et construction du patrimoine ; « retraités »  puisent dans patrimoine pour maintenir niveau de vie lieu de résidence : certains territoires moins dotés en services publics ou plus loin de bassins d’emploi que d’autres B.

Les principales évolutions de la structure socioprofessionnelle en France depuis 1950 L’essor du progrès technique (PT) à la fin du XXe siècle provoque la diminution de la part des AE (indépendants) qui deviennent salariés.

On parle de salarisation. Les femmes n’ont plus besoin de demander l’accord de leur mari, elles ont accès à un compte bancaire, des services publics tels que les crèches se développent afin de mieux répartir les tâches domestiques.

Ces changements permettent d’augmenter le taux d’activité des femmes, on parle alors de féminisation de l’emploi.

Cette féminisation reste cependant inégale (89% des emplois occupés par les femmes sont tertiaires) et est peu marquée en haut des PCS (cadres, PIS). On constate une diminution des parts de secteurs primaire et secondaire et une augmentation des parts du secteur tertiaire.

On parle de tertiarisation. P Secteur T 1 Secteur 2 Secteur 3 + destruction créatrice exode P rurale T L’allongement des études a entrainé une augmentation du niveau de qualification de la population et le PT a entrainé une augmentation de la qualification des emplois.

Cependant l’emploi non-qualifié ne disparait pas, en particulier dans les métiers de service.

La structure des emplois apparait donc polarisée, avec des emplois peu qualifiés d’un côté et très qualifiés de l’autre. II. Les théories des classes et de la stratification sociale dans la tradition sociologique A.

Karl Marx et la lutte des classes La place dans le système productif définit une classe sociale pour Marx  critère économique (analyse unidimensionnelle : 1 seul critère) Karl Marx établit 2 classes sociales : les bourgeois (disposent des moyens de production) et les prolétaires (disposent de la force de travail qu’ils échangent contre rémunération).

Ces deux classes ont des rapports antagonistes car leurs intérêts sont contraires ce qui, avec une prise de conscience provoque la lutte des classes d’après Marx.

La lutte des classes serait par ailleurs le moteur de la société. Marx distingue aussi 2 niveaux d’existence : la classe en soi caractérisée par la position dans le système productif et le mode de vie semblable et la classe pour soi caractérisée par la conscience de classe et les intérêts communs.

Ainsi la lutte des classes ne peut se faire sans la classe pour soi B.

La stratification multidimensionnelle de Max Weber Selon Max Weber, la classe sociale s’inscrit uniquement dans l’ordre économique et n’est qu’une dimension de la stratification sociale (la société est hiérarchisée en 3 ordres : économique, social et politique, l’analyse est donc tridimensionnelles car il y a 3 critères).

Cette analyse est nominale, pour Weber, les classes n’existent pas réellement, elles permettent uniquement aux sociologues d’étudier les rapports sociaux. D’après l’auteur, une classe sociale regroupe l’ensemble des individus qui partagent une situation économique commune. III.

Les analyses en termes de classes sociales sontelles pertinentes pour rendre compte de la société française contemporaine ? A.

La pertinence de la notion de classe s’affaiblit 1.

L’affaiblissement des frontières de classes : la réduction des inégalités entre classes sociales La notion de classe sociale utilisée dans cette partie est un peu différente de celle des auteurs précédents : une classe sociale sera vue comme un ensemble d’individu partageant un niveau de vie et des modes de vie similaires Avec la moyennisation de société, cette dernière peut être représentée sous forme de toupie et non de pyramide. Les classes sociales sont d’abord remises en cause par la moyennisation et la diminution des distances interclasse.

On assiste à un rapprochement des modes de vie des individus. 2.

Des classes sociales de plus en plus hétérogènes L’augmentation des distances intra classe équivaut à l’augmentation des inégalités entre individus appartenant à une même classe sociale.

Cette augmentation est la cause des classes sociales de plus en plus hétérogènes. 3.

Le processus d’individualisation fait reculer la conscience de classe (« classe pour soi ») individualisation : organique solidarité mécanique solidarité On note.... »

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