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Résumé des Mémoires De Guerre Tome 3 - DeGaulleLA LIBERATION :De septembre à novembre 1944, de Gaulle sillonne le pays, passe les troupes en revue ; partout, son impression est la même : "il y avait à mon égard, la même sorte de plébiscite"(p.

Publié le 22/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Résumé des Mémoires De Guerre Tome 3 - DeGaulleLA LIBERATION :De septembre à novembre 1944, de Gaulle sillonne le pays, passe les troupes en revue ; partout, son impression est la même : "il y avait à mon égard, la même sorte de plébiscite"(p. Ce document contient 3048 mots soit 7 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Divers.

« Résumé des Mémoires De Guerre Tome 3 - De Gaulle LA LIBERATION : De septembre à novembre 1944, de Gaulle sillonne le pays, passe les troupes en revue ; partout, son impression est la même : "il y avait à mon égard, la même sorte de plébiscite"(p.22). De Gaulle se sent légitime dans son action car, écrit-il : "La nation discernait, d'instinct, que dans le trouble où elle était plongée elle serait à la merci de l'anarchie, puis de la dictature, si jene me trouvais pas là pour lui servir de guide et de centre de ralliement." (p.30) Les troupes de libération avancent mais elles sont retardées par le manque de moyens matériels, de carburant notamment, les Américains étant peu soucieux d'équiper les forcesfrançaises (p.43) et Roosevelt cherchant à écarter la France du règlement de l'armistice.

Les forces françaises remportent cependant de beaux succès. Une certitude se dégage des visites au pays : la libération doit s'accompagner de transformations sociales, surtout dans le monde ouvrier. Les prix ayant augmenté d'une échelle de 100 à 300, il y a nécessité d'augmenter les salaires de 40 % à la libération, en évitant la catastrophe que serait l'inflation.

(p.48) Par ailleurs, se constituent des cours spéciales de justice et sont dissolues toutes les cours martiales ; les exécutions et les représailles sont punies.

Les milices sont dissoutes malgré lespressions d'anciens maquisards et des communistes qui agissent dans l'ombre.

L'attentat meurtrier de Vitry-sur-Seine témoigne de l'hostilité des opposants aux mesures prises par deGaulle dans ce domaine. Dix semaines se sont écoulées depuis la libération de Paris, de Gaulle tire un bilan positif et se félicite de la mise en place de l'Assemblée consultative nouvelle le 12 octobre, uneassemblée aussi représentative que possible. LE RANG : La France retrouve son équilibre malgré la misère, elle est prête à se reconstruire, tout en poursuivant son effort de guerre car tout le territoire n'est pas libéré, et cela sous la directiond'un gouvernement pratiquement incontesté (p.58) Malgré leurs réticences, les gouvernements américain et britannique se voient contraints par leur électorat de reconnaître le gouvernement français. De Gaulle réfléchit au devenir de l'Allemagne, qui doit selon lui rester un pays fédéral de façon que "retrouvant sa diversité et tourné vers l'occident, [il perde] les moyens de la guerremais non ceux de son développement" (p.62). Il s'agit d'autre part de démarrer le grand chantier de l'unité de l'Europe.La conférence préparatoire à la future Organisation des Nations Unies se fait sans la France, qui n'a pas été invitée. Churchill, invité à Paris le 10 novembre, est impressionné par l'enthousiasme des foules et l'ordre qui règne dans le pays ; mais, il est soumis aux décisions américaines. Une égoïste partition du monde se dessine entre les Etats-Unis, l'Angleterre et la Russie.

(p.70) Il existe cependant une solidarité franco-russe, conforme à "l'ordre naturel", contre le danger allemand et l'hégémonie anglo-saxonne. De Gaulle rencontre Staline dont il dresse un portrait à la fois bonhomme et pervers (p.78).

Les discussions de Moscou portent en grande partie sur le sort de la Pologne.

Staline, plus oumoins attentif aux propositions de De Gaulle, a, en réalité, déjà entamé des ententes avec les Anglo-saxons.

Le Comité de libération polonais téléguidé par les Russes prononce desdiscours stéréotypés face aux Français.

Mais, de Gaulle ne veut traiter qu'avec le gouvernement polonais lui-même, alors basé à Londres.

De Gaulle ne voulant pas reconnaître leComité de libération polonais, dit gouvernement de Lublin, le pacte franco-russe est momentanément menacé. A son retour à Paris, de Gaulle reçoit l'approbation pour son action à Moscou, concernant le pacte franco-russe qui consiste à ne pas signer de paix séparée avec l'Allemagne, et àprendre des mesures communes en cas de nouvelle menace allemande. Roosevelt envoie un envoyé spécial à Paris, M.

Hopkins à la fois ami personnel du président américain et diplomate.

Il est chargé d'analyser le malaise entre les Etats-Unis et la France.Hopkins déclare que les Américains ont été si déçus par la France lors de sa capitulation en juin 1940 qu'ils ne peuvent que lui en vouloir amèrement.

De Gaulle répond que les Etats-Unis n'ont pas répondu à l'appel du Président Reynaud en 1940, et qu'ils n'apportent pas à la France de 1944 la reconnaissance qui lui est indispensable.

(p.104) Alors que la France n'est pas invitée à Yalta, de Gaulle fait une déclaration radiophonique pour énoncer les conditions de la France au règlement d'une paix future.

Finalement, lecommuniqué issu de Yalta fait une part à la France (p.107), traite la question polonaise en reconnaissant comme gouvernement provisoire le Comité de Lublin ; le sort de la Yougoslavie,de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie est également traité, tous ces pays étant happés dans la sphère communiste. Roosevelt convoque de Gaulle à Alger ; de Gaulle, offusqué de la méthode, refuse ; ce qui est vécu comme un camouflet par l'Amérique.

De Gaulle est désapprouvé par les notablesfrançais, c'est "le début du dissentiment". Mais, pour de Gaulle, le but fixé le 18 juin1940 va être atteint : "La France resterait la France pour ses enfants et pour le monde." (p .112) L’ORDRE : La France s'est considérablement appauvrie depuis la 1ere guerre mondiale ; les efforts d'armement ont été terriblement coûteux.

Pour redresser le pays, il faudra agir vite ; de Gaulle sedonne un an et commencera par nationaliser la Banque de France, l'usine Renault (une usine pilote, mais à sanctionner pour la conduite de ses dirigeants pendant la guerre) ; un HautCommissariat au Plan d'équipement et de modernisation sera mis en place. Dès 1945, le système d'assurances sociales sera refondu ; le système d'Allocations familiales sera mis en place pour inciter à une remontée de la démographie.

Les travailleurs serontassociés, à travers les comités d'entreprise, à la marche de leur société. Malgré le nombre et l'importance de ces réformes, les communistes s'appliquent à montrer que c'est peu. Sera créée l'Ecole Nationale d'Administration pour former les cadres de la nation à restaurer. Le Parti Communiste a une large audience populaire ; en effet, nombre de communistes ont été résistants et ont joué un rôle dans la libération du pays (p.123).

Thorez, condamné pourdésertion, est réintégré et regagne la France.

Le Parti Communiste est le seul des partis à avoir un programme politique. Malgré cette opposition souvent virulente, de Gaulle "gouvernait et continuerait de le faire jusqu'à ce qu'il rende la parole au pays." Des critiques se font entendre au sujet de ce pouvoirtrop "personnel". De Gaulle s'exprime régulièrement devant l'Assemblée Consultative ; ses interventions créent l'union de l'Assemblée autour de lui, favorisant la clarté et l'ordre du débat (p.

131) maisprovoquent de l'agitation autour des ministres. Les cours de justice, quant à elles, jugent les faits de collaboration ; de Gaulle examinant en dernier les dossiers avec toute l'indulgence possible.

Une cour spéciale est mise en placepour juger les hauts-fonctionnaires de Vichy.

Le procès du maréchal Pétain âgé de 89 ans est un cas particulier, le maréchal ayant lui-même demandé son retour en France pourcomparaître devant la justice. La pénurie de papier empêche la presse de publier des articles suffisamment développés pour expliquer le détail de ces procès et des actions menées ; certains croient, à tort, qu'il s'agitde censure. En plus de ces questions, il s'agit de prévoir le budget de l'année à venir.

Un grand emprunt est lancé, l'emprunt de la libération qui apporte une solution temporaire.

Deux façons de voirs'affrontent : d'un côté, celle de la manière forte consistant à réduire coûte que coûte l'inflation par le blocage des billets, des comptes bancaires, des prix, des salaires avec Mendès-France comme défenseur ; de l'autre, celle de la stimulation de l'économie (p.146). C'est à de Gaulle de trancher, le gouvernement est divisé.

De ces deux solutions, de Gaulle sait qu'aucune n'est vraiment satisfaisante.

Il choisit cependant la seconde ; Mendès-Francedémissionne dans la dignité. Toutes les décisions du gouvernement sont prises en conseil, lors des deux réunions hebdomadaires.

De Gaulle fait un portrait positif des vingt ministres de son gouvernement. Le 2 avril ont lieu à Paris les cérémonies préludant la victoire.

La foule nombreuse semble dire au général : "Nous vous acclamons parce que vous êtes le pouvoir, la fermeté, la sécurité."(p.158) LA VICTOIRE : Un des soucis essentiels de De Gaulle est que la France soit partie prenante dans la victoire.

La 1ere armée française progresse vers Belfort puis l'Alsace ; de Gaulle tientparticulièrement à ce que ce soit elle, sous les ordres de Leclerc, qui libère Strasbourg, lieu hautement symbolique dans la lutte contre l'Allemagne nazie.

Une forte résistance allemanderetarde longuement la libération de Colmar.

D'autre part, l'armée française manque de matériel ; les approvisionnements américains sont détournés vers les Ardennes où se renforcentles combats menés par l'ennemi.

Malgré les progrès et les sacrifices de son armée, l'opinion manifeste peu d'intérêt pour ces batailles.

Les troupes en sont affectées moralement.

Larecrudescence des combats dans les Ardennes amène les Américains à dégarnir l'Alsace de ses troupes : Strasbourg est de nouveau menacée.

De Gaulle ne peut laisser faire ; il exigedes troupes françaises des efforts supplémentaires pour ne pas perdre à nouveau la grande ville alsacienne, ce qui serait une atteinte à la dignité régionale et nationale. Strasbourg étant enfin sécurisée, de Gaulle tient à ce que les troupes françaises franchissent le Rhin.

Mais, le commandement allemand fait preuve d'une nouvelle frénésie ; la mise enservice des tout premiers avions à réaction amène les combats terribles de la période du 21 au 26 mars.

De Gaulle intervient à la radio s'interrogeant sur ce regain d'acharnement de lapart d’Hitler destructeur de son propre peuple.

De Gaulle exprime sa crainte d'une guerre sans fin (p.

190). En même temps, sur le front de l'Ouest, l'armée française procède au dangereux "nettoyage" de la Gironde, de la Vendée, de la Bretagne, puis à l'Est, des Alpes. Par ailleurs, c'est le déclenchement de la guerre d'Indochine, le 9 mars, contre les Japonais.

De Gaulle a souhaité cette guerre en Asie car la France ne doit pas abdiquer sa position,. »

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