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psychiatrie.

Publié le 08/12/2021

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psychiatrie. >n.f., partie de la médecine qui étudie les maladies mentales et leur
traitement. Son évolution est intimement liée à l'évolution économique, sociale et culturelle
de la société ainsi qu'à celle des techniques psychiatriques. Dans l'Antiquité, les malades
mentaux étaient considérés soit comme inspirés des dieux, soit, le plus souvent, comme
possédés par des forces maléfiques. Cette conception magique de la folie apparaît chez les
prêtres du temple d'Épidaure, qui pratiquaient déjà l'interprétation des rêves des malades.
Hippocrate fut à l'origine d'une des premières tentatives de rationalisation de la folie, qui
entraîna l'observation directe de la maladie, mais non du malade, celui-ci n'étant pas
considéré comme responsable de son mal.

Historique.
Ce furent les écrits de Galien qui inspirèrent la plupart des thérapeutiques psychiatriques
jusqu'au XVIIIe siècle. Le malade mental devint alors un objet d'étrangeté que la société
rejetait, dans la mesure où il apparaissait à la fois comme irresponsable et dangereux.
Cette attitude posa les fondements de l'histoire de l'internement, aboutissant au « grand
renfermement » de l'âge classique dont l'acte de naissance est symbolisé par le décret de
fondation de l'hôpital général, à Paris, en 1656.
À partir de la Révolution française, l'internement ne se limita plus à la contention, mais
prit une orientation véritablement thérapeutique, d'abord avec Pierre Cabanis, qui prescrivit
l'observation de l'« aliéné » par les officiers de santé, mais surtout avec Philippe Pinel, qui
allait être le fondateur de la psychiatrie moderne. En introduisant la définition médicale,
c'est-à-dire pathologique, de la maladie mentale, ce dernier contribua à limiter le champ de
la répression sociale à l'égard des « aliénés », que l'on traita désormais non plus comme
des réprouvés, mais comme des malades. Son élève Jean Étienne Dominique Esquirol
inaugura, en 1817, à la Salpêtrière, le premier enseignement psychiatrique. À peu près à la
même époque, une nouvelle conception de l'asile apparut avec William Tuke, qui organisa
près d'York, en Angleterre, un établissement pour les « aliénés », appartenant - comme
lui-même - à la secte des quakers. La structure de cette « retraite », où Tuke organisait
des fêtes pour les internés, visait à la formation d'une communauté unie par des principes
et des devoirs moraux. Une expérience semblable fut tentée en France, en 1891, à la
Salpêtrière, à l'occasion d'une fête, et l'on peut déjà reconnaître dans ces expériences les
bases de la psychothérapie (voir aussi ce mot).
En France, le domaine de la santé mentale est régi dans ses grandes lignes par les
principes de la loi de 1838, qui a été remplacée en 1990. Critiquée au nom de la défense
des libertés individuelles, cette législation définit notamment les conditions d'internement
(aujourd'hui, elles sont au nombre de trois : placement libre, placement à la demande d'un
tiers ou placement d'office), les modalités de contrôle administratif et judiciaire ainsi que les
procédures de sortie des internés. En outre, la loi de 1838 ordonna la fondation dans
chaque département d'un asile dont le personnel était placé sous la tutelle du ministre de
l'Intérieur. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que les « médecins aliénistes » furent rattachés
au ministère de la Santé, et les asiles ne devinrent des hôpitaux psychiatriques qu'en 1938.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une remise en question des institutions
psychiatriques se développa sous le nom de psychothérapie institutionnelle. Celle-ci, née de
recherches soit purement psychanalytiques, soit relevant de la psychologie sociale
appliquée au milieu hospitalier, qui se rejoignirent dans un même effort de compréhension
du malade mental inséré dans ce milieu particulier qu'était l'asile, prit forme en France sous
l'impulsion notamment de G. Daumezon et de Lucien Bonnafé. Il s'agissait pour eux de
restructurer les services hospitaliers, avec la participation du personnel infirmier, afin de
permettre une organisation thérapeutique de la vie sociale au sein de l'hôpital, fondée sur la
psychothérapie de groupe. Ce mouvement jeta les bases d'une psychiatrie différente en
opérant un désenclavement de la psychiatrie. L'esprit de réforme qui animait ces médecins
déboucha, en 1960, sur la politique dite de sectorisation. Axée sur les problèmes d'hygiène
et de prophylaxie mentales, la sectorisation vise à étendre et à intégrer la psychiatrie à la
collectivité par la création d'un dispositif de soins à la fois hospitalier et extrahospitalier,
assurés par une même équipe médico-sociale au sein d'un secteur géographique

comprenant une population d'environ soixante-dix mille habitants. Dans une telle optique
de prévention, de soins et de réadaptation des malades mentaux, l'hôpital n'apparaît plus
que comme un instrument parmi d'autres.

La psychiatrie aujourd'hui.
Le secteur psychiatrique public, à côté duquel on trouve un secteur privé important,
comprend aujourd'hui un certain nombre de services dont les plus importants sont les
centres hospitaliers spécialisés (anciennement hôpitaux psychiatriques départementaux).
Certains hôpitaux généraux disposent d'un service de psychiatrie et c'est dans ces
services, dépendant en général d'un centre hospitalier universitaire (CHU), qu'est dispensé
l'enseignement de la psychiatrie. De plus, il y a dans chaque département plusieurs
dispensaires d'hygiène mentale, placés sous l'autorité de la Direction départementale de
l'action sanitaire et sociale (DDASS), qui assurent des consultations psychiatriques
gratuites et dont l'action se situe surtout dans le cadre du dépistage et des traitements de
postcure. Enfin, il existe des hôpitaux de jour, des foyers de postcure et des ateliers
protégés.
Les thérapeutiques des premiers temps de la psychiatrie ont longtemps consisté en
traitements physiques souvent brutaux (isolement forcé, camisole de force, électrochocs,
douche). Ce n'est qu'à partir du XIX e siècle que le souci d'écoute et de compréhension des
malades mentaux, allié aux études de Jean Charcot, de Josef Breuer et d'Hippolyte
Bernheim, donna une nouvelle orientation au traitement de la maladie mentale. Les
travaux de Pierre Janet, puis ceux de Freud et de ses élèves sont à l'origine de la plupart
des méthodes psychothérapiques utilisées aujourd'hui (psychanalyse, psychothérapies
analytique, comportementale, existentielle, rêve éveillé, etc.). Cependant, à côté de ce
traitement psychologique de la maladie mentale, un certain caractère organique impose
aussi des traitements médicamenteux (médicaments psychotropes tels que anxiolytiques,
neuroleptiques, antidépresseurs, etc.), souvent associés à une psychothérapie.
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