Databac

PRINCIPALES OEUVRES DE GUSTAVE FLAUBERT

Publié le 09/12/2021

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : PRINCIPALES OEUVRES DE GUSTAVE FLAUBERT. Ce document contient 0 mots. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en : Littérature
Madame Bovary (1857). Pour échapper à son milieu campagnard, Emma Rouault a épousé un modeste officier de santé, Charles Bovary. Rêvant « de félicité, de passion et d'ivresse », elle souffre de la médiocrité de sa vie. Elle a deux aventures amoureuses, qui la laissent déçue. Elle fait des dettes .à l'insu de son mari. Sa situation devient inextricable. Elle dérobe de l'arsenic chez le pharmacien Homais et s'empoisonne. Salammbô (1862). Ayant fait la paix avec Rome, Carthage refuse de payer ses mercenaires. Ils mettent alors le siège devant la ville. Un de leurs chefs, Mâtho, pousse l'audace jusqu'à dérober le zaïmph, voile de la déesse Tanit, objet sacré duquel dépend le destin de Carthage. La fille d'Hamilcar, Salammbô, se rend auprès de Mâtho et lui reprend le zaïmph. La révolte est finalement écrasée. Mais la mort de Mâtho entraîne celle de Salammbô, qui aimait à son insu le chef rebelle.

« PRINCIPALES OEUVRES DE GUSTAVE FLAUBERT Madame Bovary (1857). Pour échapper à son milieu campagnard, Emma Rouault a épousé un modeste officier de santé, Charles Bovary.

Rêvant « de félicité, depassion et d'ivresse », elle souffre de la médiocrité de sa vie.

Elle a deux aventures amoureuses, qui la laissent déçue.

Elle fait des dettes.à l'insu de son mari.

Sa situation devient inextricable.

Elle dérobe de l'arsenic chez le pharmacien Homais et s'empoisonne. Salammbô (1862). Ayant fait la paix avec Rome, Carthage refuse de payer ses mercenaires.

Ils mettent alors le siège devant la ville.

Un de leurs chefs,Mâtho, pousse l'audace jusqu'à dérober le zaïmph, voile de la déesse Tanit, objet sacré duquel dépend le destin de Carthage.

La filled'Hamilcar, Salammbô, se rend auprès de Mâtho et lui reprend le zaïmph.

La révolte est finalement écrasée.

Mais la mort de Mâthoentraîne celle de Salammbô, qui aimait à son insu le chef rebelle. L'Éducation sentimentale (1869).

La première ébauche de ce roman date de 1838.

D'abord conçu comme un récit autobiographique, simple transposition du grand amour de Flaubert pour Mme Schlésinger, il s'est élargi au point de retracer la vie de toute une époque.En 1840, le jeune Frédéric Moreau rencontre Mme Arnoux, dont il s'éprend.

Tout en cherchant à faire carrière, et malgré diverses aventuressentimentales, il reste fidèle au souvenir de cette femme exquise et pure.

En 1867, il la revoit, vieillie.

Leur entrevue est d'une tristessepoignante, la tristesse de ceux qui ont manqué leur vie et qui le savent. La Tentation de saint Antoine (1874) : troisième version d'une oeuvre commencée en 1846.

Le saint ermite converse avec les apparitions qui viennent successivement le tenter.

L'oeuvre contient, à côté d'images grimaçantes, des tableaux d'une rare magnificence. Trois contes (1877).

Ils ont respectivement pour titres : Un coeur simple, La légende de saint Julien l'Hospitalier, Hérodias. Bouvard et Pécuchet (1881).Ce récit ironique, demeuré inachevé, met en scène deux employés de bureau qui, parvenus à l'âge de la retraite, cherchent à organiserrationnellement leur existence.

Le thème fondamental en est la sottise humaine et plus particulièrement l'engouement pour la sciencechez des esprits incapables de la comprendre. LE ROMANTISME DE FLAUBERT La crise romantique exceptionnellement intense que Flaubert traversa pendant ses jeunes années et qui s'accordait avec sontempérament imaginatif et passionné, fut surmontée à force de sens critique et de volonté.

Dès lors, il fut l'ennemi impitoyable de lasottise prétentieuse qui se cache parfois au fond des aspirations romantiques, et dont il avait été dupe lui-même.Du romantisme il conserve pourtant l'enthousiasme de l'imagination et du coeur, le goût des visions éclatantes, un penchant au lyrisme,une conception pessimiste du monde, la haine de la médiocrité, le mépris du bourgeois, qu'il définit « quiconque pense bassement », etauquel il reproche son manque de délicatesse et sa méconnaissance de l'art.Bien qu'il professe que l'écrivain ne doit rien livrer de lui-même, son Éducation sentimentale est un roman autobiographique.

Dans sesautres oeuvres, il a beau se forcer à une sorte de froideur objective, sa personnalité transparaît toujours.

Lorsqu'il dit : « Madame Bovary,c'est moi », il exprime sous une forme paradoxale une idée profondément juste. LE RÉALISME DE FLAUBERT Préalablement à son travail de création artistique, il observe et se documente.

Son imagination a besoin du support de la réalité.

MadameBovary a pour point de départ une histoire vraie : le suicide de la femme d'un médecin normand,Delphine Delamare.

Comme cadre de son roman, il a choisi la bourgade de Ry, qu'il décrit sous le nom d'Yonville.

Avant de raconter lamort d'Emma Bovary, il se renseigne sur les effets de l'arsenic.

Pour composer Bouvard et Pécuchet, il dépouille quinze cents volumes.Évoquant, dans Hérodias, la décollation de saint Jean-Baptiste, il regrette de ne pas avoir sous les yeux « une tête fraîchement coupée ».Il voudrait « faire sentir presque matériellement les choses qu'il reproduit ».Ce goût et ce besoin de l'observation attentive lui viennent peut-être de l'exemple des médecins au milieu desquels il a passé sonenfance et sa jeunesse.

Le portrait charge qui le représente en train de disséquer Emma Bovary ne manque pas de vérité.

Son attitude enface de la vie est celle d'un savant matérialiste, préoccupé de la recherche des causes, persuadé que le physique conditionne le moral.Il réagit contre la tendance romantique à mettre en scène des personnages exceptionnels.

Il prétend, quant à lui, s'intéresser surtout auxêtres moyens ou médiocres, parce qu'ils sont plus caractéristiques.Il se défend pourtant d'avoir rien de commun avec les théoriciens du réalisme.

« J'exècre, dit-il, ce qu'on est convenu d'appeler leréalisme, bien qu'on m'en fasse un des pontifes ». SES EXIGENCES D'ART S'il existe un réalisme qui consiste à « se faire l'âme de tout le monde pour voir ce que voit tout le monde » (Alain-Fournier), ce n'est pascelui de Flaubert,bourgeois artiste, dont le souci primordial est la recherche de la beauté, et qui écrit pour une élite.

Par la magie des mots, il transfigure leréel.

Il en fait une vision d'art, un monde merveilleux, où il s'enferme.

Il aime les images éclatantes, les décors somptueux de l'histoire.Son vrai maître est Théophile Gautier, et Salammbô rappelle à certains égards Le Roman de la momie.

Pourtant, c'est dans la grisaille dela réalité quotidienne qu'il a puisé les éléments de Madame Bovary.

La médiocrité de cette vie platement bourgeoise qu'il déteste, suffit ànourrir son rêve d'artiste.

Il est encore artiste par la façon dont il compose : chacun de ses romans est conçu comme une succession detableaux.Ses scrupules d'écrivain sont extrêmes.

Il passe son temps parmi « les affres du style », attentif à la moindre nuance, corrigeant tout cequi ne le satisfait pas pleinement, usant sa force nerveuse à ce labeur ingrat.

Il prétend écrire « non pour le lecteur d'aujourd'hui, maispour tous les lecteurs qui pourront se présenter tant que la langue vivra ».

Son style, malgré sa perfection tendue, est d'une rare plénitudeet ne laisse pas voir les efforts qu'il a coûtés.

Il porte implicitement condamnation contre la dangereuse facilité, où la vogue du romanfeuilleton faisait glisser la prose française.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles