Databac

« Où les historiens s'arrêtent, ne sachant plus rien, les poètes apparaissent et devinent. Ils voient encore, quand les historiens ne voient plus. C'est l'imagination des poètes qui perce l'épaisseur de la tapisserie historique ou qui la retourne pour regarder ce qui est derrière. » Barbey d'Aurévilly, Une histoire sans nom. Partagez-vous l'avis de Barbey d'Aurévilly selon lequel les écrivains comprennent et représentent mieux l'histoire que les historiens ?

Publié le 20/12/2021

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : « Où les historiens s'arrêtent, ne sachant plus rien, les poètes apparaissent et devinent. Ils voient encore, quand les historiens ne voient plus. C'est l'imagination des poètes qui perce l'épaisseur de la tapisserie historique ou qui la retourne pour regarder ce qui est derrière. » Barbey d'Aurévilly, Une histoire sans nom. Partagez-vous l'avis de Barbey d'Aurévilly selon lequel les écrivains comprennent et représentent mieux l'histoire que les historiens ?. Ce document contient 1394 mots soit 3 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format PDF sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en: Français / Littérature.


« « Où les historiens s'arrêtent, ne sachant plus rien, les poètes apparaissent et devinent.

Ils voient encore, quand les historiens ne voient plus.

C'est l'imagination des poètes qui perce l'épaisseur de la tapisserie historique ou qui la retourne pour regarder ce qui est derrière.

» Barbey d'Aurévilly , Une histoire sans nom .

Partagez-vous l'avis de Barbey d'Aurévilly selon lequel les écrivains comprennent et représentent mieux l'histoire que les historiens ? Analyse du sujet et problématisation : Barbey d’Aurévilly oppose les historiens aux poètes dans la quête de la vérité historique.

Il dévoile la cécité des historiens et exalte la vision sans faille des poètes. Barbey d’Aurévilly montre que c’est l’imagination des poètes qui leur permet de voir et de deviner ce que les historiens ne voient pas.

Paradoxalement, l’imagination est envisagée ici comme un moyen d’accéder à une vérité historique les poètes ayant une capacité inégalée à reconstituer l’histoire.

Notons ici que l’histoire, au sens de discours historique se présente nécessairement comme une reconstruction du passé. Problématique : Les écrivains accèdent-ils davantage à la vérité historique que les historiens ? Dévoilent-ils et expliquent-ils mieux le passé que les spécialistes de la recherche historique ? I) Si les historiens se présentent comme les plus compétents pour écrire l’histoire 1) Une méthode objective Les historiens se présentent comme des scientifiques adoptant une méthode de recherche objective pour tenter de restituer et d’expliquer le passé.

Il sont donc souvent considérés comme les plus compétents pour produire un discours et établir des vérités historiques.

Ils travaillent selon la méthode du constat d’une part – collectant des données évènementielles et les décrivant – et, d’autre part, ils recherchent les causes pouvant expliquer ces évènements et tentent d’en cerner les conséquences.

L’historien est donc à la fois un détective, à la recherche de nouvelles informations, et un scientifique analysant scrupuleusement les données collectées. Ex : · Les Enquêtes d’Hérodote · Le rôle de Thucydide dans l’élaboration d’une histoire objective : il applique le premier des méthodes critiques, notamment le croisement de sources différentes et il s'efforce de trouver les causes rationnelles et non plus divines des faits historiques 2) Une déformation subjective chez les écrivains à entrave à la vérité historique Les écrivains se présentent a priori comme moins compétents pour écrire l’histoire essentiellement du fait du caractère soit fictionnel, soit subjectif de leurs œuvres.

La différence, par exemple entre le roman historique et le manuel d’histoire se situe dans cet écart fictionnel et subjectif.

Les œuvre littéraires sont donc souvent présentés comme les fabulations d’une conscience n’ayant aucun intérêt historique. Ex : l’écart entre Les Mémoires d’Outre Tombe de Chateaubriand et L’Histoire de la Révolution de Michelet : les deux œuvres traitent à un moment donné du même objet, la Révolution Française, mais là où Michelet le fait en historien, restituant objectivement le. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles