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oral " telle mère telle fille

Publié le 24/05/2026

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« ORAL TELLE MERE TELLE FILLE (Cadre en France dans les 50 dernières années) INTRODUCTION Le proverbe « telle mère telle fille » signifie que la fille est à l’image de la mère. Or se poser la question de savoir si une fille est le reflet social et comportemental de sa mère, c’est analyser les rapports de chacune d’entre elle avec leur univers social en tenant compte du contexte générationnel. Il s’agit ici de s’interroger sur la reproduction sociale.

Les filles ressemblent elles à leur mère ? Occupent-elles la même position sociale ? les mêmes emplois ? Ont-elles les mêmes motivations et bénéficient-elles des mêmes possibilités de réussite ? Or, répondre à ces questions, c’est s’intéresser surtout aux évolutions intergénérationnelles des inégalités sociales et des inégalités de genre. Par ailleurs, la question « telle mère telle fille » renvoie au livre de Claude Thélot « tel père tel fils » qui dans la lignée de Bourdieu consulte les inégalités et les reproductions sociales. Le sujet nous invite donc à prendre en compte ces deux dimensions et à vérifier si la volonté de réduire les inégalités sociales (démocratisation scolaire, méritocratie.) impacte aussi les inégalités de genre, renforçant ou effaçant les similitudes mères / filles. Ainsi nous verrons le changement des pratiques grâce à des politiques publiques en faveur d’une meilleure mobilité sociale féminine contrastant avec le maintien d’une discrimination de genre engendré par la socialisation genrée sans oublier l’importance des facteurs d’intersectionnalité dans l’analyse comparative mère/fille. PARTIE 1 LA MOBILITE SOCIALE DES FEMMES PROMULGUEE PAR LES POLITIQUES PUBLIQUES (une fille ne ressemble plus à sa mère) Depuis quelques décennies, on semble avoir affaire à une volonté politique de réduire les inégalités entre hommes et femmes de sorte que les filles d’aujourd’hui connaitraient une mobilité sociale plus forte que celle de leur mère. a/ histoire de l’accès à l’école pour les filles. Grace à la loi Ferry de 1882 qui rend l'école primaire obligatoire et laïque pour les filles comme pour les garçons. Le XXe siècle voit une montée en puissance de l'éducation des filles.

La mixité scolaire se généralise progressivement après la Seconde Guerre mondiale, et les années 1960 et 1970 voient une augmentation massive du nombre de filles accédant à l'enseignement secondaire et supérieur. De nos jours, les femmes en France ont un accès égal à l'éducation à tous les niveaux.

Les filles réussissent souvent mieux que les garçons à l'école et sont plus nombreuses à obtenir le baccalauréat et à poursuivre des études supérieures. Durant les dernières décennies, l'accès à l'école pour les femmes en France a évolué de manière significative, passant d'une exclusion presque totale à une égalité formelle, ce qui permet aux filles de se dissocier de leur mère sur le plan des chances de réussite. Transition Au-delà des changements sur le plan de l’éducation, des lois sont mises en place pour améliorer le statut de la femme et réduire les inégalités entre homme et place, principalement dans le domaine professionnel. b/ lois en faveur des femmes ( 50 dernières années) Depuis la loi de 1944 qui donne le droit de vote et d’éligibilité aux femmes, offrant une reconnaissance officielle à la femme et la possibilité d’influencer la sphère politique, d’autres lois ont vu le jour comme la loi Roudy (1983) qui établit le principe de l'égalité professionnelle, interdisant toute discrimination basée sur le sexe dans le domaine du travail.

Ces lois offrent un rôle déterminant à l’émancipation des femmes en France.

Plus récemment, la Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel (2018), Inclut des dispositions pour réduire les écarts de salaire entre les femmes et les hommes et favoriser l'égalité des chances dans le domaine professionnel. Ces lois montrent une progression constante vers une égalité de plus en plus réelle entre les femmes et les hommes en France, bien que des efforts continuent d'être nécessaires pour surmonter les inégalités persistantes. Transition : Associées aux avancées de la société, toutes ces dispositions prises en faveur des femmes par les politiques publiques ont pour effet l’apparition d’un changement des pratiques intergénérationnelles. c/ différences intergénérationnelles de pratiques Les différences intergénérationnelles entre les mères et leurs filles se manifestent dans divers aspects de la vie quotidienne, y compris, les attentes professionnelles et les valeurs familiales mais aussi dans l’utilisation de la technologie. Selon un article de Reverse sur l’attraction des talents, les attentes professionnelles entre les mères et les filles opposent la stabilité de l’emploi à la flexibilité et au sens du travail. Environ 55% des travailleurs de la Génération X préfèrent la stabilité de l’emploi. Souvent attachées à des carrières à long terme dans une même entreprise.

Alors que les filles recherchent la flexibilité et l'impact dans leur travail. En ce qui concerne les valeurs familiales, les mères ont une approche plus traditionnelle avec une répartition plus classique des rôles de genre alors que les filles ont une approche plus moderne et sont ouvertes à des rôles de genre flexibles et à la redéfinition des structures familiales.

Selon l’INSEE, En 2020, environ 35% des familles de Milléniales avaient des structures familiales non traditionnelles. Le fossé générationnel se creuse également au travers des différences de pratiques technologiques et numériques. En 2021, 70% des utilisateurs de Facebook étaient des adultes de 35 ans et plus. Les mères préfèrent les appels téléphoniques et les SMS pour les communications quotidiennes.

Alors que les filles (Milléniales ou Génération Z) : Privilégient Instagram, Snapchat, et TikTok pour leurs interactions sociales. Ces différences montrent comment les pratiques et les préférences évoluent entre les générations, influencées par les avancées technologiques, les changements sociaux et économiques, ainsi que les valeurs culturelles distinctes de chaque époque. Transition : Or, même si nous constatons une évolution des mœurs et une prise en charge les inégalités sociales, la permanence des inégalités de genre reste ancrée culturellement, notamment dans le travail et la socialisation différente des filles et des garçons de sorte que les filles ressemblent plus à leur mère qu’on ne pourrait le croire. PARTIE 2 L’IMMOBILITE DU GENRE PERSISTANT (une fille ressemble à sa mère) a/ Le Travail Malgré les avancées, la division Sexuelle des Tâches marque encore le monde du travail.

Les femmes continuent d'occuper des postes perçus comme relevant de « qualités naturelles » telles que l'empathie et le soin. Exemple : En 2020, 78% des emplois dans le secteur de la santé et de l'action sociale étaient occupés par des femmes, tandis qu'elles ne représentaient que 15% des emplois dans l'ingénierie et la technologie (Insee). De plus, les différentes formes d’emplois atypiques concernent principalement les femmes.

Les femmes sont surreprésentées dans les emplois précaires, à temps partiel et en CDD, offrant moins de sécurité et de stabilité. Exemple : En 2019, 30% des femmes en Europe travaillaient à temps partiel, contre 8% des hommes.

En France, cette proportion était de 28,4% pour les femmes et 8,1% pour les hommes (Eurostat). Les discriminations professionnelles perdurent.

Les femmes continuent de faire face au plafond de verre et à des obstacles dans l'accès aux postes de direction. Exemple : En 2021, seules 24% des membres des conseils d'administration des entreprises du CAC 40 étaient des femmes.

Seules deux entreprises du.... »

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