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navigation.

Publié le 08/12/2021

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navigation. n.f., action de naviguer, c'est-à-dire de se déplacer volontairement, d'un point
à un autre, par bateau ou par avion ; méthode de préparation des itinéraires, de guidage, de
contrôle des positions réelles en cours de trajet, permettant d'atteindre l'objectif fixé.

Types et modalités de déplacement.
La navigation sur l'eau se divise en navigation intérieure (fleuves, canaux et lacs) et
navigation maritime. Cette dernière comprend, en fonction des distances parcourues et
des itinéraires suivis : le bornage, le cabotage et la navigation au long cours dite hauturière.
À la desserte de lignes régulières, assortie de responsabilités juridiques précises relatives à
la permanence et à la régularité d'un tel service, s'ajoutent les contrats de transports à la
demande ; les tramps (« vagabonds », en anglais) sont des bateaux qui recherchent, en
cours de navigation, du fret à charger ou des clients pour un fret embarqué qui n'est pas
vendu. L'armateur peut négocier lui-même les contrats de transport ou fréter (c'est-à-dire
louer) ses bateaux et leurs équipages, pour une durée déterminée ou un voyage précis, à
une compagnie spécialisée dans l'affrètement maritime, avec laquelle traitent alors les
clients. Les contrats correspondants sont appelés chartes-parties. La desserte des lignes
régulières, les contrats directs de transport à la demande ou d'affrètement des moyens
nécessaires ont été étendus, par la suite, aux transports aériens.

L'établissement et le contrôle des itinéraires.
Les bateaux qui se livrent à la navigation intérieure et côtière suivent soit des itinéraires
imposés, soit les itinéraires les plus proches des côtes, compatibles avec la sécurité. Le
guidage et le contrôle de leur position étaient autrefois fondés sur la seule observation des
reliefs côtiers, des phares et des balises. De nos jours, les radars de bord (et, dans certains
cas, les radars terrestres de divers sémaphores, dont les indications peuvent être
retransmises aux équipages par radio) complètent ces moyens traditionnels ou s'y
substituent en cas de brouillard. À l'origine, la navigation hauturière et la navigation
aérienne intercontinentale cherchaient généralement à suivre la ligne géodésique (c'est-àdire la plus courte) entre le point de départ et le point d'arrivée. Si la Terre était
parfaitement sphérique, cette ligne serait l'arc de grand cercle passant par ces deux points,
hypothèse simplificatrice en fonction de laquelle on traçait la projection de la géodésique
sur les cartes. Le suivi d'une telle trajectoire supposait ensuite une variation continue du
cap (donnée par le compas) en fonction de la distance parcourue, fournie par le loch du
bateau ou le badin de l'avion.
En l'absence de tout balisage, le contrôle de la position (permettant de corriger les
dérives) se faisait avec un chronomètre qui donnait l'heure solaire du méridien de
référence, et un sextant qui permettait par exemple de repérer le passage au point haut du
Soleil sur sa trajectoire apparente (midi local) ; la hauteur angulaire du Soleil au-dessus de
l'horizon définissait alors la latitude, et l'heure du méridien local, lue sur le chronomètre de
référence, fournissait la longitude. Il était également possible, de nuit, d'effectuer des points
d'étoiles. Les mêmes techniques étaient utilisées lors des étapes non côtières du grand
cabotage.
Le développement des radiocommunications facilita considérablement le contrôle des
positions. À la fin de la Seconde Guerre mondiale ont été développés des systèmes de
positionnement par rapport à trois stations fixes (systèmes britanniques Decca et Gee,
système américain Loran) émettant, à intervalles réguliers, des tops synchronisés. La
mesure des écarts de temps entre la réception de ces trois tops par le récepteur de bord
donnait la différence des distances de l'appareil par rapport aux émetteurs, et le plaçait à
l'intersection de trois branches d'hyperboles concourantes (trois faisceaux d'hyperboles
sont préimprimés sur les cartes de navigation).
La navigation aérienne terrestre s'est ensuite organisée en couloirs, correspondant à
des tranches d'altitudes définies et se projetant horizontalement sous forme de segments
rectilignes successifs, limités par des radiobalises. Celles-ci délivrent un signal d'écart codé
(à gauche ou à droite), si le cap de l'avion n'est pas dirigé vers elles. La navigation
océanique a suivi et ses grands itinéraires sont maintenant matérialisés par des navires
porte-balise définissant généralement un parcours géodésique, ainsi que des parcours
déviés (surcharge, perturbations atmosphériques graves, glaces dérivantes, etc.). Ce
dispositif n'est toutefois pas applicable au guidage des bateaux qui s'écartent délibérément
des axes ainsi matérialisés, comme les voiliers de compétition. Une balise émettrice
spéciale, dont le prototype est la balise Argos, permet alors aux voiliers de fournir à
plusieurs satellites des repères de position, analysés par un calculateur qui détermine un

point précis, communiqué ensuite au bateau par radio.
Les sous-marins nucléaires en plongée prolongée sont coupés de ces sources
d'information. Ils disposent tous d'appareils de navigation automatique recevant en
permanence les informations de cap (gyrocompas) et de vitesse (lochs à turbines) et
tracent la route suivie sans intervention humaine. De nombreuses unités de surface ont
également été dotées de tels appareils (paquebot de croisière par exemple). Les avions de
ligne intercontinentaux sont équipés de gyrocompas, susceptibles d'assurer le relais des
dispositifs de guidage fixes en cas de défaillance ou d'effectuer une navigation traditionnelle
dans des zones encore non balisées (en particulier les zones polaires où les compas
magnétiques sont, par ailleurs, inutilisables).
La navigation maritime, qui avait grande-ment inspiré la navigation aérienne à ses
débuts, en a ensuite tiré profit. C'est ainsi que la navigation maritime dans des secteurs
étroits et fréquentés, tels par exemple que le pas de Calais et ses approches, est
maintenant organisée en couloirs balisés.
Complétez votre recherche en consultant :
Les livres
navigation - portulan de la Méditerranée, page 3391, volume 6
navigation - carte de navigation maritime de l'Atlantique nord (extrait),
page 3391, volume 6
navigation aérienne, page 3391, volume 6
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Argos
balise
cabotage
cap - 2.NAVIGATION
compas - 1.TECHNIQUE
guidage
gyrocompas
hauteur - 2.ASTRONOMIE
ILS (Instrument Landing System)
Loran
navigation (satellite de)
navigation (zones de)
orientation
phare
plaisance (navigation de)
radar
radiocompas
radionavigation
sémaphore
sextant
transports
voile - Les activités de plaisance et sportives
Les livres
balise - les balises marines, page 528, volume 1
aviation - navigations de transit et d'approche, page 493, volume 1
cartographie - carte de l'Europe et de l'Afrique de Lopo Homen, page 888, volume 2

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