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Mann Thomas

Publié le 30/08/2020

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MANN Thomas. Ecrivain allemand. Né à Lübeck sur la mer Baltique le 6 juin 1875, mort à Zurich le 12 août 1955. Il sort d’une famille bourgeoise qui, après avoir pratiqué le négoce et participe au gouvernement de la cité hanséatique, a donné à l’Allemagne un autre romancier important, son frère Heinrich (1871-1950). Le talent littéraire s’est conservé chez les enfants de Thomas Mann : presque tous, notamment Klaus (1906-1949) et Erika (née en 1905), se sont fait connaître par leurs écrits. Au point de vue racial, la famille est d’origine allemande, mais avec un apport de sang portugais et brésilien par la mère, Julia da Silva-Bruhns. A Lübeck, où il fut au lycée un élève médiocre, Thomas Mann n’a passé que les dix-huit premières années de sa vie. Son père étant mort prématurément, la veuve se fixa avec ses cinq enfants à Munich (1893). C’est dans cette capitale intellectuelle et artistique que le jeune homme compléta ses études, travailla un certain temps dans une compagnie d’assurances et écrivit ses premières nouvelles. Durant un séjour en Italie, de 1897 à 1898, il entreprit son premier grand roman, Les Buddenbrooks qui parut vers la fin de 1901 chez S. Fischer à Berlin. Entre-temps, et après un service militaire écourté, il s’était installé définitivement à Munich où, par son mariage avec Katia Pringsheim, il entra en 1905 dans une des premières familles de la ville. Sa réputation littéraire s’était rapidement affirmée, mais la guerre de 1914-18 marqua un point d’arrêt dans sa brillante ascension. Thomas Mann, prenant le parti de l’Allemagne impériale, se jeta dans la mêlée intellectuelle qui doublait celle des champs de bataille. Cependant, dès la fin des hostilités, il revint à son activité littéraire qui lui valut, à partir de La Montagne magique (1924), la grande notoriété internationale et, en 1929, a l’âge de cinquante-quatre ans, la consécration du Prix Nobel. Une nouvelle catastrophe historique, le triomphe de l’hitlérisme suivi de la Deuxième Guerre mondiale, troubla encore une fois l’exercice de sa vocation, mais il réussit à mener de front le combat politique et le développement de son œuvre. Pourtant dès 1933, il avait quitté Munich pour l’exil : il vécut quelques mois en France, puis cinq ans à Küssnacht en Suisse (1933-38), avant de s’établir aux États-Unis, d’abord à Princeton dans le New Jersey et ensuite à Pacific Palisades en Californie où il résida de 1940 à 1952. Il revint alors en Europe et choisit, pour y terminer ses jours, la région de Zurich qui lui offrit une nouvelle fois un milieu intellectuel et humain propice. La vie spirituelle de Thomas Mann n’avait cessé de s’épanouir depuis ses origines. Enfant, il vécut dans une famille adonnée aux affaires, mais cultivée. L’école ne sut pas accrocher ce garçon supérieurement doué. C’est dans des lectures nombreuses et diverses que son jeune esprit trouvait de quoi alimenter ses facultés réceptives et stimuler son instinct créateur. Mais, dès l'abord, il ne se borna ni à la littérature proprement dite ni aux seules lettres allemandes. Avec Wagner, il entre dans le monde de la musique et de la mythologie, Nietzsche et Schopenhauer lui ouvrent le domaine de la pensée métaphysique. Les nouvelles et les romans qu’il lit avec passion appartiennent aux langues européennes qui comptent sur ce plan : le russe, l’anglais et le français. Les études qu’il entreprend de son propre chef débordent le cadre littéraire : l’histoire et l’économie politique y jouent un rôle particulier. Le monde extérieur et le milieu social dans lequel il vit s Incorporent spontanément à la trame de ses récits. Les données de l’observation déclenchent le travail de l’imagination. Mais c’est surtout dans son expérience intérieure que s’enracine la vie de ses héros. Sans qu’il y ait jamais identité complète entre l’écrivain et ses personnages, ceux-ci lui sont toujours apparentés, encore qu’il serait difficile de dire dans quelle mesure exacte. L’expérience personnelle du romancier se trouve étayée, élargie et intensifiée par tout ce que la conscience collective contemporaine a élaboré en fait de connaissances vitales. La psychologie, au centre de sa curiosité littéraire, s’entoure des principales sciences qui concernent directement l’homme et la vie : médecine, biologie, paléontologie, astronomie, sociologie, théologie et métaphysique. La musique tient une place primordiale dans l’univers de Thomas Mann. Mais le romancier-philosophe ne se borne pas à explorer et à décrire la condition humaine. Par ses œuvres autant que par ses actes, il participe à l’effort de l'humanité pour améliorer cette condition. C’est ainsi que s’expliquent ses grandes prises de position sur le plan politique qui sont inséparables de l’ensemble de sa spiritualité. Inscrite dans un horizon intellectuel et moral très étendu, animée du besoin non seulement d’interpréter le monde mais de le transformer, l’œuvre de Thomas Mann ne peut présenter qu’une structure complexe. Une deuxième et même une troisième lecture s’imposent pour la plupart de ses livres. Les nouvelles sont relativement simples, mais déjà elles offrent des chapitres assez ardus. Des romans, seuls Les Buddenbrooks répondent à la définition classique du genre. Dès La Montagne magique, le cadre narratif traditionnel est rompu par des considérations, des discussions et des développements de toute nature : esthétiques, scientifiques, politiques, philosophiques. C’est d’ailleurs un phénomène qui se retrouve chez la plupart des grands romanciers du XXe siècle. Mais Thomas Mann y ajoute, en marge de la création littéraire proprement dite, une importante activité critique qui se traduit par de nombreux essais sur les différents écrivains dont il tire son inspiration ou qui lui servent de modèle. Tous ces discours et articles sur Schiller, Goethe, Nietzsche, Schopenhauer, Wagner, Tolstoï, Dostoïevsky, Tchékov, Lessing, Kleist, Platen, Storm, Fontane, Freud, Gide et beaucoup d’autres, font partie intégrante de son œuvre et ne doivent pas être regardés comme des sous-produits. Le penseur qui double le romancier y trouve sa forme d’expression adéquate. De même, les différents écrits politiques ont une valeur intrinsèque : celui qui, dans la lutte pour la civilisation, prend parti contre l’esprit totalitaire n’est pas différent de l'auteur de Tonio Krôger et du Docteur Faustus , et il le fait dans le même esprit humaniste qui anime ses nouvelles et ses romans. Cette merveilleuse unité de l’écrivain et de l’homme d’action fait de Thomas Mann une des grandes personnalités complètes de notre temps. Elle justifie l’intérêt qu’il s’est porté à lui-même dans les nombreux fragments autobiographiques où il explique sa vie et son œuvre. Dans l’évolution spirituelle de Thomas Mann on peut distinguer quatre périodes. La première s’inscrirait entre son arrivée à Munich en 1893 et La Mort à Venise (1912). Elle marque l’épanouissement de son talent littéraire et l’élaboration d’une psychologie de l’artiste qui lui est très particulière. La toute première de ses nouvelles, La Femme tombée [Gefallen, 1894], est publiée par la revue naturaliste et socialiste Die Gesellschaft [La Société]. En 1897 suit un recueil de plusieurs nouvelles qui contient notamment Le Petit Monsieur Friedemann et Tobias Mindernickel. L’écrivain est déjà en possession de sa maîtrise formelle et de son univers original. La vie nous y apparaît comme une lutte dans laquelle les faibles sont écrasés. Voilà pourquoi la qualité décisive pour l’homme est la force de sa conscience de soi et de sa confiance en soi. Or, la plupart des personnages du jeune Thomas Mann manquent d’assurance dans leurs rapports sociaux et, en tant qu'individus, ils sont déçus par l’existence et atteints dans leur vouloir-vivre. Leur philosophie est pessimiste. C’est exactement ce que Nietzsche a appelé la décadence, et c’est ce concept qui forme la base des Buddenbrooks (1901), l’histoire du « déclin d’une famille ». Ce roman réaliste, œuvre connue et populaire dans le monde entier, constitue en même temps un vaste tableau historique de l’Allemagne du XIXe siècle. La musique y joue un grand rôle et la doctrine de Schopenhauer y fait une apparition massive. Tristan (1903), construit en partie sur le drame correspondant de Wagner, réunit la passion de la musique et l’intérêt pour la maladie. Avec Tonio Kröger (1903), Thomas Mann crée le prototype de l’artiste moderne enfermé dans son optique littéraire et séparé de la vie. Par cette conception où il rejoint, sans les connaître, des témoignages analogues de Kierkegaard et de Maupassant, l’auteur gagne la sympathie de la jeunesse intellectualiste. Florence (1905), drame philosophique à la manière de Gobineau, illustre l’idée nietzschéenne que l’ascétisme chrétien est la forme particulière que prend chez les faibles la volonté de puissance. Heure difficile (1905) est un hommage à Schiller qui incarne l’héroïsme de la faiblesse. Altesse Royale (1909), roman méconnu, dénote un effort pour ramener à la condition humaine normale des personnages solitaires et malheureux. Mais La Mort à Venise (1912) nous replonge dans la psychologie complexe et le destin tragique de l’artiste qui succombe finalement à l’attirance de la mort. L’art, dans cette toute première perspective, apparaît comme une fonction destructrice de la vie. La deuxième période de développement va de 1912 à 1930. Elle consacre l’entrée effective de l’écrivain dans la vie politique et sociale. Une crise latente le travaillait depuis Altesse Royale. Intérieurement mécontent de son rôle de « chroniqueur de la décadence » et « d’amateur du pathologique et de la mort », il cherchait à se renouveler. Mais le roman réaliste entrepris à cette époque, Les Confessions du chevalier d’industrie Félix Krull , n’aboutit pas, les travaux préparatoires en vue d’un roman historique sur Frédéric II tournent court. La crise éclate avec la guerre de 1914. Thomas Mann, surpris par les événements, s’y engage à fond, mais à contresens de l'Histoire et en contradiction avec ses propres aspirations. Les Pensées de guerre (1914) expriment un égarement nationaliste et belliciste inexplicable. Par contre, l’essai Frédéric et la grande coalition (1915), résidu et quintessence de ses recherches historiques, est une œuvre de grande valeur. L’auteur, en dépit de ses intentions patriotiques, trace du roi de Prusse un portrait exact et peu flatteur. Dans les Considérations d’un homme étranger à la politique [Bretrachtungen eines Unpolitischen], rédigées de 1915 à 1918, Thomas Mann, en liaison avec sa polémique contre les idées démocratiques, procède à une étude approfondie de l’idéologie du nationalisme allemand, dont il va se détacher progressivement à la faveur d’un véritable apprentissage de la pensée politique. La méthode intellectuelle ainsi expérimentée sera définie, sous le nom d’« ironie », dans le grand essai Gœthe et Tolstoï (1922). La même année, par une conférence prononcée à Berlin, De la République allemande, il prend position pour la jeune démocratie de Weimar. La Montagne magique (1924) apporte la transposition romanesque des débats politiques, philosophiques et religieux de toute cette époque. Cette puissante analyse de la situation spirituelle de l’Occident constitue peut-être le chef-d’œuvre de Thomas Mann. Lübeck en tant que forme de vie spirituelle (1926) met en lumière le rôle constructif et la fonction sociale de l’artiste. Parmi les essais critiques les plus significatifs qui terminent cette deuxième phase de son devenir, il faut relever ceux qui sont consacrés, en 1929, à Lessing et à Freud. Ils reflètent l’orientation rationaliste d’une pensée d’abord attirée par le prestige de l’irrationnel. Ayant pris conscience de la force utile qu’il représente maintenant, Thomas Mann écrit alors l’étonnant Précis autobiographique [Lebensabriss, 1930] où il retrace le développement de sa vie et de son œuvre. La troisième étape (1930-1945) comprend essentiellement la genèse de Joseph et ses frères (1933-34-36-43) et coïncide avec la lutte contre l’hitlérisme. La tétralogie biblique, quittant le plan de la réalité contemporaine, nous reporte à une époque reculée de l’histoire. Mais dans la matière légendaire le romancier retrouve les traits généraux et permanents de la nature humaine et, tout en ressuscitant admirablement la civilisation ancienne, il en remplit le tableau d’une substance tout à fait moderne. Deux autres romans s'intercalent entre les tomes III et IV de l’ouvrage : Charlotte à Weimar (1939) et Les Têtes interverties [Die vertauschten Köpfe, 1940]. Ce dernier récit nous transporte en Inde et tire de la mythologie de ce pays un épisode propre à illustrer des problèmes d’ordre érotique. Le héros du premier roman est Gœthe qui, depuis longtemps, se trouve au centre des préoccupations de Thomas Mann. Goethe représentant de l’époque bourgeoise (1932) n’est que la plus importante des nombreuses études qui lui sont consacrées. Egalement deux autres maîtres de sa pensée sont honorés par des essais substantiels : Souffrance et grandeur de Richard Wagner (1933), Schopenhauer (1938). Mais les écrits essentiels sont les discours et les traits politiques : Allocution allemande [1930], Avertissement à l’Europe (1938) et Appels aux Allemands (1940-45), cinquante-cinq allocutions radiophoniques prononcées pendant la guerre dans le but de provoquer en Allemagne une révolution contre Hitler. L’esprit et les méthodes des régimes totalitaires avaient été percés à jour, dès 1930, dans le récit symbolique Mario et le magicien. Dans la plénitude de cette troisième phase de son développement, Thomas Mann réalise la difficile synthèse entre l’humanisme et la politique. La période finale (1945-1955) offre une production aussi dense et diverse que les précédentes, et l’esprit créateur de l’écrivain reste intact jusqu’aux derniers jours. Il récolte les fruits d’une longue vie consacrée, par un travail régulier, à un effort spirituel continu. C’est le bilan de la civilisation contemporaine qu’il dresse. Une conférence de 1945, L’Allemagne et les Allemands, résume l’aspect proprement allemand de la crise que traverse cette civilisation. Mais le désarroi du monde moderne révèle toute son ampleur et sa signification générale dans le magnifique Docteur Faustus (1947) dont il est impossible de saisir du premier coup l’audacieuse structure et la haute teneur spirituelle. L’auteur, représenté aussi bien par le téméraire Leverkühn que par le prudent Zeitblom, s’y est mis tout entier, dans un engagement ultime et pathétique. Le fond religieux de la crise, dont les aspects temporels ne sont nullement négligés, apparaît dans les longues discussions sur le bien et le mal, Dieu et le diable, la confiance existentielle et le désespoir nihiliste. Les deux essais parallèles au roman, Dostoïevsky (1946) et La Philosphie de Nietzsche à la lumière de notre expérience (1947), font voir à quelles sources remontent la pensée et la sensibilité métaphysiques de l’auteur. Après ce dernier sommet de son activité créatrice, L’Elu peut faire figure de divertissement, et Le Mirage [1953], de simple expérience : les deux livres n’en sont pas moins chargés de sens et de beauté. Il est regrettable que le dernier roman, Les Confessions du chevalier d’industrie Félix Krull (1954), commencé en 1910, en soit resté à son premier tome. Mais une œuvre comme celle de Thomas Mann, étant donné la grande vitalité de ce théoricien de la décadence (peu de temps avant sa mort il venait de jeter les bases d’un drame : Le Mariage de Luther), ne pouvait que rester inachevée. Du moins avons-nous, dans quelques-uns de ses derniers essais, publiés dans les recueils Pages anciennes et nouvelles [1953] et Glanures [1956], les éléments d’une sorte de testament spirituel : L’Artiste et la société [1952], Eloge de l’éphémère [1952], Kleist et ses récits (1954), Tchékhov (1954) et Schiller (1955). Thomas Mann est un écrivain d’une classe exceptionnelle. Son œuvre, quantitativement importante, se distingue par sa perfection formelle autant que par la richesse de son fond. Elle restera comme un des témoignages les plus représentatifs et les plus valables de la première moitié du XXe siècle. C’est à tous les aspects de notre civilisation que s’est attaché son esprit vaste et compréhensif; il a observé le monde, pensé ses problèmes et élucidé ses difficultés avec une souveraine liberté d’esprit; de plus, et malgré sa réputation d'ironiste et d’humoriste, il a apporté un concours sérieux et désintéressé à l'effort constructif des hommes. Pour ce qui est de son rang dans 1'histoire de la littérature allemande, on peut dire, sans faire tort à ses grands contemporains qu’il dépasse par la variété de ses intérêts et la vigueur synthétique de son humanisme, qu’il détient pour son époque la place occupée jadis dans la sienne par Goethe.

« Mann Thomas Ecrivain allemand * 6.6.1875, Lübeck + 12.8.1955, Zurich Prix Nobel de littérature en 1929, Mann est sans doute l'écrivain allemand le plus célèbre du XXe siècle.

Issu d'une famille de commerçants, il quitte l'école après six années d'études secondaires et travaille pour différents journaux, avant d'effectuer une année de service militaire.

Après un recueil de nouvelles, il publie en 1901 son premier grand roman à succès, "Les Buddenbrook".

Par cette saga consacrée à la décadence d'une grande famille commerçante, il annonce un thème fondamental de son oeuvre : la contradiction entre l'âme d'artiste et l'existence bourgeoise.

Un thème de nouveau développé dans le récit "Tonio Krüger" (1903).

Avant que la situation politique en Allemagne ne le contraigne à l'exil, il publie "Mort à Venise" (1912) et surtout "La Montagne magique" (1924), roman philosophique qui témoigne de ses interrogations angoissées sur l'humanisme européen.

Obligé de quitter son pays en 1933, il émigre d'abord en France, puis aux Etats-Unis.

Dans une série d'émissions en langue allemande, que la radio américaine retransmet durant la Seconde Guerre mondiale, il annonce la chute inéluctable de la domination nazie.

La tétralogie "Joseph et ses frères" (1933-1943) atteste la croyance de l'écrivain en un ordre social juste et humain, en opposition au national-socialisme, tandis que "Docteur Faustus" (1947), fresque fascinante, raconte la vie d'un artiste génial qui évoque à la fois Beethoven et Nietzsche.

De retour en Europe en 1954, Mann publie son dernier grand roman, "Confessions du chevalier d'industrie Felix Krull" (1954, inachevé).

Trois de ses six enfants deviendront écrivains : Erika Mann (* 1905, + 1969), Klaus Mann (* 1906, + 1949) et Golo Mann (* 1909, + 1994).. »

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