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Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle Le menteur, 1644, Pierre Corneille Mensonge et comédie Parcours : « Acte I, scène 3, extrait »

Publié le 23/01/2026

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« Objet d’étude : Œuvre intégrale : Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle Le menteur, 1644, Pierre Corneille Mensonge et comédie Parcours : « Acte I, scène 3, extrait » Etude linéaire : INTRODUCTION L’auteur : Pierre Corneille est un auteur français du XVIIᵉ siècle, figure majeure du théâtre classique.

Parue en 1644, Le Menteur est une comédie en 5 actes, écrite en vers et dont l’intrigue sentimentale repose sur un quiproquo initial et sur les mensonges de son protagoniste Dorante. Présentation du texte : La scène 3 de l’acte I se situe au début de la pièce, après l’arrivée de Dorante à Paris avec son valet Cliton.

Il a déjà rencontré Lucrèce et Clarice, il est immédiatement séduit mais se trompe de jeune femme : il croit aimer Clarice alors que c’est Lucrèce qui lui est destinée, Clarice est déjà promise à Alcippe. LECTURE Problématique : Comment Corneille transforme-t-il le mensonge de Dorante en véritable art de séduction tout en montrant sous forme comique, les limites de cette stratégie ? Mouvements : 1.

Dorante s’invente un passé glorieux pour séduire Clarice 2.

Cliton tente en vain de ramener son maître à la raison 3.

Une déclaration d’amour galante succède au récit militaire RELEVE ANALYSE INTERPRETATION 1er mouvement Dorante s’invente un passé glorieux pour séduire Clarice Dorante ment pour attirer l’attention de Clarice, pour l’impressionner : Il utilise une tournure emphatique « c’est l’effet du malheur qui partout m’accompagne » pour insister sur le fait qu’il est malheureux sans elle, « et jour et nuit », « dedans votre quartier […] en tous lieux, au bal, aux promenades », elle l’obsède, il est désespéré. Dorante exagère ses efforts pour rencontrer Clarice, soulignant son dévouement et son malheur persistant.

Cette exagération est une technique classique de la comédie pour amplifier le ridicule et la fausseté des propos. Il exagère en utilisant une tournure restrictive « vous n’avez que de moi reçu ». Dorante cherche à impressionner Clarice en se présentant comme un amoureux constant et désespéré, mais son discours est en réalité une fabrication destinée à séduite.

Cette fausse déclaration d’amour met en lumière le thème du mensonge central à la comédie. Le lexique de la quête amoureuse (« bal », « promenades », « sérénades ») et de la constance (« jour et nuit », « en tous lieux ») renforce l’image d’un amant persévérant et désespéré, mais aussi celle d’un menteur habile qui sait manipuler les mots pour créer une illusion. L’interrogation rhétorique de Clarice (« Quoi, vous avec donc vu… ») formulée dans un niveau de langue familier, trahit sa surprise et montre qu’elle est impressionnée, qu’elle est sensible au discours de ce valeureux guerrier, elle est crédule. Impressionnée et curieuse d’en connaître davantage, elle reprend les mots de Dorante « guerre » « Allemagne », elle est prête à lui accorder l’attention qu’il demande, sans chercher à douter de ses dires. Prêt à tout pour la séduire, Dorante n’hésite pas en une phrase à donner de la vraisemblance à son récit en le datant : « je m’y suis fait quatre ans craindre ». Il se dépeint comme un héros redouté et invincible en se comparant au « tonnerre » (exagération comique). c’est… qui tournure emphatique Insister sur le fait qu’il est malheureux sans elle hyperbole Lexique de Exagération des efforts pour rencontrer la quête Clarice Enumération amoureuse Elle l’obsède où qu’il soit de lieux et jour et nuit en tous lieux partout votre quartier en tous lieux, au bal, aux promenades Vous n’avez que de moi Tournure restrictive Il continue d’exagérer reçu  Technique classique de la comédie pour amplifier le ridicule et la fausseté des propos  Fausse déclaration d’amour = mensonge = thème central de la comédie  Amant persévérant et désespéré + menteur habile qui sait manipuler les mots Quoi Interrogation rhétorique Registre de langue familier Surprise = impressionnée, intéressée Allemagne, guerre Reprise des mots de Curieuse d’en connaître davantage Dorante Elle ne doute pas de ses dires quatre ans craindre durée donner de la vraisemblance à son récit comme un tonnerre comparaison Invincible Exagération comique 2ème mouvement Cliton tente en vain de ramener son maître à la raison En aparté, la réaction de Cliton, surpris et inquiet « Que lui va-t-il conter ? » signale à l’attention du public le mensonge de Dorante.

Le verbe « conter » suggère une narration fabuleuse. Dorante continue de donner de la crédibilité à son mensonge : il fait allusion au journal de l’époque : la «Gazette ». Sur sa lancée, son récit prend une dimension épique en utilisant le chant lexical militaire : « combats », « armes », « victoire », « gloire ».

Il donne à imaginer la force des combats, destinée à impressionner Clarice. L’utilisation de conjonction ne/ni, de phrases négatives, mettent en avant son rôle prépondérant, ses prouesses, ses exploits, sa supériorité. Cliton n’en peut plus et interrompt Dorante. La gestuelle comique de Cliton qui tire son maître par son vêtement (« le tirant par la basque ») pour tenter de le faire taire, montre que le valet est inquiet, il veut stopper Dorante dans cette escalade de mensonges Il reste respectueux envers son maître en l’appelant « Monsieur » et tente de le ramener à la raison « Savez-vous bien, Monsieur, que vous extravaguez ? ». Cliton confronte Dorante, soulignant l’absurdité et l’exagération des propos. Il oppose Dorante à des faits réels ancrés dans l’espace « vous venez de Poitiers » et dans le temps « vous en revîntes hier », que ne peut nier Dorante, ou Cliton se donne au « diable ». L’enchainement de répliques courtes (stichomythie) crée une accélération.... »

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