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JUIVES (les)

Publié le 18/05/2020

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« ROBERT ARNIER Robert Garnier (1545-1590) fut magistrat à Paris et au Mans.

Sa tragédie Les Juives, datée de 1583, est sa dernière œuvre, et peut-être sa meilleure.

Garnier nous a laissé au total huit tragédies, inspirées pour la plupart de sujets grecs ou romains.

Lithographies de Léon Zack Les Juives La vengeance de Nabuchodonosor M algré son serment de fidélité au roi des Assyriens Nabuchodonosor, Sédécie, roi de Jérusalem, a trahi au profit de l'alliance égyptienne.

Cependant, l' Assyrien, dont l'armée est puissante, a vaincu aisément ses ennemis ; furieux, il a rétabli l'ordre à Jérusalem, détruit le temple de la ville et capturé Sédécie, sa mère Amital et ses enfants, qu'il maintient aux fers dans les geôles babyloniennes.

Amital, dont les nobles origines inspirent le respect, plaide la cause de son fils et de son peuple auprès de la reine des Assyriens, qui promet de tempérer la soif de vengeance de Nabuchodonosor.

Après une âpre discussion avec ce dernier, la reine obtient la pro­ messe que Sédécie et les siens auront la vie sauve, sans parvenir toutefois à arracher le pardon.

Mais la libération tarde et, en dépit de la clémence apparente du roi, Amital craint le pire.

Elle est très vite fixée sur le sort de sa descendance : après avoir égorgé les enfants de Sédécie devant leur père, les bourreaux de Nabuchodonosor lui crèvent les yeux, le punissant ainsi de sa traîtrise.

Aux origines de la tragédie classique S i Garnier peut être considéré comme un précurseur des grands tragédiens du xvne siècle, ses pièces, en dépit d'un style parfois très proche, ne répondent pas aux codes sé­ vères de la tragédie classique française.

Dans Les Juives, Garnier traite un sujet biblique, tout en imitant de très près le modèle de la tragédie grecque (celle d'Eschyle ou de Sophocle), comme il était d'usage pendant la Renaissance.

Ainsi, le rôle du chœur y est-il tout à fait déterminant.

Il sert à raconter les événements que le spectateur ne voit pas et à formuler les angoisses et les craintes qui demeurent inexprimées par les personnages.

Comme dans la tragédie grecque classique, il prend le parti des victimes.

Enfin, la pièce de Garnier se rapproche également de la tragédie antique par sa structure en tableaux, qui est dictée par le sujet.

Au début de l'œuvre, l'essentiel de l'action s'est déjà produit : tout le ressort tragique se situe dès lors dans l'attente de la clémence de Nabuchodonosor et est scandée par les plaintes et les supplications des captifs.

Une tragédie sombre et cruelle qui s'inspire d'un sujet biblique, mais qui reflète également le climat troublé de la Fr,nce dans la deuxième moitié du xv1e siècle.

« Pleurons donc, pleurons, et de tristes cantiques I Lamentons sur ce bord nos malheurs hébraïques ...

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