Databac

Jane Austen

Publié le 23/05/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Jane Austen Ce document contient 4997 mots soit 11 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Littérature.


AUSTEN Jane. Femme de lettres anglaise. Née le 16 décembre 1775 à Steventon (Hampshire, Grande-Bretagne), morte le 18 juillet 1817 à Winchester. Toute sa vie s’écoula parmi les siens, de sorte que les événements qui la concernent : séjours plus ou moins prolongés à Londres, à Bath, à Southampton, à Chawton près d’Alton, concernent également le reste de sa famille. Après la mort du Rév. Austen, son père, au début de 1805, l’atmosphère où elle évoluait s’appauvrit, les relations d’une veuve et de ses filles célibataires se limitant à des personnes de situation analogue. Jane était la dernière de cinq enfants; les garçons avaient quitté la maison familiale pour servir dans la marine; à la mort de la femme d’Edward (1808), Jane, avec sa sœur préférée Cassandra, se chargea de l’éducation de ses onze neveux et nièces. Jane était intarissable en trouvailles pour amuser les enfants; ce fut d’ailleurs le désir de distraire le cercle de famille qui la poussa tout d’abord à écrire : c’est ainsi qu’elle composa quelques scènes burlesques, un recueil de récits sous forme épistolaire : Amour et Amitié [Love and Friendship], et sous cette même forme qu’avait mise en vogue S. Richardson, le roman (perdu) d’Elinor and Marianne (antérieur à 1796) qui fut ensuite refondu en un récit intitulé : Raison et sensibilité ou les Deux manières d’aimer [Sense and Sensibility, 1811, tr. fr. 1815] . C’est aussi pendant cette période que doit avoir été composé Lady Susan, son autre roman épistolaire. Orgueil et préjugé, qui dans la version primitive avait pour titre : Première impression [First Impression], fut commencé en 1796, refusé par un éditeur en 1797, et revu avant sa publication, qui n’intervint qu’en 1813. En 1797-98, Jane Austen écrivit Catherine Morland ou L’abbaye de Northanger, qu’elle prépara pour l’impression en 1803, mais qui ne parut qu’en 1818. Découragée de ne pas trouver d’éditeur, elle avait cessé d’écrire, lorsque l’acceptation de Raison et sensibilité (qui parut en 1811) et de Orgueil et préjugé la poussa de nouveau à travailler : de cette impulsion naquirent le Parc de Mansfield ou Les trois cousines, paru en 1814, et Emma, écrit entre 1814 et 1815, publié en 1810. Ce dernier roman, dédié au Prince Régent, provoqua un curieux échange de correspondance entre l’auteur et le bibliothécaire du Régent, le Rév. J. S. Clarke, qui suggéra à Jane Austen (mais elle ne le prit pas au sérieux) d’écrire un roman historique inspiré par les vicissitudes de la Maison régnante. En été ou en automne 1815, Jane Austen commença Persuasion, publié en 1818 en même temps que L’abbaye de Northanger. Son ultime roman (connu dans sa famille sous le nom de Sanditon) fut écrit durant les six derniers mois de sa vie, et demeura à l’état de fragments (paru seulement en 1925). En mars 1817, l’état de santé de Jane Austen s’aggrava (elle était phtisique); en mai, elle se rendit, avec sa sœur Cassandra, à Winchester, pour recourir à l’art d’un médecin connu : elle y mourut. Lady Susan et The Watsons (fragments) furent publiés par James Edward Austen Leigh, neveu et premier biographe de la romancière, dans la seconde édition (1871) de ses Souvenirs de Jane Austen. Bien que Walter Scott ait rendu compte favorablement du roman Emma (paru en 1816) dans la Quarterly Review, le succès de Jane Austen, de son vivant, fut très modeste. C’est seulement à partir de 1890 que se multiplièrent les biographies et les critiques élogieuses, mettant en relief l’art classique de Jane Austen, cet art de peindre, à traits sobres et souvent malicieux, le petit monde provincial dans lequel s’écoula sa vie monotone et brève. Un peu rigide, mais non sans charme, mordant d’expression mais tendre de cœur, cet écrivain aristocratique ressent toute l’aversion d’une créature finement raisonnable pour ce qui est sans mesure, désordonné ou exubérant. Les conditions exceptionnelles dans lesquelles elle travailla, et que relate son neveu, montrent bien son équilibre inné : « Il est surprenant qu’elle ait réussi à écrire ses romans, car elle n’avait pas de cabinet où elle pût s’isoler, et une grande partie de son œuvre doit avoir été composée dans la commune salle de séjour, à la merci de toutes les interruptions fortuites. Elle veillait à ce que son activité ne fût soupçonnée ni des domestiques, ni des visiteurs, ni de quiconque, sauf des membres de la famille. »

« Jane Austen Un regard fŽminin. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles