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Hirohito

Publié le 06/12/2021

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Hirohito ou Showa tenno (1901-1989), 124e empereur du Japon (1926-1989).

Son règne, marqué par la Seconde Guerre mondiale puis par l’ascension économique du pays, a été le plus long de l’histoire du Japon.

Né à Tokyo, le jeune Hirohito, fils aîné de l’empereur Taisho, connaît une enfance et une adolescence studieuses. Il reçoit un enseignement de grande qualité dans des établissements convenant à son rang et à sa future fonction, et se passionne très tôt pour la biologie marine. Quand son père, atteint d’une grave maladie mentale, lui abandonne ses fonctions, le jeune homme n’a que 15 ans — ce qui ne l’empêchera cependant pas de voyager quelque temps en Europe, devenant ainsi le premier prince japonais à quitter son pays. Il monte finalement sur le trône le 25 décembre 1926, appelant son règne Showa (« paix brillante «). C’est sous ce nom, Showa tenno, qu’on le désigne désormais, puisque les empereurs japonais prennent toujours, après leur décès, le nom de l’ère qu’ils ont instituée.

Hirohito renonce rapidement aux fastes du palais impérial. En 1924, il se marie avec l’impératrice Nagako, qui lui donnera cinq fils et deux filles. Il préfère vivre simplement, dans un petit pavillon de style occidental érigé dans l’enceinte du palais. Sa passion pour la biologie marine le pousse à y faire construire également un laboratoire, dans lequel il rédige articles et ouvrages spécialisés, et où il étudie tout à loisir les animaux marins — notamment les méduses.

Il est difficile de déterminer avec précision le rôle de l’empereur pendant la Seconde Guerre mondiale. Il semble qu’il ait essayé à plusieurs reprises de dénoncer les abus des militaires, et de limiter leur pouvoir au sein du gouvernement, et ce dès 1928. Finalement, conscient de son impuissance, il se mure dans un silence qu’on a pu qualifier d’approbateur, laissant les militaires de l'extrême droite nationaliste entraîner le Japon dans une guerre expansionniste avec la Chine (1937-1945) et dans une alliance militaire avec les puissances de l'Axe (1940), contre l’Europe et les États-Unis.

Hirohito ne devait se départir de son attitude réservée qu’au mois d’août 1945, date à laquelle il intervient pour que la capitulation sans conditions du Japon, réclamée par les Alliés, soit acceptée, faisant ainsi sortir le gouvernement de l'impossibilité dans laquelle il se trouvait de négocier la paix, et mettant fin aux hostilités. Le 14 août 1945, il prend la parole à la radio pour annoncer lui-même à son peuple la reddition du pays : c’est la première fois qu’un empereur s’adresse directement à son peuple.

Dès lors, Hirohito coopère activement avec les forces d'occupation : le 1er janvier 1946, il nie publiquement le caractère divin de son autorité, puis approuve la Constitution de 1947, écrite en grande partie par les diplomates américains et présentée comme un simple amendement à la Constitution de 1889. Ce texte capital réforme en fait en profondeur l’appareil gouvernemental japonais, instituant une démocratie parlementaire et cantonnant l’empereur dans un rôle de « symbole de l’État et de l’unité de la nation «. L’attitude d’Hirohito contribue pour beaucoup à restaurer le prestige de la maison impériale, et bien que le nom de l’empereur figure sur la plupart des documents de guerre japonais, les Alliés s’accordent pour ne pas l’impliquer dans les procès, préférant reporter l’essentiel des responsabilités sur le général Tojo Hideki, chef du gouvernement pendant la guerre, qui sera exécuté.

Hirohito consacre ses dernières années à poursuivre ses travaux scientifiques et surtout à développer et approfondir les contacts entre son peuple et les autres pays. Il entreprend ainsi, dans les années soixante-dix, de nombreuses visites en Europe occidentale et aux États-Unis. Fatigué et malade, il meurt le 7 janvier 1989. Quelques heures après son décès, une cérémonie simple et silencieuse intronise son successeur, son fils aîné Akihito.

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