Ghadamès.
Publié le 06/12/2021
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Ghadamès.
Ghadamès, oasis saharienne du nord-ouest de la Libye.
Située aux frontières avec la Tunisie et l'Algérie, Ghadamès est l'une des principales oasis du Fezzan. Peuplée d'Arabes et de Berbères, elle compte environ 7 000 habitants,
vivant de la culture des palmiers-dattiers, des cultures maraîchères et, autrefois, du commerce caravanier.
Les routes qui relient Ghadamès à Tripoli constituent les derniers tronçons d'une des plus anciennes pistes transsahariennes, reliant l'ancienne Ifriqyia du Moyen Âge à Gao
et à Tombouctou pour rejoindre ensuite les villes du commerce haoussa. Ghadamès, où se forment les caravanes à destination des pays soudanais, a ainsi prospéré durant
plusieurs siècles grâce au commerce des esclaves, dont plusieurs centaines sont menés chaque année vers Tripoli (d'où ils sont acheminés vers la Méditerranée orientale)
mais aussi vers Tunis. Au
XIXe
siècle, les commerçants de Ghadamès, dont beaucoup sont métissés avec les Haoussa, parviennent à obtenir le monopole du commerce à
Tripoli. Leurs représentants, présents à Ghat, au Fezzan, à Kano et à Tombouctou, organisent les caravanes ne transportant plus désormais que de l'ivoire et des plumes
d'autruche destinés à l'Europe. Malgré un déclin relatif à la fin du
XIXe
siècle, dû autant à la conjoncture économique en Europe qu'aux campagnes menées par Rabah au
Tchad, ces échanges se poursuivent jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Ghadamès.
Ghadamès, oasis saharienne du nord-ouest de la Libye.
Située aux frontières avec la Tunisie et l'Algérie, Ghadamès est l'une des principales oasis du Fezzan. Peuplée d'Arabes et de Berbères, elle compte environ 7 000 habitants,
vivant de la culture des palmiers-dattiers, des cultures maraîchères et, autrefois, du commerce caravanier.
Les routes qui relient Ghadamès à Tripoli constituent les derniers tronçons d'une des plus anciennes pistes transsahariennes, reliant l'ancienne Ifriqyia du Moyen Âge à Gao
et à Tombouctou pour rejoindre ensuite les villes du commerce haoussa. Ghadamès, où se forment les caravanes à destination des pays soudanais, a ainsi prospéré durant
plusieurs siècles grâce au commerce des esclaves, dont plusieurs centaines sont menés chaque année vers Tripoli (d'où ils sont acheminés vers la Méditerranée orientale)
mais aussi vers Tunis. Au
XIXe
siècle, les commerçants de Ghadamès, dont beaucoup sont métissés avec les Haoussa, parviennent à obtenir le monopole du commerce à
Tripoli. Leurs représentants, présents à Ghat, au Fezzan, à Kano et à Tombouctou, organisent les caravanes ne transportant plus désormais que de l'ivoire et des plumes
d'autruche destinés à l'Europe. Malgré un déclin relatif à la fin du
XIXe
siècle, dû autant à la conjoncture économique en Europe qu'aux campagnes menées par Rabah au
Tchad, ces échanges se poursuivent jusqu'à la Première Guerre mondiale.
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