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Euthanasie

Publié le 06/12/2021

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L'Euthanasie
 
Sommaire :
 
Introduction
 
I - L'Euthanasie dans le monde
 
A - Plusieurs définitions de l'euthanasie
 
B - L'Euthanasie de part le monde
 
C - L'Euthanasie et la religion
 
II - L'Euthanasie dans la médecine
 
A - Vision du rôle du médecin
 
B – L'avis des patients et de leurs familles
 
C – L'Euthanasie des Sciences
 
III - L'Euthanasie dans l'art et dans les médias
 
 
 
 
 
 
 
 
Introduction
 
Cela fait depuis le temps des philosophes grecs ( Socrate, Kant, Schopenhauer... ) que le débat sur l'euthanasie existe. Avec l'arrivée de la loi Leonetti en 2005, elle pose grands nombres de débats et questions. Mais ce débat est encore plus présent avec l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012. Depuis son élection, le président veut dépasser la loi Leonetti. Cette loi maintient l'interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui. Et permet le respect de la volonté des patients lorsque ceux ci peuvent exprimer leurs volontés sinon c'est le médecin qui prend cette décision en ayant respecté ce que voulait le patient après avoir consulté les proches de celui-ci et avoir respecté une procédure collégiale. Ainsi dans plusieurs pays ( Italie, Espagne, Belgique... ) l'euthanasie est autorisé mais est beaucoup réglementé. On pourra alors se demander comment s'articule le concept de bioéthique sur le plan médical, culturel, politique et philosophique ? Dans un premier temps on démontrera les différents points de vue sur l'euthanasie et dans un second temps on présentera les différentes adaptations cinématographiques et des romans.
 
I - L’Euthanasie dans le monde
 
A - Plusieurs définition de l’Euthanasie
 
La définition de l’euthanasie reste encore aujourd’hui très ambiguë. Selon le Dictionnaire Littré : « L’Euthanasie est une mort douce sans souffrance « , tandis que pour le petit Larousse : « C'est une mort provoquée pour épargner les souffrances physiques et psychiques insoutenables « . Il y a donc une différence à faire entre mort douce et mort provoquée, Euthanasie passive et Euthanasie Active.
 
L'euthanasie passive : traduit le renoncement aux traitements médicamenteux, l'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle ou l'administration d'opiacées ou de sédatifs à haute dose, pouvant plonger le malade dans le coma et provoquer la mort au bout de quelques jours.
 
L'euthanasie active : suppose le geste d'un tiers qui administre à un malade une substance létale dans le but de provoquer la mort immédiatement.
 
Voir l’Euthanasie comme l’action qui prévoit la mort pour éviter les souffrances est opposé à la mort naturelle et donc interdite par l’article 1er de la déclaration des droits de l’homme et par le serment d’Hypocrate : Code de déontologie médicale qui interdit le suicide médicalement assisté.
 
Aujourd’hui cependant, nous sommes dans une aire ou on ne peut plus accepter la douleur dans la mesure ou nous avons les moyens de l’éviter. La déchéance est intolérable et beaucoup réclame un droit au suicide assisté ou se suicide pour l’éviter. Prenons l’exemple de certains pays qui autorise le droit à l’Euthanasie comme la Belgique.
 
B - L’Euthanasie de part le monde
 
Belgique : Une loi définit des cas particuliers dans lesquels l’Euthanasie est rendue légale. Le patient doit être majeur, capable et conscient au moment de sa demande. Celle-ci doit être formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée et le patient doit être dans une situation médicale grave et incurable. En 2006, la Belgique a mis en place un "testaments de vie" pour que les médecins puissent vérifier dans le cas d'un malade atteint d'un coma irréversible, si celui-ci a exprimé clairement sa volonté de mourir.
 
France : En France la pratique de l'euthanasie n'est pas légale, mais jugée comme un meurtre. On considère que l'acte d'euthanasie qu'il soit actif ou passif correspond à un homicide. L'article du code pénal concerné est l'article 221-1 du code pénal qui souligne que : "Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle."
 
Grande-Bretagne : En Angleterre l’Euthanasie est considérée comme un crime passible de 14 ans d'enfermement. Cependant la justice permet tout de même à un patient de refuser des aides médicales.
 
Danemark : Au Danemark, aucun traitement médical ne peut être commencé ou suivi sans le consentement du patient. Les patients peuvent donc refuser des soins qui prolongeraient leur vie. Mais le Danemark est aussi le seul pays à autoriser le patient à exiger des soins qui pourraient accélérer son décès. Les patients doivent remplir un formulaire enregistré par le ministère de la Santé. Enfin, au Danemark, un médecin peut décider de ne pas maintenir en vie un patient qui ne pourrait plus exprimer sa volonté et qui serait condamné, même si ce dernier n'en a pas exprimé le souhait auparavant.
 
États-Unis : Les États-Unis condamnent l'euthanasie active fermement : elle est jugée comme un meurtre. Seul un État, l'Oregon, a autorisé à ce jour la prescription d'une médication létale à un malade en phase terminale qui en fait la demande. C'est la loi sur "la mort dans la dignité", entrée en vigueur en novembre 1997.
 
Conclusion : L’Euthanasie est interdite dans la majorité des pays du monde. Elle reste un crime passible d'enfermement et ce même si le souhait du patient est de mourir dans la dignité et de son propre chef.
 
C - L’euthanasie et la religion
 
L’Islam :
Dans la religion islamique, l’Homme représente l’œuvre de Dieu la plus complexe et la plus importante. Il représente aussi le pouvoir divin sur Terre. La religion et la loi sont liées. L’euthanasie active est interdite juridiquement car elle correspond à un meurtre. La seule chose qui est permise est de laisser le patient mourir naturellement. L’euthanasie passive n’est donc pas interdite.
La religion Catholique :
Pour le catholicisme l’euthanasie fait opposition avec le 6ème commandement « Tu ne tueras point «. Par conséquent, toute forme d’euthanasie est interdite. En revanche, l’Église catholique est opposée à toute forme d’acharnement thérapeutique et autorise les soins palliatifs.
Le Protestantisme :
La religion protestante soutient l’idée que Dieu n’est pas exclusif dans le fait de disposer de son corps. L’Homme participe, avec Dieu, au maintien de la vie. C’est pourquoi des pays historiquement protestants, comme les Pays-Bas, la Suisse, la Grande-Bretagne et la Suède, ont parfois admis l’euthanasie active ou le suicide assisté.
La religion bouddhiste :
L’euthanasie est perçue comme un acte de compassion, un « coup de grâce « donné à un mourant qui lutte pour atteindre ce stade le plus élevé du destin humain qu’est la libération (la mort).
Le Judaïsme :
Pour les juifs la vie est un don de dieu qui a crée l’homme à son image. Elle est donc un bien sacrée. L’Euthanasie est formellement interdite ainsi que l’acharnement thérapeutique.
La religion orthodoxe :
Les orthodoxes pensent que participer à une euthanasie est considéré comme un meurtre et qu’une personne malade qui choisit l’euthanasie est considérée comme une suicidée.
 
 
II - L'Euthanasie dans la médecine
 
A - Vision du rôle du médecin
 
Les avis des médecins sur la légalisation de l'euthanasie sont partagés. Ainsi, une enquête réalisée par l'INSERM en 2003 montre que 45 % des médecins généralistes français sont favorables à une dépénalisation de l’euthanasie comparable à celle des Pays-Bas. Les auteurs de l'étude signalent que « Les médecins les plus impliqués et les plus à l'aise dans les soins palliatifs et le suivi des fins de vie sont plus souvent hostiles à une légalisation de l'euthanasie «, au contraire de « ceux qui se sentent mal à l'aise face aux patients en fin de vie «. La même étude signale une tendance, notamment parmi les médecins n'ayant pas reçu de formation spécifique, à assimiler des techniques telles qu'arrêt de réanimation ou sédation à de l'euthanasie. Elle indique enfin une corrélation entre la tendance à faire cette assimilation et le fait de se déclarer en faveur de l'euthanasie.
Dans tous les cas, que l'euthanasie soit ou non dépénalisée, les enjeux pour les médecins et les équipes soignantes restent d'ordre éthique : la loi ne l'emporte pas sur la réflexion éthique et personnelle dans le choix des actes de fin de vie (qu'il s'agisse d'injections létales, de décision d'arrêt de soins ou de sédation terminale). Dans le cas de l'euthanasie en particulier, la question de sa légitimité éthique ne se confond pas avec la question de sa légalisation ou dépénalisation. À cet égard, la philosophe Marta Spranzi relève que « Le fait d’autoriser explicitement des membres du corps médical à donner la mort, ne fût-ce que dans l’intention louable de soulager les souffrances des patients, est perçu, notamment par les médecins eux-mêmes, comme plus problématique encore que la réalité du geste lui-même, accompli dans le silence de la relation médicale « du fait des dérives possibles.
 
B - L'avis des patients et de leurs familles
 
Différents cas d'euthanasie en France ont permis aux familles des patients concernés de
s'exprimer sur le sujet :
 
- L’Affaire Vincent Humbert
 
Après un grave accident de la route, le 24 septembre 2000, Vincent Humbert ne supportant plus cette vie sans espoir de guérison, il entreprend de nombreuses démarches pour obtenir le droit d'être euthanasié. Il écrit au Président de la République d'alors, Jacques Chirac, auquel il demande un «droit de mourir«.
 
Le point de vue de Marie Humbert :
 
Pour Marie Humbert, la mère de Vincent, euthanasier son fils était avant tout un acte
d‟amour envers lui au moment où on ne pouvait plus rien pour lui : « Je croyais aimer mon
fils en le laissant en vie, mais je l'aimais mal, je voulais le garder « a-t-elle déclaré..
Accomplir cet acte était donc une preuve « d'amour « pour lui, selon elle.
Elle pense également que l'euthanasie, dans certains cas, c'est […] « le respect de l'être
humain «. Si la médecine ne peut rien faire pour nous et que l'on en a marre de souffrir, on
doit pouvoir choisir de partir.
Afin de défendre ses idées, elle a créé une association, Faut Qu'on S'active ! , qui défend
le droit à une loi en faveur de l‟euthanasie. En effet, pour elle, « La loi Leonetti n'a rien
résolu du tout ! Elle ne sert que pour les personnes en fin de vie. Elle propose d'arrêter
tous les traitements et l'alimentation. Ce qui veut dire qu'au bout de deux jours, beaucoup
partent, mais qu'au bout de sept jours, il y en a qui ne sont toujours pas partis et qui
crèvent petit à petit de faim. Si cette loi avait existé du temps de mon fils, jamais, oh non
jamais, je n'aurais accepté de l'appliquer ! «. Elle souhaite une loi plus douce pour
euthanasier les patients. « Arrêtons l'hypocrisie! a-t-elle déclaré. Quand les gens ne
réagissent plus à la morphine, on leur met un oreiller sur la tête et on les étouffe ? «
 
Elle a donc un point de vue très tranché sur le sujet: l'euthanasie envers les personnes
pour qui on ne peut plus rien doit être autorisé, car c'est un acte d'amour et de respect de
l'être humain.
 
- L’Affaire Chantal Sébire
 
L’Affaire :
 
En mars 2008, Chantal Sébire, une femme dijonnaise, demande à ce qu‟on lui administre
un produit mortel. Cette femme, qui était défigurée et subissait de terribles souffrances
depuis huit ans à cause d‟une tumeur incurable et rarissime, ne supportait en effet plus de
vivre. Le tribunal de Dijon lui rejette sa demande le 17 mars. Le 20 mars, elle est retrouvée
morte chez elle : elle s'est suicidée aux barbituriques.
 
L'Avis de la famille:
 
On a surtout entendu ses deux enfants dans cette affaire. Après son décès, ils ont refusé
qu'elle soit autopsiée. Sa fille Virginie a déclaré : « On lui a déjà refusé de mourir dans la
dignité en rejetant sa demande, elle a déjà assez souffert comme cela dans sa vie pour
qu'elle soit respecté après sa mort. Ce corps a suffisamment souffert. Laissez-le enfin en
paix «. Elle considère donc l'euthanasie comme une marque de respect de l'être humain
quand il souffre beaucoup. Chantal Sébire sera cependant autopsié contre l'avis de ses
enfants.
Cependant, ses enfants ne semblent pas avoir d'opinion tranchée. D'après leur avocat,
après la mort de leur mère, « ils n'étaient pas soulagés mais abattus «. Virginie a expliqué
plus tard qu'elle ne souhaitait pas la mort de sa mère, mais du respect pour sa dignité.
Il semble donc ici que les proches de Chantal Sébire étaient partagés sur l'euthanasie. Ils
considèrent cela comme du respect pour la dignité humaine, mais ont du mal a accepter
l'idée de cette mort.
 
- Autres témoignages :
 
En dehors de ces affaires, on peut voir le témoignage de nombreuses personnes qui
donnent leur avis alors qu'un de leur proche est en fin de vie ou dans des états
semblables à ceux de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire.
 
Pour l'euthanasie :
 
« Ma mère de 90 ans a la maladie de Parkinson depuis 10 ans et souffre beaucoup.
A mon sens les soins palliatifs ne sont pas adaptés car beaucoup de ses souffrances ne
sont pas des douleurs. Elle est chez elle et est grabataire depuis 3 ans. Elle souhaite mourir mais est incapable par exemple de ne plus s'alimenter. C’est inhumain de ne pas faire passer de lois qui permettrait à ma mère de partir dans les meilleures conditions possibles. A cause de l’absence d’une telle loi, elle devra finir sa vie dans des conditions terribles, et c’est également toute notre famille qui en pâtit. «
« Ma maman étant très malade depuis quelques années, le 27 juin dernier, elle nous a quitté
par choix. Je vous explique, il y a 22 ans, elle a découvert qu'elle était diabétique. La
maladie a dégénérée et pendant trois ans, elle a passé son temps à l'hôpital pour des
choses à chaque fois de plus en plus graves.[...] Finalement, on a cessé l'insuline, créant
un coma assez rapidement, après les médecins ont augmenté la morphine jusqu’à ce
que son petit coeur cesse de battre ! Elle devait nous quitter en 48 h environ. Elle est partie
15 heure plus tard ! Elle n'a pas souffert, elle semblait bien, elle n'a pas étouffé ! Certains
diront que ce n'est pas un suicide assisté d'autre oui ! A mon avis, ils l'ont aider à partir
dans la dignité ! Tout cela était assez insoutenable… les 8 derniers mois ayant été atroces et
inhumains ! «.
« Une amie est morte dans d'énormes souffrances, et je voulais juste passé un message à
tout ce qui sont pour l'euthanasie, qu'ils ressentent la douleur de mon amie... Pensez vous vraiment qu'il soit utile de faire durée une douleur alors qu'on sait qu'elle va mourir dans
les jours qui viennent ? Elle avait 15 ans mais elle aura souffert comme personne. «
« Ma petite fille nous a quitté le 13 février d'une maladie très grave... Elle avais 7 mois... Avec mon mari nous avons pris la décision de ne pas la laisser souffrir et d'arrêter le harcèlement médicale. Je tenais à faire ce post pour aider les personnes qui passe par là... De prendre cette cruelle décision. Nous sommes dans l'espérance d’une loi juste qui permettrait
d’euthanasier les personnes qui souffrent terriblement… «.
 
Contre l'euthanasie:
 
« Mon arrière-grand-mère était complètement paralysée à la fin de sa vie, elle ne pouvait
même plus parler. Mais nous avons continué à la nourrir et à la soigner, car on doit profiter
de chaque instant de sa vie, et je suis sûre qu'elle ne pensait pas autrement. L'euthanasie,
la vraie, je suis contre, adoucir les souffrances tout à fait d'accord mais supprimer les
personnes cela me fait froid dans le dos. Cette loi peut donner place à tous les abus, on
décidera que le grand-père ou la grand-mère qui ne reconnaît plus personne, est
devenue un légume, très dérangeante pour la famille.... On va la pousser un peu plus vite
vers la sortie pour encaisser l'héritage.... Cela s'est déjà vu. «
« Une certaine personne de ma connaissance condamnée n'avait plus que 3 mois à vivre,
aucun traitement assez efficace pour la soigner, et pourtant après des discussion et une forte
volonté de vouloir tout tenter des médecins, un traitement a été essayé et cela l'a sauvée.
6 années sans la maladie à vivre pleinement et le mot miracle prononcé par les médecins
sans comprendre. Alors qui doit décider de la mort d'une personne ? Pas moi en tout
cas, je me battrais toujours jusqu'à la dernière minute pour tenter de sauver quelques
jours de vie pour une personne. «
« Une personne proche est décédée d'un infarctus à 87 ans. Elle a refusé l'opération à
coeur ouvert qui n'avait qu'une très minuscule chance de réussir. Elle leur a fait un beau
pied de nez en mourant la veille de l'opération qu'ils voulaient lui imposer. En admettant
que les chirurgiens aient réparé la déchirure du ventricule gauche, elle aurait vécu dans
une maison médicale sans pouvoir marcher et se suffire à elle-même... Il y a maintenant tous les moyens d'éviter la souffrance encore faut-il qu'on veuille les employer. «
 
A travers ces cas et ces témoignages, on peut constater que les familles et les proches
des patients concernés ou qui pourrait être concerné par le débat de l'euthanasie ont tous
des opinions sur le sujet : certains sont complètement en la faveur d'une loi autorisant
l'euthanasie, d'autres ont une opinion tranchée contre une telle loi, tandis que la plupart,
comme les proches de Chantal Sébire, hésitent. Mais tous jugent que cela méritent un débat.
 
C - L'euthanasie des sciences
 
Il ne faut pas oublier les médecins et infirmière chargés, si elle devenait légale, de donner
la mort par assistance. On ne peut pas obliger un médecin ayant une grande estime de la
vie de donner la mort, aussi légitime soit elle, c'est un engagement moral sur laquelle on
ne peut pas revenir, la pratique d'un acte euthanasique est lourde à assumer. On ne peut donc pas dire que les scientifiques ne fassent preuve d'aucune éthique morale.
La légalisation de l'euthanasie éviterait les euthanasies clandestines et ce serait une fin
plus digne.
 
Point de vue d'une infirmière et un médecin qui ont donné la mort illégalement :
 
La cour d’assises de Dordogne a condamné le médecin Laurence Tramois à un an
de prison avec sursis. Deux ans et un an de prison avec sursis ont respectivement été requis jeudi aux assises de Dordogne contre le médecin Laurence Tramois et l'infirmière Chantal Chanel, accusées d'empoisonnement pour avoir aidé à mourir une malade agonisante en 2003. Les avocats généraux ont voulu réaffirmer la loi qui interdit aux soignants de provoquer directement la mort de leurs patients. « C'est un interdit fondamental de notre société, sans lequel notre société n'aurait pas d'organisation. La blouse blanche et la seringue ne sont pas des causes d'immunité «, a argumenté l'un des avocats généraux, Frédéric Bernardo. Le verdict devait être rendu dans la soirée. Auparavant, la défense entendait plaider l'acquittement.
Plus tôt, le procès a été marqué par le témoignage du Dr Laurence Tramois. « Je ne
regrette rien pour cette patiente. C'était un acte d'amour, de respect «, a-t-elle expliqué
alors qu'elle est poursuivie pour avoir prescrit une injection létale de potassium à Paulette
Druais, atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale. « Je n'ai pas été à la hauteur
de l'équipe soignante «, a cependant admis le médecin, qui reconnaît qu'elle aurait dû
« appeler l'infirmière « ce 25 août 2003 au soir, pour s'expliquer sur sa prescription,
effectuée par l'infirmière Chantal Chanel, à ses côtés dans le box des accusés. « Je me
présente à vous en tant qu'auteur des faits «, a lancé aux jurés le Dr Tramois, désirant
dédouaner une nouvelle fois sa coaccusée, parce que ce jour-là, « Je n'ai pas été à la
hauteur de mes responsabilités «.
 
III - L'Euthanasie dans l'art et dans les médias
 
L'Euthanasie est un sujet actuel qui a été traité dans le domaine de l'art, par des démonstrations cinématographiques ou musicales. Nous allons présenter quatres films traitant de l'euthanasie :
 
Million Dollar Baby est un film américain réalisé par Clint Eastwood, sorti en 2004.
Synopsis : Autrefois entraîneur de boxe réputé, Frankie dirige une petite salle de boxe régionale avec son meilleur ami, un ancien boxeur nommé Scrap. Leur quotidien est bouleversé par l'arrivée d'une jeune boxeuse appelée Maggie Fitzgerald, déterminée mais maladroite. Frankie est réticent à l'idée de devenir l'entraîneur de Maggie, mais il finit par accepter de la prendre en charge. Il en fait une combattante célèbre, enchaînant les KO en un round, mais refuse de la pousser trop loin, jusqu'au jour où il organise un combat à Las Vegas contre Billie « L'Ourse bleue « pour le titre de championne du monde. Durant ce match, elle est victime d'un coup illégal de son adversaire après la fin d'un round et chute accidentellement sur le tabouret que son coach essaye de retirer avant qu'elle ne tombe. Blessée à la moelle épinière, elle devient tétraplégique : elle est condamnée à finir ses jours sur un lit d'hôpital. Elle supplie donc Frankie de mettre fin à ses jours car elle ne peut plus rien faire de sa vie. Après de longues hésitations, celui-ci accepte enfin de l'euthanasier, estimant qu'elle a réussi sa vie et n'a rien à regretter. Il se met ainsi en danger pour respecter le choix de Maggie.
Le sujet de l'euthanasie est traité en fin de film, et l'hésitation du personnage de Frankie, qui ne veut d'abord pas tuer Maggie, mais qui finira par la délivrer en l'aidant à trouver la mort. Le film s'achève sur ce sujet, et toute la partie « boxe « du film semble s'être envolée pour laisser place à ce sujet d'une violence psychologique extrême.
 
Mar adentro est un film dramatique espagnol d'Alejandro Amenabar sorti en 2004.
Synopsis : À la suite d'un accident dont il a été victime dans sa jeunesse, Ramón ne peut plus bouger que la tête. « Enfermé dans son corps «, il vit depuis presque trente ans prostré dans un lit. Sa seule ouverture sur le monde est la fenêtre de sa chambre à travers laquelle il voyage jusqu'à la mer toute proche, cette mer qui lui a tant donné et tout pris.
Ramón a le fort désir de mourir. Il déteste sa vie depuis l'accident et voudrait seulement être libre encore.
La belle avocate Julia veut l'aider. Elle aussi souffre d'une maladie grave CADASIL.
Mais le combat contre les services administratifs espagnols et l'église n'est pas facile. En plus, sa propre famille - particulièrement son frère José - voudrait empêcher que Ramón se donne la mort.
Rosa une ouvrière d'usine et une jeune femme plein de joie de vivre - veut redonner du courage à Ramón. Elle ne peut pas s'imaginer qu'une personne veuille se suicider seulement à cause d'un handicap. Mais avec le temps, elle apprend à comprendre Ramón...
Le titre Mar adentro est tiré du poème du même nom écrit par Ramón Sampedro, dont la traduction littérale en français est « Mer intérieure «, cette mer vers laquelle il s'échappe en la survolant de sa fenêtre, et qui l'attire vers un ailleurs où la paralysie n'est plus.
 
« Marie Humbert : l'Amour d'une Mère « est un téléfilm français réalisé par Marc Angelo, diffusé le 3 décembre 2007 sur TF1.
Synopsis : Le 24 septembre 2000, Vincent Humbert quitte la caserne pour rejoindre sa petite amie. Le dernier virage avant d'arriver chez lui, lui sera fatal... Un poids lourd déboule, Vincent va s'encastrer sous ses roues arrière... Dans un état critique, Vincent est admis aux urgences de l'hôpital d'Evreux où il subit une quinzaine d'interventions. Mais les médecins ne laissent guère d'espoir à sa mère : Marie Humbert.
Du jour au lendemain, la vie de Marie bascule, elle quitte son appartement et son travail pour suivre «son Titi« dans un centre spécialisé. Et pourtant, Marie n'a pas le sentiment de se sacrifier pour son fils, elle est persuadée que Vincent va guérir, c'est juste un problème de temps et d'amour. Le «miracle« a lieu neuf mois après son arrivée au centre, Vincent bouge son pouce. Marie mettra neuf autres mois à lui apprendre l'alphabet afin de pouvoir communiquer avec lui.
Cette période d'euphorie est de courte durée, malgré les séances de rééducation et d'ergothérapie, Vincent ne fera physiquement plus aucun progrès. Lucide et conscient de sa très lourde pathologie, Vincent veut mourir. Il veut mourir parce que son corps entièrement paralysé, hormis son pouce, est une souffrance, qu'il ne voit rien, qu'il n'a plus d'odorat, que son dernier repas remonte à plus de deux ans et qu'il ne retrouvera jamais l'usage de la parole. Au fil des mois, sa détermination ne faiblit pas bien au contraire.
Devant le refus des médecins à l'aider à mourir, Vincent va jusqu'à écrire une lettre au président de la République. Du jour au lendemain, l'affaire se médiatise, un débat national sur l'euthanasie s'engage dont Vincent devient malgré lui, le symbole. Désespéré, Vincent se tourne alors vers sa mère et lui dicte : «Si tu m'aimais, tu me tuerais !« Par amour pour son fils, Marie qui lui a donné la vie, va lui offrir sa mort.
Ce téléfilm montre le combat d'une mère pour faire accepter la mort de son fils au niveau de la loi.
 
Ces quatres films et téléfilms défendent l'hypothèse d'une loi autorisant l'euthanasie, en montrant à la fois les victimes paralisées mais aussi leurs familles et l'émotion suscitée par la mort assisté.



Conclusion
 
Le concept de bioéthique s'illustre par la médecine, la philosophie, la culture et la politique. Nombres de lois et d'interdits ont été fixés pour contrer la trop grande utilisation de l'euthanasie qui pourrait devenir du suicide assisté. Les politiques autant que les médecins s'inquiètent de ce ressorti là. Tandis que certains pays pensent plus au concept de bioéthique chez le patient souffrant d'une maladie incurable. Ainsi les philosophes sont les seuls qui aujourd'hui encore pourrait « peut-être « nous aider à trouver une solution durable et stable au sein même du concept d'euthanasie et de sa réalisation.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bibliographie et Webographie :
 
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Euthanasie
Que suis-je : l’euthanasie
Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/france/20070315.WWW000000606_du_sursis_requis_au_proces_de_perigueux_pour_euthanasie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Million_Dollar_Baby
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mar_adentro
http://www.cinemotions.com/article/11819
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Humbert,_le_secret_d'une_m%C3%A8re

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