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Etude linéaire Eugénie Grandet la rencontre avec Charles

Publié le 24/06/2021

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« Analyse linéaire : Eugénie Grandet rencontre son cousin Charles Grandet, Balzac Temps de lecture : 2 min Eugénie, à qui le type d’une perfection semblable, soit dans la mise, soit dans la personne, était entièrement inconnu, crut voir en son cousin une créature descendue de quelque région séraphique.

Elle respirait avec délices les parfums exhalés par cette chevelure si brillante, si gracieusement bouclée.

Elle aurait voulu pouvoir toucher la peau blanche de ces jolis gants fins.

Elle enviait les petites mains de Charles, son teint, la fraîcheur et la délicatesse de ses traits.

Enfin, si toutefois cette image peut résumer les impressions que le jeune élégant produisit sur une ignorante fille sans cesse occupée à rapetasser des bas, à ravauder la garde-robe de son père, et dont la vie s’était écoulée sous ces crasseux lambris sans voir dans cette rue silencieuse plus d’un passant par heure, la vue de son cousin fit sourdre en son cœur les émotions de fine volupté que causent à un jeune homme les fantastiques figures de femmes dessinées par Westall dans les Keepsake anglais et gravées par les Finden d’un burin si habile, qu’on a peur, en soufflant sur le vélin, de faire envoler ces apparitions célestes.

Charles tira de sa poche un mouchoir brodé par la grande dame qui voyageait en Écosse.

En voyant ce joli ouvrage fait avec amour pendant les heures perdues pour l’amour, Eugénie regarda son cousin pour savoir s’il allait bien réellement s’en servir.

Les manières de Charles, ses gestes, la façon dont il prenait son lorgnon, son impertinence affectée, son mépris pour le coffret qui venait de faire tant de plaisir à la riche héritière et qu’il trouvait ou sans valeur ou ridicule ; enfin, tout ce qui choquait les Cruchot et les des Grassins lui plaisait si fort, qu’avant de s’endormir elle dût rêver longtemps à ce phénix des cousins. Analyse linéaire : 7 min 30 En 1832, Honoré de Balzac, grande figure du réalisme, annonça à une mystérieuse correspondante du nom de la comtesse Eve Hanska la publication de son œuvre Eugénie Grandet .

Ce roman édité en 1830 est un des nombreux ouvrages de la Comédie Humaine .

Eugénie Grandet évoque les mœurs de la bourgeoisie sous la Restauration Française et mène également une étude de l’évolution de caractères différents au cours du temps, de l’inflexibilité et de l’avarice du père Grandet, de la perte des illusions de sa fille Eugénie, et de la transformation de son neveu, Charles, dandy romantique devenu « gentleman » pour finir en calculateur froid et cynique.

L’extrait étudié provient du chapitre II de l’ouvrage et relate la première rencontre entre la jeune Eugénie Grandet et son cousin, Charles. Ainsi, comment à travers cette première rencontre Balzac parvient-il à dresser des portraits opposés ? Nous examinerons comment, dans un premier temps, Eugénie tombe sous le charme de son cousin, puis, dans un second temps nous verrons par quels jeux subtils de points de vue, le narrateur dresse des portraits ambivalents et contrastés des deux personnages.

I.

Eugénie Grandet idéalise son cousin Charles Grandet.

Eugénie est, en effet, émerveillée par l’apparition de son cousin.

L’arrivée de son cousin est semblable à celle d’un ange descendant « de quelque région séraphique ».

Cette métaphore, comparant Charles à une « créature » céleste est accentuée par l’allitération en « s » des termes « semblables, soit, personne » qui donne au lecteur l’impression d’entendre le bruissement d’ailes d’un ange.

Ainsi, Eugénie est fascinée par la beauté resplendissante de son cousin, elle le vénère.

Cette idéalisation et cette divinisation confèrent à la scène un aspect presque irréel.

L’emploi du groupe verbal « crut voir » et du conditionnel passé « aurait voulu » à la ligne quatre complète le caractère onirique de ce tête à tête.

Eugénie ne semble pas pouvoir entrer en contact avec son cousin, elle ne peut pas le toucher, ni lui parler, comme s’il n’était pas vraiment avec elle.

Ce moment apparaît donc comme s’il n’était vécu que par la jeune fille. Ce sentiment est renforcé par le point de vue interne utilisé par l’auteur.

En effet, Balzac ne fait pas part aux lecteurs des émotions ressenties par Charles.

Malgré l’admiration que lui voue sa cousine, cette dernière est constamment placée en position de sujet « elle respirait », « elle enviait » alors que Charles est seulement complément « les petites mains de Charles ».

Le ressenti de la jeune fille est donc illustré par les nombreux verbes de perception « voir », « respirait », qui s’accompagne toujours d’une expression laudative telle que « avec délices » qui reflète combien elle voit en son cousin un idéal.

L’auteur a également recours aux synesthésies.

Cette figure de style associe l’odorat « respirait », la vue « crut voir » et le toucher « toucher la peau blanche » et donne à cette première rencontre harmonie et douceur.

Ce moment s’accompagne de la naissance de sentiments amoureux pour Eugénie. »

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