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Emanuel Swedenborg (1688-1772) On comprend aisément que ce physicien et théosophe suédois ait eu " un horizonscientifique sans bornes comme le fut bientôt sa patrie religieuse ", quand on sait que " dès l'âge de quatre ans, il prit les habitudes d'esprit les plus graves ".

Publié le 23/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Emanuel Swedenborg (1688-1772) On comprend aisément que ce physicien et théosophe suédois ait eu " un horizon scientifique sans bornes comme le fut bientôt sa patrie religieuse ", quand on sait que " dès l'âge de quatre ans, il prit les habitudes d'esprit les plus graves ". Ce document contient 142 mots soit 0 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Culture générale.


SWEDENBORG Emanuel. Né le 29 janvier 1688 à Stockholm, mort à Londres, le 29 mars 1772. Son nom évoque immédiatement les étranges spéculations dont Séra-phita de Balzac est un échantillon. Mais il ne faut pas oublier que Swedenborg fut un des plus grands ingénieurs de son temps. Après une pieuse enfance dirigée par son père, Jesper Swedberg, évêque luthérien de Skara, il commence en 1699 ses études à l’Université d’Upsal. Sa vocation scientifique se décide rapidement. En 1709, il sollicite l’aide d’Eric Benzelius, un des derniers grands humanistes, pour partir à l’étranger, afin d’y parfaire ses connaissances scientifiques. Avant son départ, il habitera quelque temps chez le savant suédois Polhem, surnommé l’Archimède du Nord. Une idylle s’ébauche avec la seconde fille de Polhem. Mais ne se sentant pas suffisamment aimé, Swedenborg renonce. Il restera toute sa vie célibataire. En 1710, il est à Londres. La pensée de Newton domine alors les esprits : sa mécanique céleste triomphe du cartésianisme. Sans le connaître personnellement, semble-t-il, Swedenborg l'étudie. En philosophie, on assiste, en ce début du XVIIIe siècle, à la diffusion des idées de Locke. Après ce séjour en Angleterre, Swedenborg voyage dans toute l’Europe : Hollande, Belgique, France, Allemagne, et rentre finalement en Suède. Il fait rapidement figure d’inventeur et de savant célèbre. Il fonde la première revue scientifique suédoise, le Daedalus hyperbo-reus. Il obtient le poste d’assesseur au Collège royal des Mines. Toute la première partie de sa vie va être ainsi consacrée à la technique et à la recherche scientifique. Son génie inventif est vraiment extraordinaire. Il imagine les sous-marins, un nouveau système d’écluses, une ébauche de la future machine à vapeur, un appareil volant, une pompe à mercure. Son influence sur le déve-loppement des arts et de l’industrie en Suède va être considérable. En 1718, au siège de Frederikshall où Charles XII devait trouver la mort, Swedenborg conçoit un système de chariots roulants pour transporter sur la terre ferme toute une flottille qui devait permettre au roi de tourner l’ennemi. Peu de domaines de la science restent en dehors de ses préoccupations. En 1719, il compose un ouvrage sur le mouvement de la terre et des planètes. Il s’intéresse à la géologie, au niveau des marées dans les temps préhistoriques. Signe d’une certaine évolution dans sa pensée, u soumet, en 1719, un mémoire au Collège royal de Médecine dans lequel il présente une théorie vibratoire de la force vitale. Peu à peu les préoccupations biologi-ques prendront le pas sur toutes les autres, En 1721, il visite les mines de la Saxe et du Harz. La même année, il publie à Amsterdam son Prodomus principiorum rerum natura-lium consacré aux principes de la chimie et de la physique. En 1729, il est admis à l’Académie d'upsal. Nouveau congé en 1733 : Swedenborg s’en va à Leipzig publier les trois volumes des Opéra philosophica et mineralia qui paraîtront en 1734 : cette publication est financée par le duc de Brunswick. La même année paraît également à Leipzig le Prodromus de infinito et causa finali creationis deque mechanismo animae et corporis, consacré plus spécialement à la biologie. On peut considérer les années 1736-1744 comme les « années tournantes » dans la vie de Swedenborg. Au moment même où son génie de philosophe de la nature parvient à son plein épanouissement avec son livre Oeconomia Regni animalis publié à Amsterdam en 1740-1741, où il est élu membre de l’Académie royale de Stockholm, où de nouveaux voyages lui font parcourir successivement la Hollande, la Belgique, la France, l’Italie, des phénomènes curieux envahissent son psychisme. A partir de 1736, étonné de ces manifestations extraordinaires, il note ses états d'âme, ses rêves. Il passe par des états qu’il appelle de « deliquium » : vertiges, vision de lumière, sommeil suivi d’impression de renouvellement. De tout temps, d’ailleurs, il semble bien que Swedenborg ait pratiqué des exercices de méditation intense, par suspension respiratoire. Mais désormais, ces états étranges s’imposent à lui. Du point de vue clinique, il s’agirait du stade initial de la schizophrénie, la crise aiguë se manifestant en 1743-1745, pour faire place à un nouvel équilibre qui se prolongera jusqu’à sa mort. En tout cas, en pleine crise, il publiera son Regnum animale à Amsterdam (1744-1745) et il continuera d’exercer ses fonctions d’assesseur des mines jusqu’en 1747. Mais la transformation s’opère : Swedenborg considère comme sa mission particulière la communication avec les esprits et les anges. Cet homme qui a passé sa vie (il a maintenant cinquante-cinq ans) à l’exploration du monde terrestre, va pendant trente ans explorer le monde supra-sensible, le décrire, en donner la topographie, en décrire les mœurs et les habitants. Dans une auberge de Londres, en 1745, une vision du Christ le confirme définitivement dans sa mission. C’est en 1745 qu’il écrit un extraordinaire commentaire des premiers chapitres de la Genèse : De cultu et amore Dei, ouvrage mi-scientifique, mi-religieux, qui rappelle parfois certaines pages de Milton. Il commence d’ailleurs à noter ses réflexions sur la Bible : les Adversaria in Libros Veteris Testamenti ne paraîtront qu’après sa mort. En 1747, il démissionne de sa charge d’assesseur pour se consacrer entièrement à sa mission : dévoiler les mystères du monde céleste. De 1749 à 1756 paraissent les huit volumes des Arcanes célestes, en 1758, la Nouvelle Jérusalem. Le 19 juillet 1759, il voit de Göteborg un incendie à Stockholm. Ce phénomène de vision à distance, ses entretiens avec les esprits, la tranquille assurance avec laquelle il se meut dans le merveilleux le rendent bientôt célèbre dans toute l’Europe. Cette renommée lui vaudra notamment de faire l’objet du livre de Kant :Les Songes d'un visionnaire expliqués par les songes de la métaphysique (1766). Ce visionnaire reste d’ailleurs parfait homme du monde, bon citoyen, qui en janvier 1761 intervient à la Diète suédoise et discute de problèmes financiers. Sa propagande personnelle est très bien organisée. Ses livres sont envoyés aux personnages importants de tous les pays d’Europe. Sa réputation de savant n’est pas oubliée, bien qu’il ait abandonné tout travail scientifique. En 1762, l’Académie des Sciences de Paris fera traduire son traité sur le fer, tiré des Opéra philosophica et mineralia, pour faire partie de sa Description des arts et métiers. En 1768, il publie le De Amore conjugiali, qui ouvre à l’amour la durée et l’espace sans fin du monde céleste, affirmant la permanence de la vie conjugale dans l’au-delà. Swedenborg pense qu'il aura lui-même pour épouse céleste la comtesse de Gyllenborg. L’Église officielle suédoise commence à s’inquiéter : n’a-t-il pas annoncé le Jugement dernier, c’est-à-dire la fin de l’Église actuelle et l’avènement d’une Eglise nouvelle fondée sur ses révélations. Le 22 mars 1769, il est déclaré hérétique. La même année il publie encore un ouvrage sur le rapport entre l’âme et le corps (son éternel problème) et l’année suivante, sur La Vraie Religion chrétienne. Il part en voyage pour Paris, puis Londres, et c’est à Londres qu’il meurt, après avoir été assisté d’un pasteur, lui-même, semble-t-il, déjà swedenborgien. Car rapidement une église swedenborgienne se constitue, sa pensée influence fortement la deuxième moitié du XVIIIe siècle et tout le début du XIXe siècle; ce rayonnement n’est pas étranger à la constitution de l’esprit romantique. Il est difficile d’apprécier exactement la signification historique de Swedenborg. Faut-il voir en lui, avec Dumas, un des pères de la cristallographie moderne, un précurseur génial dans le domaine biologique ? Faut-il plutôt considérer l’influence très grande qu’il a exercée sur les débuts de la littérature moderne ? On ne peut en tout cas rester insensible au mystère de cette personnalité.

« Emanuel Swedenborg 1688-1772 On comprend aisément que ce physicien et théosophe suédois ait eu “ un horizon scientifique sans bornes comme le fut bientôt sa patrie religieuse ”, quand on sait que “ dès l'âge de quatre ans, il prit les habitudes d'esprit les plus graves ”.

Il était docteur en philosophie lorsqu'il publia deux volumes de poésies latines, Badinages innocents d'un jeune lettré , qui tiennent dans sa carrière une place moins grande que le mérite d'avoir transporté l'artillerie lourde de Charles XII, auquel Emanuel Swedberg dût le droit de prendre le nom aristocratique de Swedenborg.

A l'âge de cinquante-sept ans, Swedenborg, favorisé de visions surnaturelles, abandonna ses travaux et, durant les vingt-sept dernières années de sa vie, se consacra à la théosophie.

Il a exposé sa doctrine et ses visions dans : Arçonna caelestia, De c œlo et inferno, De nova Hierosolyma , etc.. »

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