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chouannerie.

Publié le 07/12/2021

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chouannerie. n.f., mouvement insurrectionnel de paysans contre-révolutionnaires de la
France de l'Ouest. Tirant son nom du sobriquet donné à Jean Cottereau, dit Jean Chouan,
qui imitait le cri de la chouette, la guerre des Chouans fut très différente de celle des
Vendéens. Région rurale de bocage, connaissant une solide tradition de révoltes antifiscales et
de méfiance vis-à-vis des villes, la Bretagne devint dès 1791 un foyer de résistance à la
politique suivie par les révolutionnaires de la capitale. Tardivement christianisée, mais attachée
au catholicisme, la Bretagne fut de ce fait particulièrement sensible à la politique religieuse de
la Révolution (réorganisation de la carte des paroisses, déportation des prêtres réfractaires à
la Constitution civile du clergé). N'ayant pas directement participé à l'insurrection vendéenne,
elle devint la terre d'accueil des rescapés après la défaite de Savenay (décembre 1793), et
durant la répression terroriste organisée par le général Turreau et ses « colonnes infernales «.
Une révolte larvée gagna alors l'est de la Bretagne et le Maine. Après une période d'accalmie,
que favorisa une loi d'amnistie des chouans, la tentative ratée de débarquement des émigrés
à Quiberon, en juin 1795, ralluma l'agitation des campagnes bretonnes.

Une guerre de partisans.
Beaucoup moins organisés que les Vendéens, qui bénéficiaient d'un encadrement
aristocratique, les chouans ne contrôlèrent jamais véritablement un territoire. Mais ils
multiplièrent les coups de main, rendant les campagnes très peu sûres. De ce point de vue,
la chouannerie s'inscrit autant dans la tradition des jacqueries d'Ancien Régime que dans les
résistances à la Révolution française. Par une politique d'apaisement religieux, mais aussi
d'intimidation brutale, le général Hoche parvint à désarmer la chouannerie au cours de l'été
1796. L'automne 1799 connut une nouvelle vague de violence et Le Mans fut occupé
pendant plusieurs jours. La paix avec l'Angleterre (1802), qui fournissait les armes et les
munitions, sonna la fin de cette insurrection rurale. La chouannerie se perpétua encore
quelque temps sous la forme de complots parisiens, comme celui que tenta d'organiser
Georges Cadoudal, qui fut exécuté à Paris le 25 juin 1804. Après un bref renouveau
pendant les Cent-Jours, la chouannerie disparut complètement. Les anciennes campagnes
chouannes restèrent pourtant fidèles à un esprit de résistance à l'administration parisienne,
qui se manifesta très longtemps par une nette opposition électorale aux républicains, puis à
la gauche. Ce particularisme électoral s'atténua en 1981, lorsque le parti socialiste obtint
en Bretagne la majorité aux élections présidentielle et législatives.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Balzac (Honoré de)
Cadoudal Georges
Charette de la Contrie (François Athanase de)
Cholet
Cottereau Jean, dit Jean Chouan
Hoche Lazare
Révolution française - La Convention jacobine et la Terreur (2 juin 1793-27 juillet
1794)
Stofflet Jean Nicolas
Vendée (guerres de)
Les livres
chouannerie, page 1090, volume 2

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