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Cachemire.

Publié le 06/12/2021

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Cachemire.
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PRÉSENTATION

Cachemire, territoire de la partie nord du sous-continent indien, bordé au nord par l'Afghanistan et la Chine, à l'est par la Chine, au sud par les États d'Himachal Pradesh et
du Pendjab indiens et, à l'ouest, par les provinces de la Frontière du Nord-Ouest et du Pendjab pakistanais.
L'Inde et le Pakistan revendiquent tous les deux la totalité du Cachemire, qui a été partagé entre ces deux États en 1947. L'Inde contrôle la plus grande partie du territoire,
sous le nom de Jammu-et-Cachemire ; le Pakistan administre la partie restante (la partie nord-ouest), appelée Azad-Cachemire (Cachemire libre).
La capitale du Jammu-et-Cachemire est Srinagar. Sa superficie est de 220 000 km2 et il compte environ 7 718 700 habitants (estimation de 1991).
Le centre administratif de l'Azad-Cachemire est Muzaffarabad. Sa superficie est de 84 000 km2 et il compte environ 2 800 000 habitants (1994).

2

GÉOGRAPHIE ET POPULATION

Le Cachemire est essentiellement montagneux et comprend trois régions : au sud, le Jammu (capitale d'hiver), dans le Moyen Himalaya, de population hindoue ; au nord,
dans le Grand Himalaya, les hautes montagnes du Karakorum, où est situé le K2, deuxième sommet du monde, et une partie du Ladakh, région de langue tibétaine ; au
centre, la vallée du Cachemire, haute plaine située à 1 500 m d'altitude, arrosée par la Jhelam, foyer historique de la civilisation du Cachemire, à majorité musulmane.
L'Indus traverse la région. La majorité de la population est musulmane (70 p. 100). Les hindous et les sikhs (28 p. 100) se concentrent dans le Sud, autour de Jammu ; il
existe une minorité bouddhiste dans le Nord-Est.

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RESSOURCES, FAUNE ET FLORE

Le Cachemire est riche en gibier, dont la chèvre markhor et l'ibex (chèvre sauvage), le cerf et l'ours. La plus grande partie de la population vit de l'agriculture (riz, maïs, blé
et oléagineux). Dans les montagnes est pratiqué l'élevage nomade de buffles, de vaches, de moutons, de chèvres et de volaille. La vallée centrale est renommée pour ses
industries de la laine et de la soie, son artisanat de luxe et ses lieux de villégiature

4 HISTOIRE
4.1 Des origines à la partition de 1947
Le Cachemire est un pays ancien, dont le nom, selon la légende, viendrait des Khasi, un peuple installé dans les montagnes du Nord plusieurs siècles avant l'ère chrétienne.
La région est, à l'origine, une forteresse de l'hindouisme ; le bouddhisme est introduit vers 245 av. J.-C.
Zone stratégique de par sa situation géographique, le Cachemire a toujours été l'objet de conquêtes et de rivalités. À partir du milieu du XIVe siècle apr. J.-C., les sultans
musulmans, après la mort du dernier souverain hindou, contrôlent la région pendant deux siècles. Akbar, l'empereur moghol de l'Hindoustan, conquiert le Cachemire entre
1586 et 1592 et l'inclut dans son empire. Partie intégrante de l'Afghanistan de 1756 à 1819, le Cachemire est ensuite conquis par Ranjit Singh, le maharaja sikh du Pendjab.
En 1846, Galub Singh, le roi de Jammu, conclut un traité avec la Grande-Bretagne -- qui contrôle alors la plus grande partie de l'Inde -- et est confirmé roi du Cachemire.

4.2

De la partition à nos jours

Dès la division des Indes britanniques en république de l'Inde et Pakistan, en août 1947, une importante partie de la population à prédominance musulmane du Cachemire
demande son rattachement au Pakistan, État musulman. Le maharaja alors au pouvoir, Hari Singh, un hindou, résiste au mouvement propakistanais. Le Pakistan envahit la
région ; le maharaja réplique en signant le traité d'entrée dans l'Union indienne. Par la suite, l'Inde envoie des troupes au Cachemire et contraint le Pakistan au retrait. Sous
la médiation des Nations unies, un accord de cessez-le-feu est conclu entre les deux pays en janvier 1949. Les tentatives ultérieures des Nations unies pour assurer le
retrait des troupes et organiser un référendum (promis par l'Inde) satisfaisant les deux parties sont un échec. De graves incidents frontaliers se produisent de nouveau en
1965 et en 1971. Voir conflit indo-pakistanais.
Depuis la fin des années cinquante, des litiges frontaliers existent également entre l'Inde et la Chine, qui occupe depuis 1962 l'Aksai Chin, le nord du Ladakh. En outre, en
mars 1963, la Chine signe avec le Pakistan un traité que ne reconnaît pas l'Inde, lui accordant 5 100 km2 du Karakorum.
Le mouvement séparatiste se manifeste de nouveau à partir de 1988 et l'Inde augmente sa pression militaire dans la région. Les tensions, apparues au début de 1990,
s'exacerbent avec les violents affrontements entre les forces indiennes et les séparatistes, que l'Inde accuse d'être soutenus et armés par le Pakistan.
En 1998, les essais nucléaires en Inde et au Pakistan ravivent les tensions et de violentes attaques opposent, en juin et juillet 1999, les forces indiennes aux guérilleros
musulmans infiltrés du Pakistan au Cachemire indien. Les opérations militaires, qui font plus de 1 000 morts en deux mois (25 000 en dix ans), sont suspendues au mois
d'août de la même année. Mais toute tentative de dialogue semble compromise, l'Inde refusant l'internationalisation du conflit réclamée par le Pakistan, qui soutient, pour
sa part, le droit à l'autodétermination des Cachemiris. La tension s'accroît encore après l'attentat perpétré en octobre 2001 contre le Parlement provincial de Srinagar, la
capitale d'été du Cachemire indien, qui fait quarante morts. Revendiqué par un groupe de guérilla basé au Pakistan, il marque le début d'une nouvelle période de
dégradation des relations entre l'Inde et le Pakistan, dans un contexte international tendu, au lendemain des attentats qui ont touché les États-Unis le 11 septembre. Les
deux pays, qui disposent de l'arme nucléaire, placent leurs armées en état d'alerte maximum au mois de décembre, tout en cherchant à maintenir le dialogue, que la
communauté internationale encourage et qui semble devoir prévaloir.
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