Databac

AUTRUI

Publié le 30/06/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : AUTRUI. Ce document contient 2223 mots soit 4 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Cours.

« Quels rapports entre ma conscience et celle d'autrui ? C'est à cette question que renvoient de très nombreux sujets. Pour y répondre, on s'attachera à l'analyse des différentes figures d'autrui, telles qu'elles ont pu être philosophiquement pensées. La conscience de soi que pose, au terme du doute, le « Je pense, donc je suis » de Descartes, détermine une première vérité indubitable. Mais elle paraît enfermer le sujet dans sa solitude : l'existence d'autrui est d'abord incertaine, elle n'est découverte qu'ensuite, par une démarche qui assure la conscience de la vérité de ses représentations. Autrement dit, autrui paraît ici second, déduit en quelque sorte d'un moi originaire. Remarque : On nomme solipsisme la théorie (jamais soutenue, car difficilement soutenable) selon laquelle il n'existerait pour une conscience d'autre réalité qu'elle-même. Que les consciences puissent se donner « le ridicule d'un solipsisme à plusieurs, telle est la situation qu'il faut comprendre » (Merleau-Ponty). LE RESPECT DU SEMBLABLE : LA PERSONNE ? Sur le plan moral, l'usage de la notion de « semblable » dans des formules comme : « il faut secourir son semblable », met encore l'accent sur une solidarité des personnes que le concept d'autrui ne suggère pas nécessairement (« les autres », c'est-à-dire « les étrangers »). ? Kant nous invite à respecter en autrui notre semblable, parce qu'il est, comme nous, une personne, un être capable de se déterminer par la raison (cf. le devoir, la personne). ? Cette notion de personne prolonge une tradition judéo-chrétienne qui pose qu'autrui, comme moi, est fils de Dieu, créature faite à l'image de son Créateur, et par conséquent, frère ou ennemi, mon semblable. AUTRUI, MON SEMBLABLE PAR SA RAISON Si Descartes ne pose pas la question d'autrui, ce n'est naturellement pas parce qu'il se croit seul au monde. La philosophie classique en effet conçoit implicitement autrui comme un autre moi, qui ne pose pas problème. Le « Je » du « Je pense » n'est pas seulement celui de René Descartes, mais celui de tout être capable de penser. L'altérité d'autrui est inessentielle : ce par quoi nous sommes semblables, notre raison, importe davantage que ce par quoi nous différons, notre corps, notre affectivité, nos expériences,... ...»

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓