Analyse linéaire LE MAL Rimbaud
Publié le 19/04/2026
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«
LE MAL – RIMBAUD
Présentation :
• Arthur Rimbaud
• les Cahiers de Douai
• Émancipation créatrice
Intro : Rimbaud poète du 19e siècle a composé cet ouvrage alors qu’il avait 17 ans.
Il était
révolté contre la société de son temps, le second empire dirigé par N3.
Dans son sonnet intitulé Le
mal, le poète dénonce la guerre notamment celle entre la France et la Prusse en 1870 et la religion
catholique d’où le titre Le Mal qui s’applique pour lui à ces deux éléments.
Problématique : Comment Rimbaud, dans le cadre contraint du sonnet et de l’alexandrin, utilise une
esthétique du contraste et de la dissonance afin de dénoncer la nature du « mal » que désigne le
titre..
Mvmts : Dans ce texte nous allons étudier dans un
• 1er mouvement, v1 → v6 : représentation picturale de l’horreur du combat
• 2ème mouvement, v7 → v8 : introduit le thème de la Nature
• 3ème mouvement, v8 → v14 : la misère et la tristesse du peuple
1er mouvement, v1 → v6 : représentation picturale de l’horreur du combat
Repérage
Procédés
Effet produit, interprétation
V1 tandis que
Locution conjonctive
Valeur temporelle (pdnt que)
et nuance adversative (alors
que)
inscrit le discours dans le
régime de la contradiction
V1 crachats rouges
Enjambement à la césure
entre nom et adjectif
juxtaposition 2 accents
toniques de part et d’autre de la
césure
Place lecteur dans l’inconfort
accentué par
créant insistance un peu
stridente qui accompagne et
accentue la violence visuelle de
l’évocation
Crachats rouges de la mitraille
Métaphore
décrivant le feu des armes,
suggère une sorte d’insulte, de
sacrilège à l’encontre de la
sérénité céleste.
allitération en r
assonance en a
Consonne rugueuse
voyelle la plus ouverte
portent l’agressivité
Dissonance car commence sur
syllabe tonique
Crée accentuation stridente
appuie le sens du verbe siffle
césure après préposition
«par», non accentuée, c’est
donc «jour» qui porte accent
détruit bel équilibre de la
symétrie traditionnelle de
l’alexandrin, vers
V2 sifflent tout le jour par /
l’infini du ciel bleu
fort
sifflent tout le jour par / l’infini assonance est ici en i associée
du ciel bleu
à consonnes sifflantes s et f
déséquilibré, irrégulier
créant un fort contraste avec le
vers précédent
Rouge et bleu
Intense contraste visuel
Oppose le rouge des crachats et
accompagné des contrastes
le bleu du ciel,
phonétiques et des dissonances
rhytmiques
V3 qu’écarlates ou verts, près
du Roi qui les raille
Continue allitération en r
alternent é/è et les a
Opposition plan phonétique qui
reproduit le contraste
chromatique écarlates ou
verts (couleurs des armées
française et prussienne)
Le Roi qui raille
périphrase
Peut désigner N3 aussi bien
qu’un prince prussien ou que
n’importe quel tyran fauteur de
guerre.
Ici s’affirme le pacifisme de Rimbaud qui ne choisit pas de camp. Bataillons en masse Nom au pluriel + expression Soulignent une destruction qui efface toute individualité et réduit les êtres à une masse indistincte et déshumanisée Une folie//épouvantable Enjambement à la césure Accentue poids long adjectif identifiée comme la cause du carnage, permet à R de récuser toute justification politique pour la guerre , broie Verbe placé à la rime Est violent et particulièrement mis en relief par la , qui le sépare de son sujet Tas fumant N’est pas sans évoquer une réalité véritablement excrémentielle Jusqu’ici le scandale de la guerre ne se dit que par : • la violence des contrastes et des dissonances ( qui incarnent sur le plan poétique la teneur polémique du texte) • une subversion du registre épique qu’opère le poète qui en utilise les procédés non pour glorifier.... »
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