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A la musique

Publié le 20/05/2026

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« A la musique Introduction : -poète symboliste du 19eme siècle -Auteur des cahiers de Douai à 16ans -avide d’écriture et surtout de liberté fuit Charleville(déteste)/famille à 15 ans en aout 70 (1er type d’émancipation) -Printemps 70 France/Prusse plus en plus proche -22 poèmes réparties en deux dont « A la musique » - « A la musique » = 9 quatrains en alexandrins réguliers -Le poème montre une scène de vie « Place de la gare à Charleville » familière à Rimbaud et pour laquelle il voue certainement un profond mépris. Problématique : Nous nous demanderons comment la poésie de Rimbaud en dénonçant les mœurs écrasant de la société, devient un terrain de liberté et d’expression des désirs ? Plan : Dans un premier temps, nous verrons par quels moyens l’auteur fait le portrait réaliste et moqueur d’une société burlesque, pour ensuite dans un second temps glorifier la basse population, figure de la liberté. I- Le portrait réaliste d’une société burlesque L' e n - t ê t e p l a c e d ' e m b l é e l e p o è m e d a n s u n c a d r e s p a t i o temporel réaliste.

« Place de la gare » un lieu de passage, de rencontre mais aussi premier lieu de départ, d’émancipation. Les premiers vers se démarquent par leur caractère réaliste et semblent ouvrir sur une histoire vécue.

Le premier quatrain accentue le réalisme notamment vers 1 avec la description d’une « place taillée » et de ses « mesquines pelouses » ici l’adjectif mesquines personnifie pelouses laissant penser comme pour « la place taillée » que cet endroit est un lieu dénaturalisé par l’homme, aseptisé, ne laissant aucune imperfection.

La proposition subordonné relative « Square où tout est correct, les arbres et les fleurs » vers 2, confirme cette conformité en dessinant un lieu sans aucune fantaisie dominé par une rigueur excessive et caricaturale de la bourgeoisie. Cette bourgeoisie est en premier lieu caractérisé par leur volonté de se montrer avec tout d’abord cette habitude « les jeudis soir » vers 4 où ils se réunissent pour voir « l’orchestre militaire » vers 5 où ils « parade » « aux premier rangs » vers 7 et montrent leurs « breloques à chiffres » vers 8 avant de seulement « souligné tous les couacs » vers 9 prouvant qu’ils ne sont guère intéressé par la musique mais bien par le fait d e s e m o n t r e r.

R i m b a u d l e s c a r a c t é r i s e p h y s i q u e m e n t p a r l e u r embonpoint.

En effet au vers 10 avec l’utilisation des adjectifs « gros/grosses, bouffis » et le verbe « traînent », ils sont appelés par Rimbaud « bureau » les montrant comme passant leur journée assis ou encore comparés à des « cornacs » vers 1 2 .

To u t s e m b l e o b è s e c h e z c e s p e r s o n n e s . Mais aussi ridiculisé par l’auteur au vers 16 avec « fort sérieusement » ici Rimbaud les méprises et dénonce une morale de façade.

Mais aussi au vers 17 et 18 avec « rondeur » et bedaine » et enfin avec la « contrebande » du tabac vers 19.

On remarque une assonance en « B » qui alourdi et pèse sur le poème et une autre en « OU » qui d i s t i n g u e c e p r i n c i p e d e r o n d e u r.

O n y p e r ç o i t d o n c i c i t o u t e l ’ i r o n i e e t l ’ h u m o u r d e l ’ a u t e u r. II- la basse population, figure de la liberté. À partir du sixième quatrain, un nouveau groupe fait son entrée dans le poème, occupant la place publique et les a b o r d s d u s q u a r e .

I l s ’ a g i t d e s « v o y o u s » ( v.

2 1 ) , p l a c é s e n fin de vers et mis en relation par la rime avec les « pioupious » ( v.

2 3 ) , d e s i m p l e s s o l d a t s .

C e s e c o n d e n s e m b l e a p p a r t i e n t à une classe sociale beaucoup plus humble, parfois en marge. Leur attitude contraste fortement avec celle des bourgeois, toujours soucieux d’être vus.

Eux fument des cigarettes bon m a r c h é e t s.... »

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