Pâtis (pâture) (étymologie)
Pâtis (pâture) vient du latin populaire pasticium sur pastus, participe passé passif de pascere. Pâture vient également de pastus par le bas latin pastura. Dérivés : pâturer, pâturable, pâturage. Le participe pastus a donné past en ancien français. Le mot s'est combiné avec le verbe ancien apaistre (repaître) pour former le mot appât qui a d'abord signifié «aliment» avant de désigner la «nourriture dont on se sert pour attirer le poisson ou toute autre future victime ». Le pluriel de appât était autrefois appas. Comme dans tous ces cas, la marque s du pluriel faisait disparaître le t final du singulier (jusqu'au milieu du XIXe siècle, on écrivait par exemple : un enfant, des enfans). Cette forme appas est restée dans la langue française pour évoquer les « charmes féminins ». Verbe dérivé : appâter. Le verbe pascere a engendré en latin classique le mot pascuum (pâturage), puis pascuaticum (même sens) en latin populaire, ce qui a donné pacage en français. Ne pas confondre pacage avec le mot package parfois emprunté à l'anglais (emballage). Le mot pâquis résulte d'un croisement du mot ancien pasquier (latin populaire pascuarium = « pacage ») avec pâtis. Enfin repas (anciennement repast) est fait sur le participe passé passif de repaître (voir ci-dessus past).