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PAPANDRÉOU Andréas

PAPANDRÉOU Andréas (1919-1996)

Homme politique grec, Premier ministre de 1981 à 1989 et de 1993 à 1996.

Andréas Papandréou est fils de Georges Papandréou (1888-1968) qui fut à plusieurs reprises Premier ministre de la Grèce (1944-1945 ; 1963-1965). Torturé sous la dictature de Ioannis Metaxas, il est libéré par la Sécurité en 1941. A. Papandréou part aux États-Unis, où il mène une carrière universitaire en tant qu’économiste, ainsi qu’en Suède et au Canada. De son premier mariage avec Margaret Tsant, il a quatre enfants, dont Georges Papandréou, futur ministre des Affaires étrangères grec. Il épousera en noces tardives Dimitra Liani, qui déchaîne la presse à scandales.

De retour en Grèce en 1959, A. Papandréou entame une carrière politique en 1962. Il est alors élu député d’Achaïe (Parti de l’union du centre, dirigé par son père). En 1964-1965, il est ministre de la Présidence du gouvernement, vice-ministre des Finances et de l’Économie. Il est en butte à une violente hostilité des forces de droite. La dictature des colonels (coup d’État du 21 avril 1967) l’arrête puis le libère en 1968. Il s’exile en Suède, puis au Canada jusqu’en 1974.

Dès le rétablissement de la démocratie, A. Papandréou rentre en Grèce et fonde le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), dont il est le président, et qui va devenir le premier parti d’opposition (1977), avant de remporter les élections législatives en 1981. Il forme alors un gouvernement dont il est à la fois Premier ministre et ministre de la Défense. Réélu en 1985, il est battu en 1989, échec notamment lié au scandale financier Koskotas. Il retrouve le pouvoir en 1993 et le conserve jusqu’à sa mort à Athènes en 1996. Durant ces années, il met en œuvre son programme socialiste de développement économique et social. Homme politique très populaire, nationaliste, au rayonnement international certain, A. Papandréou a dominé la vie politique de son pays pendant 35 ans, lui a assuré une voix autonome sur la scène internationale et a œuvré pour la réconciliation nationale.

Papandréou, Andréas (né à Chio en 1919) ; homme politique grec.

Formé aux Etats-Unis, il mène une carrière politique à son retour en Grèce. Modernisateur et réformiste, il tente de rallier les forces progressistes et critique l’immobilisme politique de son père. Il doit s’exiler après le coup d’État de 1967. Il fonde en exil le mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et noue de très nombreux contacts avec les sociaux-démocrates européens. Après le rétablissement de la démocratie en 1974, il connaît des succès électoraux grâce à une stratégie d’alliance à gauche. En octobre 1981, après une campagne où il a su jouer de son charisme et de ses talents d’orateur, il remporte les élections législatives et constitue un gouvernement. Entreprenant de vastes réformes intérieures, il tente de quitter l’Alliance atlantique, se rapprochant du mouvement des Non-Alignés. Procédant à un renouvellement des cadres, il favorise l’ascension d’une nouvelle génération de technocrates mais provoque une certaine désorganisation des rouages de l’État. Remportant de nouveau les élections de 1985 malgré la crise économique et la réintégration du camp occidental, et après l’adhésion à la CEE, il doit faire face à des scandales politico-financiers et aux critiques dénonçant son pouvoir personnel. En 1989 il doit céder la place à la droite mais retrouve son poste de Premier ministre en 1993.

Bibliographie : J. Catsiapis, « En Grèce, le pouvoir sans partage d’A. Papandréou », dans Projet, sept.-oct. 1985.

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