PANINI
PANINI. Ce théoricien de la grammaire sanscrite est le plus illustre de l’histoire littéraire indienne, et son œuvre est la plus ancienne qui nous soit connue. On l’appelait aussi, du nom de sa mère, Dâksïputra et Dâkseya; il naquit à Çalâtura, dans le Kandahar (non loin des villes actuelles de Peshawar et Attok), mais il passa presque toute sa vie à Taxila. On pense qu’il vécut après les grammairiens Yâska et Çaunaka, vers le IVe siècle avant notre ère. Dans son enfance, dit la légende, il était si piètre élève, si peu intelligent, qu’il fut mis à la porte de l’école. Mais un peu plus tard, grâce à Shiva, il devint un maître du savoir; le dieu lui ouvrit le domaine des sciences grammaticales, et lui révéla directement une partie de son célèbre recueil de trois mille neuf cent quatre-vingt-seize aphorismes ou « sütra », en huit volumes qui forment la première Grammaire sanscrite. De fait, Pânini, qui est considéré comme le fondateur du sanscrit classique, semble avoir utilisé certains traités antérieurs remontant à l’époque védique. Son œuvre a suscité de très nombreux commentaires, dont le principal est le Mahâ-Bhâshya de Patanjali. Selon la légende, Pânini aurait été tué par un lion.