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PAN KOU

PAN KOU (appellation honorifique, Mêng Tsien). Historien, poète et philosophe chinois né à une date inconnue, mort en 92 de l’ère chrétienne. L’on ne sait presque rien de sa jeunesse. Il fut incarcéré une première fois, sous l’inculpation d’avoir falsifié l’histoire nationale, et fut libéré grâce aux efforts de son jeune frère, le fameux général Pan Tch’ao, qui réussit à le disculper devant l’empereur. Celui-ci lui confia alors la rédaction de la biographie au premier empereur des Han postérieurs, Kouang Wou-ti (mort en 57). Plus tard Pan Kou embrassa le parti du rebelle Teou Hien (mort en 92) et raccompagna en Mongolie, où ce général combattit avec succès les tribus turques qui troublaient la frontière. Pan Kou fut de nouveau jeté en prison, et y mourut sans avoir pu terminer sa grande œuvre historique, le Han chou, qui avait été commence par Sseû-ma Ts’ien et qu’il avait repris au point où ce dernier l’avait laissé, le continuant, selon la même méthode de composition, utilisant d’ailleurs les matériaux déjà réunis par son père Pan Piao (3-54 de notre ère); c’est à Pan Kou, notamment, que l’on doit le précieux supplément bibliographique du Ts’ien Han chou, grâce auquel on connaît les titres de nombreuses œuvres anciennes, aujourd’hui perdues; l’ouvrage fut achevé par sa sœur. Notre auteur écrivit aussi deux compositions en prose rythmée (fou) en l’honneur des deux capitales, Tch’ang-ngan et Lo-yang, respectivement intitulées Si tou fou et Tong tou fou. Il laissa également un écrit, précieux pour les renseignements qu’il donne sur le gouvernement des Han antérieurs, connu sous le titre de Traité général de la tigresse blanche [Po hou t’ong], dont Tjan Tjoe Som a publié, à Leyde, en 1949, une traduction anglaise.