PALUDAN-MÜLLER Frederik
PALUDAN-MÜLLER Frederik. Écrivain danois. Né le 7 février 1809 à Kjerteminde (Fünen), mort à Copenhague le 29 décembre 1876. Son père, évêque protestant d’Aarhus, fut nommé en 1819 au siège d’Odensee et c’est dans cette ville que le jeune Frederik fit ses premières études, à l’école latine. Inscrit à l’Université de Copenhague en 1828, Paludan-Müller était encore étudiant en droit lorsqu’il fit des débuts littéraires assez remarqués avec son drame L’Amour à la Cour [1832], qui fut suivi d’un poème d’inspiration byronienne, La Danseuse [1833], d’un conte à la manière orientale, La Fuite de Zuleima [1834] et d’un drame lyrique Amour et Psyché [Amor og Psyché, 1834], où se manifestait déjà le goût de l’auteur pour une antiquité imprégnée de romantisme, — cf. les poèmes Vénus (1841), Noces d’une dryade [1844] et Tithon (1844). Licencié en droit (1835), Paludan-Müller ne parut pas au barreau et, après avoir accompli un tour d’Europe de 1838 à 1840, il mena à Copenhague une vie de plus en plus retirée, consacrée uniquement à la littérature. Marié depuis 1830 à la femme de lettres Charité Borch, il s’orienta de plus en plus vers une poésie d’inspiration religieuse dans des œuvres telles que : Le Paradis [1861], La Mort d’Abel [1844], Caïn, Ahasvérus (1853), Kala-mus (1854), Benoît de Nursie [1861], rassemblés après sa mort dans le volume intitulé Six Poèmes [ 1883]. Mais l’œuvre la plus importante de Paludan-Müller, restée malheureusement incomprise du public contemporain, est sa grande épopée satirique Adam Homo (trois volumes, 184148). Dans la dernière période de sa vie, Paludan-Müller écrivit un long roman social, Ivar Lykkes (trois volumes, 1866-73).