OSTROVSKY Nicolas
OSTROVSKY Nicolas. Romancier russe. Né le 29 septembre 1904 au village de Vilija (gouvernement de Volhynie, aujourd’hui en Ukraine), mort à Moscou le 22 décembre 1936. Dans sa prime jeunesse il avait été pâtre, puis, à l’âge de onze ans, aide au buffet de la gare de Sepetovka; il y travaillait de dix à douze heures par jour et, bien souvent, échangeait son maigre dîner contre la permission de lire les journaux et les revues du kiosque de la gare. A quinze ans il s’engagea dans l’armée rouge et s’y distingua par un courage qui lui valut des éloges officiels. Grièvement blessé à la tête et au ventre lors d’un combat près de Lwow, le 19 août 1920, Ostrovsky mit plus d’un an à se remettre; toutefois, son œil droit restait presque totalement perdu et le gauche avait une acuité visuelle fort réduite. Devenu, en août 1924, membre du parti communiste, il se consacra à la jeunesse locale, mais, dès la fin de cette même année, il fut obligé de garder le lit par suite d’une ankylosé qui immobilisait petit à petit ses articulations. Condamné à l'inaction, mais désirant être encore utile, il décida d’écrire un roman autobiographique. Commencé en novembre 1930, tantôt écrit à l’aide d’une réglette (il ne voyait presque plus rien), tantôt dicté aux membres de sa famille, le roman Et l’acier fut trempé fut terminé en 1932 et parut en feuilleton dans la revue La Jeune Garde, avant d’être publié en volume (1935). Encouragé par le succès de sa première œuvre, Ostrovsky commença, dès 1934, un nouveau roman, Nés de la tempête , dont l’action se passe dans la Pologne anti-bolcheviste des années 1920-1922. Il venait de terminer le premier volume lorsque la mort le surprit.