ONDREJOV Ludo
ONDREJOV Ludo (pseud. de Ludovit Mistrik). Romancier, conteur et poète slovaque. Né le 19 octobre 1901 à Slanje pri Varazdine (Croatie), mort le 18 mars 1962 à Kostiviarska. Sa vie et son œuvre sont marquées pour toujours par la montagne de sa Slovaquie centrale où il participe à l'Insurrection nationale de 1944. Relativement tard, il se fait connaître par ses poésies de tendance « ruraliste » au sens social certain et empreintes de mélancolie : Martin Nociar Jakubovie (1932), Sans retour [ 1932], Illusions [ 1936] et Chansons à boire [1941]. Il a plus de succès avec ses livres pour la jeunesse bâtis sur un double thème — la vie des montagnards et les contrées exotiques : Contes de la montagne, L’Homme et le cheval, Carnet d’Afrique [1936], A travers les montagnes de Sumatra [1936], etc. Sa véritable importance littéraire et sa popularité qui ne se démentent pas résident cependant dans la création d’un courant spécifique, typique de la littérature slovaque des années 30 et 40, « la prose lyrique », inspirée apparemment de Giono et de Ramuz — et dont on peut également citer comme adeptes Margita Figuli, Dobroslav Chrobâk (1907-1951) et Frantisek Svantner (1912-1950). Les tenants de ce mouvement choisissent comme « héros » des hommes taillés tout d’une pièce, durs, violents, mais purs, droits et humains — le plus souvent des montagnards. Pour mettre en relief de telles figures et pour atteindre un style épique et puissant, ils utilisent certains moyens expressifs du lyrisme. Il en va ainsi dans la trilogie romanesque d’Ondrejov, La Jeunesse insurgée (1936), Jergus Lapin (1938) et Tes étoiles sont sur terre [1950], regroupée sous le titre Le Soleil s’est levé sur la montagne. Dans les dernières années de sa vie, malade, Ondrejov écrit encore des récits réunis sous le titre Le Champ des potences.