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NOU’AYMAH Mikhâ'il

NOU’AYMAH Mikhâ'il. Écrivain libanais d’expression arabe. Né en 1889 à Baskinnta (Liban). Il fit ses études d’abord à Nazareth (Palestine), puis en Ukraine, ensuite aux Etats-Unis et en France, obtenant un diplôme de licencié en Droit, de « Bachelor of Sciences » et d’Arts et Lettres, s’exprimant aisément dans les langues russe, anglaise et française, en plus de l’arabe. Il rentra au Liban en 1932 et vécut uniquement pour les lettres et la poésie dans son ermitage de Chakroûb, au pied du mont Sannine, où il accueillait avec hospitalité les savants, les personnages de toutes sortes, les étudiants, es humbles en quête d’idéal et de vérité. Son influence littéraire s’exerça au sein d’une association d’écrivains, « al-Râbita al-qala-miyya ». Sa toute première pièce de théâtre : Les Pères et les fils [1917], écrite et représentée à New York, traite du conflit dramatique entre deux générations. Ses contes : Il y avait une fois [1937] ont paru aussi dans des revues arabes aux États-Unis avant d’être réunis en volume. Le Crible [1923] présente des essais de critique littéraire, donnant les principes qui doivent régler une activité de création féconde et insistant sur le rôle important des traductions qui assument une médiation nécessaire entre la culture arabe et le reste de l’humanité. Nou’aymah a tracé la voie à la génération des jeunes poètes arabes qui se sont dégagés des règles formelles anciennes. Les essais poétiques intitulés Les Etapes (1933) illustrent cette nouvelle perspective. Citons ses recueils : La Nourriture de la rencontre, Les aires où l'on bat le blé, Une vigne sur un chemin, Le Murmure des paupières. En 1959, une autobiographie clôt l’ensemble de ces différents messages : Soixante-dix ans. Histoire d’une vie. Sa pensée est tourmentée mais fulgurante, son style sobre mais brillant de mille facettes. Son amour de la liberté dans l’art s’accorde avec son respect de tout ce qui est authentiquement humain.