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MOUVEMENTS PSYCHANALYTIQUES

MOUVEMENTS PSYCHANALYTIQUES Le premier regroupement de personnes autour de la psycha­nalyse est né à Vienne, dans le salon de Freud, en 1902. Ces « soirées psychologiques du mercredi » deviennent, en 1908, l’Association viennoise de psychanalyse. Celle-ci regroupe alors, autour de Freud, quelques disciples qui s’intéressent à la psychanalyse naissante. Parmi eux, Adler, au tout début, puis Rank; Ferenczi, plus tard Abraham, Jung et Jones. Cette société, lieu de rencontre, d’échange d’idées, de confron­tation de points de vue et d’expériences cliniques, fut très vite aussi un lieu de désaccords, de scissions, de ruptures. Parmi elles, les plus célèbres sont celles qui interviennent entre Freud et Adler, en 1910, et entre Freud et Jung, en 1913. Très tôt, Freud ressentit la nécessité de prévoir un cadre inter­national pour « prévenir les abus » qui pourraient survenir dans la pratique de la psychanalyse. En 1910, au deuxième congrès international de psychanalyse de Nuremberg, fut donc fondée l’Association psychanalytique internationale (API). La Grande-Bretagne fut assez vite une terre d’élection pour la psychanalyse avec notamment A. Freud, M. Klein puis Winnicott, qui s’intéressèrent particulièrement à cette discipline et élaborèrent une réflexion théorique sur la période préœdipienne . En revanche, la France fut au départ peu favorable à la psycha­nalyse. Il faut attendre les années 1920 pour qu’une partie des œuvres de Freud soient traduites en français, et que soit fondée, en 1926, la Société' psychanalytique de Paris, autour de M. Bonaparte, Laforgue et Loewenstein. Lacan' y adhéra en 1934. En 1953, il fut à l’origine de la première scission au sein du mouvement psychanalytique français, en créant la Société fran­çaise de psychanalyse. Cette dernière se scinda elle-même en deux en 1964 : d’une part l’école freudienne de Paris, fondée par Lacan, de l’autre l’Association psychanalytique de France, de nouveau affiliée à l’API. Enfin, une troisième scission se pro­duisit en 1969, au sein de l’école freudienne de Paris, avec la fon­dation du Quatrième Groupe, autour de Piera Aulagnier.

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