MORPHINE
MORPHINE Dérivée de l'opium dont elle est un des principaux alcaloïdes, la morphine est utilisée en médecine pour son action antidouloureuse et son effet somnifère. Elle fut isolée en 1803 et servit pour la première fois comme analgésique aux Etats-Unis lors de la guerre de Sécession. C'est en Europe ensuite qu'elle fut utilisée comme opiacé par les toxicomanes, pour son action sédative et euphorisante. La morphine s'administre ordinairement - par injections sous-cutanées, intramusculaires ou intraveineuses. Elle peut aussi être absorbée par voie orale, mais, dans ce cas, elle perd notablement de sa puissance. Une dose suffisante de cette drogue procure à l'utilisateur un état d'indifférence à la douleur (propriété utilisée en médecine pour soulager les souffrances extrêmes), un engourdissement de l'esprit accompagné d'apathie et de somnolence. Une overdose de morphine conduit à un coma particulier qui s'achève souvent par la mort survenant par arrêt respiratoire. Comme pour les autres opiacés, la morphine entraîne une forte dépendance physique et psychique. Un arrêt brusque de la consommation provoque quantité de symptômes intenses et désagréables qui ne s'estompent qu'au bout de quelques jours. Le sevrage comporte donc un accompagnement médical spécifique.
morphine, principal alcaloïde de l’opium. La morphine agit sur les structures cérébrales (et la moelle épinière), qui possèdent des récepteurs spécifiques pour les composés morphiniques. Ces récepteurs singuliers sont ceux sur lesquels se fixent normalement des substances élaborées par l’organisme : les enképhalines et les endorphines, qui ont une action analgésique très puissante. Les toxicomanes utilisent la morphine en injections sous-cutanées, mais elle peut aussi être prisée. Lors des premières injections, le- sujet ressent une agréable euphorie, un bien-être qui lui font rechercher la solitude et l’immobilité. Mais les sensations voluptueuses ne tardent pas à disparaître et, pour les retrouver, le toxicomane multiplie le nombre des injections, s’installant ainsi dans un état de dépendance dont il lui sera très difficile de se libérer. La désintoxication se pratique en milieu hospitalier. Elle se solde malheureusement par de nombreuses récidives et un pourcentage d’échecs élevé. Heureusement, en France, son usage se fait de plus en plus rare : 109 personnes interpellées en 1975 contre 5 seulement en 1987 (O.C.R.T.I.S. 1988).