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MORO Aldo

Homme politique italien. Démocrate-chrétien, il fut placé à la tête de trois gouvernements successifs, de déc. 1963 à mai 1968, et constitua un cabinet de centre gauche. Il redevint président du conseil en nov. 1974, à la tête d'une coalition de démocrates-chrétiens et de républicains soutenue parlementairement par les socialistes et les sociaux-démocrates. De 1976 à 1978, Aldo Moro présida la Démocratie chrétienne. Il joua alors un rôle essentiel dans les tractations qui visaient à faire entrer le parti communiste italien dans le gouvernement. Le 16 mars 1978, alors qu'un ministère de solidarité nationale allait être investi, il fut enlevé par les Brigades rouges. Assassiné le 9 mai, après que le gouvernement eut refusé de négocier sa libération, on retrouva son corps dans le coffre d'une voiture.

Moro, Aldo (Maglie 1916-Rome 1978); homme politique italien.

Originaire des Pouilles - le sud riche de l’Italie - qu’il représente au Parlement après la Seconde Guerre mondiale, ce fils d’instituteurs devenu professeur de droit pénal est entré en politique à travers la démocratie chrétienne (1944). Sa formation juridique et sa volonté politique de donner des bases démocratiques à l’État en font un membre efficace de la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution de la République (1946-1947). Ministre de la Justice (1955-1957), de l’instruction publique (1957-1959), il défend une politique laïque au service de ses idéaux chrétiens. Au sein de son parti, il œuvre d’abord dans l’entourage de De Gasperi (1948-1950) avant de remplacer dix ans plus tard Amintore Fanfani au secrétariat général de la démocratie chrétienne (1959). Représentant l’aile gauche modérée, il souhaite ouvrir son parti à de nouvelles alliances politiques « populaires » (congrès de Naples, janv. 1962), et fortifier son caractère de parti de masse - plus que de gouvernement - garant des institutions parlementaires. Président du Conseil de 1963 à 1968, il inaugure les coalitions de centre-gauche en gouvernant avec les socialistes, sans apporter de réelles solutions aux problèmes sociaux. Ministre des Affaires étrangères (1969-1974), il redevient chef du gouvernement de 1974 à 1976. Élu président de la démocratie chrétienne (oct. 1976), il défend le « compromis historique » proposé par Berlinguer entre démocrates-chrétiens et communistes. Personnalité énigmatique et austère, il connaît une fin de vie tragique : enlevé par les Brigades rouges à Rome (16 mars 1978) il est retrouvé mort (9 mai) à proximité des sièges nationaux de la démocratie chrétienne et du PCI après les refus opposés par le gouvernement démocrate-chrétien de céder aux exigences des terroristes. Bibliographie : G. Campanini, Aldo Moro, 1988.




MORO, Aldo (Maglie, Lecce, 1916-Rome, 1978). Homme politique italien. Député démocrate-chrétien en 1946, il prit la présidence du parti en 1959, fut deux fois président du Conseil (1963-1968 et 1974-1976), et deux fois ministre des Affaires étrangères (1969-1970 et 1973-1974). Le malaise de la société italienne provoqua entre 1969 et 1981 un terrorisme aveugle dont Aldo Moro fut une des victimes. Il fut enlevé et assassiné par un groupe terroriste d'extrême gauche, les Brigades rouges.

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