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Morgan, John Pierpont (Hartford 1837-Rome 1913) et John Pierpont junior (Irvington, New York, 1967-Boca Grande, Floride, 1943) ; magnats de la banque américains.

Morgan, John Pierpont (Hartford 1837-Rome 1913) et John Pierpont junior (Irvington, New York, 1967-Boca Grande, Floride, 1943) ; magnats de la banque américains. Très tôt M. révèle des capacités d'organisation et l'oeil expert du banquier pour les placements de capitaux judicieux, lorsqu'au moment de la lutte pour le contrôle des lignes de chemin de fer américaines, il réunit toutes les parts qui lui appartiennent et spécule dans le but de rendre les valeurs américaines solvables vis-à-vis de l'étranger. Grâce aux relations que sa maison entretient à Londres et à Paris, M. réussit à faire rentrer les capitaux étrangers nécessaires à l'essor industriel des États-Unis. La réputation de sa société se renforce encore plus lorsqu'il intervient dans la crise financière de 1895 et que, sous sa direction, son groupe financier récupère assez d'or pour remplir les caisses de l' État pratiquement vides et assure ainsi la couverture en or de la monnaie. Entre-temps il s'intéresse aussi à la production d'acier, secteur où il réussit à racheter plusieurs grosses sociétés (Carnegie) qu'il réunit dans la US Steel Corporation. Le rôle actif qu'il joue pour résoudre la crise financière de 1907 et le décès de son rival Harriman lui permettent de devenir le premier financier de réputation internationale des États-Unis. Devenu le symbole du pouvoir financier, il s'attire de violentes critiques de la part de l'opinion publique, qui en 1912 provoquent une enquête à son sujet. Bien qu'elle ait mis encore plus en lumière l'extraordinaire concentration de pouvoirs qu'il détient, son prestige personnel n'en est pas diminué. Il laisse à son fils un héritage immense qui comprend des lignes maritimes et l'industrie du téléphone et de l'électricité. M. junior reprend l'entreprise en 1913 et, dès les premières années de la Guerre mondiale, il finance les achats de vivres et de munitions de la Grande-Bretagne et de la France, et porte le potentiel industriel américain à un niveau de développement qui sera un grand atout pour les États-Unis lors de leur entrée en guerre. Plus tard, il participe activement aux emprunts de guerre des deux pays. Après la guerre, il est membre du comité des banques, qui élabore à Paris les termes du plan Dawes et joue un rôle déterminant lors du règlement des dettes internationales. Il met la bibliothèque de son père, grand amateur de livres et d'art, à la disposition de la recherche et participe avec générosité à des actions de bienfaisance.

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