MILAN
Ville d'Italie, capitale de la Lombardie. Fondée au début du IVe s. av. J.-C. par les Gaulois Insubres, Milan (Mediolanum) fut conquise par les Romains en 222 av. J.-C. D'abord éclipsée par Modène et Mantoue, elle devint, à l'époque impériale, avec le développement des relations entre l'Italie et les régions germaniques, un important centre commercial en même temps qu'un foyer intellectuel et artistique. Au début du IVe s., Maximien y établit la cour impériale. L'Église ayant reçu sa liberté par l'édit de Milan (313) (v.), l'évêché de Milan acquit un prestige considérable du fait de la présence à sa tête de st Ambroise (375/97), et il a gardé jusqu'à nos jours sa liturgie particulière, dite rite ambrosien. Saccagée par Attila en 452, Milan passa en 490 à Théodoric, puis fit partie du royaume lombard (569/774), mais céda alors le premier rang à Pavie. Elle retrouva toute son importance à l'époque carolingienne. D'abord administrée par des comtes impériaux, puis par ses archevêques, la ville, au XIIe s., conquit son indépendance communale et prit la tête de la Ligue lombarde, en lutte contre les Hohenstaufen. Frédéric Ier Barberousse s'empara de Milan après un siège de neuf mois et la détruisit complètement (mars 1162). Relevée de ses ruines, elle reprenait avec les villes lombardes la lutte contre les empereurs, infligeant en 1176 la défaite de Legnano à Barberousse. De 1277 à 1447, date de leur extinction, elle fut dirigée par les Visconti, puis elle passe de 1450 à 1535 sous la domination des Sforza. En 1498, le roi de France Louis XII prétendit faire valoir les droits qu'il avait sur Milan par sa grand-mère, Valentine Visconti : il s'empara de la ville (1499), mais Ludovic Sforza (Ludovic le More) y rentra dès l'année suivante, à la faveur d'un soulèvement populaire. François Ier continua de disputer Milan aux Sforza jusqu'à ce que le traité de Madrid (1526) l'obligeât à abandonner tous ses droits sur l'Italie. Lorsque le dernier des Sforza mourut, en 1535, sans laisser d'héritier, son suzerain, Charles Quint, annexa le Milanais aux possessions des Habsbourg et investit du duché son fils, le futur Philippe II (1540). Pendant deux siècles, Milan resta sous la domination espagnole, dont elle souffrit beaucoup : dès la fin du XVIe s., sa population avait décru de moitié. Elle devint un foyer de la Réforme catholique sous l'impulsion de son grand archevêque, st Charles Borromée (1560/84). Par le traité de Rastadt (1714), le Milanais fut donné à l'Autriche. À la suite de sa victoire de Lodi (10 mai 1796), Bonaparte entra à Milan, qui, après le traité de Campoformio (oct. 1797), devint la capitale de la République Cisalpine, puis de la république Italienne (1802) et, enfin, du royaume d'Italie (1805). En 1815, l'Autriche réannexa le Milanais, qui entra dans le royaume lombardo-vénitien, dont Milan fut la capitale. Les « Cinq Journées » révolutionnaires des 18/22 mars 1848 chassèrent le général Radetzky de la ville, que les Piémontais occupèrent. Milan fut reprise par Radetzky (6 août) et demeura en état de siège. La victoire des Franco-Sardes à Magenta (4 juin 1859) libéra définitivement la ville (8 juin), et l'armistice de Villafranca permit son annexion au Piémont. 00020000031700000C96 311,Édit de Milan (313). Au début de l'année 313, après la victoire de Constantin au pont Milvius, constantin et Licinius se réunirent à Milan et décidèrent de rétablir la paix religieuse dans l'Empire en mettant un terme aux persécutions contre le christianisme. Il ne semble pas qu'il ait existé à proprement parler un édit de Milan, mais les principes de la nouvelle politique impériale nous ont été transmis par un document consigné (avec des variantes) par Lactance (De Moribus Persecutorum, XLVIII) et par Eusèbe (Histoire ecclésiastique, X, 5). Cet « édit de Milan » proclamait la tolérance absolue pour les chrétiens comme pour les païens ; les propriétés ecclésiastiques, même aliénées, devaient être restituées intégralement, l'État accordant un dédommagement à leurs détenteurs.
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