méthodistes
méthodistes, protestants appartenant à des sectes issues de l’enseignement de John Wesley au XVIIIe s. Celui-ci, ainsi que son frère Charles et leur ami George Whitefield, pasteurs anglicans, tentaient un réveil religieux dans l’université d’Oxford en prêchant une «méthode» de vie spirituelle en un temps de relâchement au sein de l’Église anglicane. Ils formèrent un petit groupe très actif qui fut traité par dérision de «méthodiste», mais qui ne cessa de se développer. Bien qu’appartenant à l’Église d’Angleterre, les frères Wesley furent refoulés des lieux ordinaires de culte à cause de leur enthousiasme jugé excessif; ils prêchèrent alors en plein air. Des prédicants laïcs admettant même les femmes les aidèrent et c’est ainsi qu’avec le méthodisme commença un certain séparatisme qui s’accentua après la mort de John Wesley. En Amérique fut constitué un méthodisme épiscopal, tandis qu’en Angleterre plusieurs sociétés méthodistes se différenciaient les unes des autres, allant de divisions en subdivisions. Une première union fut faite en 1917, donnant naissance en 1932 à l’Église méthodiste britannique. Il existe d’autres groupements plus ou moins séparatistes comme les méthodistes gallois (ceux-ci sont de tendance plus calviniste et se réclament plutôt de George Whitefield), les méthodistes indépendants, etc. La plupart admettent la doctrine de John Wesley, dont les traits essentiels sont la charité évangélique et le zèle apostolique, mais ils ne reconnaissent pas la prédestination calviniste. Mexique. L’ancienne religion du Mexique qui nous a laissé le plus de témoignages est celle des Aztèques, qui au moment de la conquête du Mexique par les Espagnols étaient les maîtres du pays, dominant une confédération de villes et de tribus. Leur religion semble être un syncrétisme des croyances des peuples soumis et d’occupants bien antérieurs (Olmèques, Toltèques, civilisation de Teotihucan...). Le panthéon aztèque comprenait une série de dieux, sans doute d’origine tribale. Parmi ceux-ci : Tezcatlipoca, dieu du Ciel, venait du pays mixtèque et régnait sur les quatre directions, que quatre couleurs caractérisaient. Huitzilopochtli, divinité principale était l’ancien dieu de la tribu aztèque, dieu de la Guerre et de la Chasse, et devenu plus tard le Dieu du Sud associé au Soleil ; sa couleur était le bleu. Son temple principal était à Mexico (Tenochtitlan), où on lui sacrifiait lors du solstice d’hiver, un grand nombre de captifs au cours d’une grande fête, où ces derniers se livraient à un combat symbolique. Quetzalcôatl, le Kukulkan des Mayas, le serpent à plumes, devint le grand dieu civilisateur, inventeur du calendrier, dieu de la Vie, de l’Artisanat, dieu de l’Orient. Il était représenté barbu, à la peau blanche. Disparu à l’Ouest, il devait revenir un jour à l’Ést ; c’est pourquoi les Espagnols, sous la conduite de Cortès, bénéficièrent de cette description et de la prédiction, et purent facilement conquérir le pays, car le peuple aztèque, guerrier, fut soudain saisi d’une terreur religieuse. Mictlantecuhtli, dieu de la Mort, et son épouse Mictecacuatl, «dame du séjour des morts», de couleur noire, sont les dieux du Nord. Xipe-Totec, «notre seigneur l’écorché», est le dieu de l’Ouest ; sa couleur est le rouge. Il est le dieu du Renouveau et de la Végétation : les victimes qu’on lui offrait étaient écorchées. Tlaloc, dieu tribal des Toltèques, particulièrement vénéré, est le dieu de la Pluie, de la Foudre c’est le Chac-Mool des Mayas. Il est représenté avec des yeux cerclés de lunettes et des crocs sortant de la bouche. Cette religion, dirigée par une théocratie militaire, avait son collège de prêtres sacrificateurs ainsi que ses prêtresses. Elle régnait par la tyrannie et la terreur sur les peuples voisins, nécessitant des guerres continuelles pour offrir d’innombrables victimes aux dieux, ou organisant des jeux agonistiques où les vaincus étaient sacrifiés dans une soumission mystique sans révolte. Le calendrier liturgique établissait de nombreuses fêtes. Dans la société aztèque, certains genres de mort donnaient accès au paradis; les sacrifices humains étaient souvent acceptés par les victimes en raison de la croyance à leur futur participation à la divinité ; les morts naturelles entraînaient un séjour éternel dans un monde souterrain. Les religions mexicaines ont laissé les témoignages d’un art remarquable, une architecture imposante de temples, les teo-calli, ou maisons de dieu, et de grandes pyramides. Les fresques, la sculpture réaliste, les décors stylisés, la céramique, les pierres dures taillées, l’orfèvrerie, les hiéroglyphes, les enluminures, etc., restent des vestiges extrêmement intéressants de cet art éminemment religieux.