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MÉROÉ

Ancienne ville de Nubie, sur la rive droite du Nil, en amont de la cinquième cataracte (son site se trouve aujourd'hui dans la province du Nord de la république du Soudan). Elle fut pendant longtemps l'un des principaux centres du royaume de Kouch (v. NUBIE), puis en devint la capitale, à la place de Napata, au VIe s. avant notre ère. Méroé était un centre de la métallurgie du fer et exportait le précieux métal vers l'Égypte, par le lac Tchad, vers l'Afrique occidentale. Jusque vers 300 av. J.-C. Méroé emprunta largement à la civilisation égyptienne. Elle développa ensuite une culture propre qui marqua le début du royaume de Méroé. Peu après 200 av. J.-C. apparurent des inscriptions hiéroglyphiques et linéaires dans une langue méroïtique qui a pu être déchiffrée mais pas comprise jusqu'à présent. Dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, le royaume de Méroé s'affaiblit peu à peu ; tandis que les Nobates, venus de l'Ouest envahissaient la basse Nubie et coupaient les relations avec l'Égypte, des nomades hamites, les Blemmyes, s'alliaient contre Méroé au royaume éthiopien d'Axoum. La ville devait être définitivement ruinée par les Axoumites entre 320 et 350.

MÉROÉ. Ancienne ville de Nubie située sur la rive droite du Nil en amont de la cinquième cataracte, aujourd'hui au nord de la République du Soudan. Elle fut longtemps l'un des principaux centres du royaume de Koush puis en devint la capitale vers le Ve siècle av. J.-C. Méroé fut le plus ancien et le plus important centre africain de la métallurgie du fer mais aussi une grande place de commerce où s'échangeaient produits d'Afrique, de la Méditerranée et de l'Orient (Inde et Chine). La ville fut définitivement ruinée par le royaume d'Aksoum (v. 350 ap. J.-C.) qui détourna à son profit les routes caravanières.