MENDELSSOHN - BARTHOLDY Félix
MENDELSSOHN - BARTHOLDY Félix. Musicien allemand. Né à Hambourg le 3 février 1809, mort à Leipzig le 4 novembre 1847. Fils d’un banquier israélite, il passa son enfance dans un des plus beaux hôtels particuliers de Berlin, en un milieu habitué au luxe mais également très cultivé. Ses parents lui donnèrent les meilleure maîtres et favorisèrent de toutes les manières sa vocation artistique. Celle-ci se révéla très tôt : à neuf ans, Mendelssohn donnait son premier récital; à douze ans, il débutait dans la composition; à quatorze ans, il avait déjà écrit quatre « singspiel », qui furent représentés dans le salon familial. A dix-sept ans enfin, au retour d’un premier voyage à Paris au coure duquel il avait été présenté à Cherubini, il composa la fameuse ouverture du Songe d’une nuit d’été, véritable sommet musical que, de toute sa vie, il ne devait plus dépasser. Cependant, en marge de la musique, Mendelssohn poursuivait de sérieuses études générales; il avait gagné la sympathie de Goethe, si peu accueillant d’habitude pour les musiciens, et, à l’Université de Berlin, il assista en 1827 au coure de philosophie de Hegel. En 1829, après avoir dirige à Berlin une exécution sensationnelle de la Passion selon saint Matthieu , complètement oubliée depuis la mort de J. S. Bach, Mendelssohn commença ses années de voyage par un séjour en Angleterre. Dès cette époque, il avait écrit quelques-unes des pages les plus célèbres de sa musique de piano : les trois Sonates pour piano, les Sept pièces caractéristiques (1828), les Caprices et fantaisies (1829) et sans doute aussi plusieurs des Romances sans paroles, dont le premier recueil devait paraître en 1834. A Londres, il obtint des triomphes comme pianiste et comme chef d’orchestre et, le 25 mai 1829, à la Philharmonie Society, il fit applaudir sa première symphonie en ut mineur, op. II — Symphonies. Il gagna ensuite l’Ecosse, dont les sites lui inspirèrent son ouverture de La Grotte de Fingal et sa troisième symphonie, dite « Ecossaise », en la mineur, qui ne sera cependant achevée qu’en 1842. Au mois de mai 1830, le musicien entreprit un pèlerinage esthétique en Italie; d’abord assez déçu par les contrées méditerranéennes, il découvrit ensuite à Rome une intéressante société d’artistes, parmi lesquels Thorwaldsen, Horace Vernet, Donizetti et Berlioz, alors pensionnaire à la Villa Médicis. Les théories révolutionnaires de ce dernier ne tardèrent d’ailleurs pas à l’agacer. L’Italie suggéra peut-être à Mendelssohn quelques thèmes de sa quatrième symphonie, dite « Italienne », mais l’influence de la musique italienne est nulle dans son œuvre. Après de nouveaux séjours à Londres, Mendelssohn fut appelé à diriger l’orchestre du festival de Düsseldorf; son succès fut tel qu’on lui confia, en automne 1833, le poste de directeur de la musique de cette charmante ville rhénane. En plus de l’organisation des concerts, il se vit bientôt chargé de la direction musicale du Théâtre municipal, inauguré en 1834; en mai 1835, il dirigea à Cologne une fête de musique qui tourna en apothéose. Un an plus tôt, à l’âge de vingt-cinq ans, il avait été reçu membre de l’Académie des Beaux-Arts de Berlin. Malgré ses multiples activités administratives, Mendelssohn ne cessait point de composer, non seulement de brèves pièces pour piano comme les Romances sans paroles, mais des œuvres de plus large envergure comme les Concertos pour piano et orchestre (1833-1837); il était devenu depuis quelque temps déjà l’adepte d’un austère luthéranisme, et une de ses plus chères ambitions fut la création d’une grande musique liturgique protestante; c’est dans ce dessein qu’il composa sa cinquième symphonie en ré mineur, dite « Réformation » et ses deux oratorios Saint Paul [Paulus, 1835] et Élie [Elijah, 1847]. A l’automne de 1835, Mendelssohn venait d’être appelé à la direction du Gewandhaus de Leipzig, lorsqu’il fut accablé par la mort soudaine de son père. Il acheva de se convertir au protestantisme, et épousa même la fille d’un pasteur en mars 1837. Sous sa direction, la vie musicale de Leipzig prit un extraordinaire essor qui eut son apogée dans la fondation du Conservatoire; non seulement Mendelssohn remit en honneur des maîtres allemands traditionnels (en particulier Bach et Haendel), mais il ne cessa d’autre part de protéger Schumann, malgré l’extrême romantisme qui caractérise les œuvres de ce dernier. Tandis que les recueils de Romances sans paroles se succédaient, le musicien écrivait son Concerto pour violon et orchestre (1844); la musique de scène pour le Songe d’une nuit d’été fut exécutée intégralement à Potsdam en 1843, et l’oratorio Élie donné à Londres en juillet 1847. Mais, au début de cette même année, la brutale disparition de sa sœur adorée, Fanny, avait brisé l’énergie de Mendelssohn qui mourut quelques mois plus tard, frappé d’apoplexie à l’âge de trente-huit ans. En 1861 a été publiée sa Correspondance, particulièrement remarquable par sa grande variété.
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