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MACHINE INFERNALE (attentat de la)

Attentat commis par des conspirateurs royalistes contre Bonaparte, Premier consul, le 3 nivôse an IX (24 déc. 1800), alors que la voiture de ce dernier passait dans la rue de Richelieu pour se rendre des Tuileries à l'Opéra. La « machine infernale », qui était constituée d'un tonneau rempli de poudre, de balles et de projectiles, tua huit personnes et fit de nombreux blessés, mais Bonaparte fut indemne. Le Premier consul, qui persistait dans son dessein de rallier les royalistes, feignit de croire qu'il s'agissait d'un attentat monté par les Jacobins et fit déporter cent trente républicains. Un autre attentat à l'aide d'un machine infernale fut commis par Fieschi (v.) contre Louis-Philippe le 28 juill. 1835.

MACHINE INFERNALE (Attentat de la, 3 Nivôse an IX ; 24 décembre 1800). Nom donné à l'attentat commis contre le Premier consul Bonaparte, par des conspirateurs royalistes, alors que ce dernier se rendait en voiture des Tuileries à l'Opéra. La « machine infernale », installée dans une charrette à la hauteur de la rue Saint-Nicaise, était un petit baril de poudre, de balles et de projectiles muni d'un ressort à détente. L'attentat fit 22 morts et de nombreux blessés mais épargna Bonaparte. Ce dernier, qui comptait poursuivre sa politique d'apaisement avec les royalistes, laissa croire qu'il s'agissait d'un attentat commis par les jacobins et profita de l'occasion pour les réprimer. Quelques-uns d'entre eux furent exécutés et plus d'une centaine déportés. Voir Cadoudal (Georges).

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