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LÉON

• PAPES • ORIENT (empereurs d') PAPES LÉON Ier le Grand saint (* Rome ?, † Rome, 10.XI. 461). Pape (440/61). Successeur de Sixte III, il fut sacré le 29 sept. 440. Son pontificat marqua une étape décisive dans l'affirmation du pouvoir papal aussi bien en Occident, face aux Barbares, qu'en Orient, dans les querelles doctrinales qui continuaient à agiter l'Église. Léon fut le défenseur de l'Italie en face des Barbares : en 452, lors de l'invasion des Huns, il se rendit au-devant d'Attila et réussit à convaincre celui-ci d'épargner Rome, contre le paiement d'un tribut annuel. Moins heureux en 455 devant Genséric, il parvint cependant à limiter les sévices des Vandales. LÉON III saint (* Rome ?, † Rome, 12.VI.816). Pape (795/816). Voir PONTIFICAUX (États). L'origine des États pontificaux (jusqu'au IXe s.). LÉON IX saint, Bruno de Dagsburg (* Eguisheim, Alsace, 21.VI.1002, † Rome, 19.IV.1054). Pape (1048/54). Voir ÉGLISE ORTHODOXE. Genèse de la rupture (IVe/XIe s.). LÉON X, Giovanni de' Medici (* Florence, 11.XII. 1475, † Rome, 1er.XII.1521). Pape (1513/21). Second fils de Laurent de Médicis, cardinal à treize ans, il fut expulsé de Florence avec sa famille en 1494, mais s'y rétablit en 1512. Élu pape en 1513, comme successeur de Jules II, il ne fut ordonné prêtre et consacré évêque que plusieurs jours plus tard. Son pontificat fut celui d'un prince italien de la Renaissance. La victoire de François Ier à Marignan, en 1515, le contraignit à accorder le concordat de Bologne (1516) et à se rapprocher de la France. Les dépenses considérables occasionnées par les guerres qu'il mena au bénéfice des Médicis ne l'empêchèrent pas d'être un fastueux mécène, au point que l'on a pu appeler cette période « siècle de Léon X ». C'est pour financer ces dépenses qu'il intensifia la vente des indulgences commencées sous son prédécesseur, provoquant la révolte de Luther. Il condamna ses quatre-vingt-quinze thèses en oct. 1517 et prononça son excommunication le 3 janv. 1521. LÉON XII, Annibale Della Genga (* château de Genga, près de Spolète, 22.VIII.1760, † Rome, 10.II.1829). Pape (1823/29). Voir PONTIFICAUX (États). La fin des États pontificaux (1815/70). LÉON XIII, Vincenzo Gioacchino Pecci (* Carpineto Romano, 2.III.1810, † Rome, 20.VII.1903). Pape (1878/1903). Ordonné prêtre en 1837, il fut nonce à Bruxelles (1843/45), archevêque de Pérouse en 1846 et cardinal en 1853. Il succéda à Pie IX en 1878 et fit preuve d'une plus grande souplesse politique avec l'Allemagne, la Russie et la France, où il modifia l'attitude des catholiques en prônant le « ralliement » (v.) à la République. Il fut également à l'origine du mouvement social chrétien (encyclique Rerum novarum, 1891). Il remit l'Église catholique en contact avec les autres Églises chrétiennes. ORIENT (empereurs d') LÉON III l'Isaurien (* Germanicia, Taurus, vers 675, † 18.VI.741). Empereur byzantin (717/41). Voir BYZANTIN (Empire). Les dynasties isaurienne et amorienne. L'iconoclasme (717/867). LÉON VI le Sage (* sept. 866, † 11.V.912). Empereur byzantin (886/912). Voir BYZANTIN (empire). La dynastie macédonienne et l'apogée de l'Empire byzantin (867/1057).



LÉON XIII, Gioacchino Pecci (Carpineto Romano, 1810-Rome, 1903). Pape (1878-1903). Il encouragea le catholicisme social. Sauf en Italie où, n'admettant pas la perte de Rome, il interdit aux catholiques de participer à la vie politique, Léon XIII adopta en Europe une politique conciliante. Il recommanda en France le ralliement à la République ( 1892) et, dans une série d'encycliques sur la société moderne, préconisa le catholicisme social et la pénétration du monde ouvrier. Son encyclique Rerum novarum lui valut le surnom de « pape des ouvriers ».

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