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LÉGITIMISTES

LÉGITIMISTES. Nom donné en France, après la révolution de 1830, aux partisans de la branche aînée des Bourbons, représentés par le comte de Chambord, petit-fils de Charles X. Attachés à la monarchie traditionnelle et à l'Église catholique, les légitimistes se recrutèrent dans la grande aristocratie foncière mais aussi dans la bourgeoisie catholique de certaines grandes villes et les paysans de l'ouest. Durant la monarchie de Juillet, après avoir tenté quelques conspirations comme celle de la duchesse de Berry en 1832, les légitimistes se cantonnèrent dans une opposition passive, leur hostilité à Louis-Philippe Ier s'accompagnant d'une critique de la bourgeoisie orléaniste et des méfaits du capitalisme. Leur relative force électorale se manifesta après la révolution de 1848 avec une centaine d'élus à l'Assemblée constituante (avril 1848) et près de 200 à l'Assemblée législative (mai 1849). Cependant, la peur suscitée par les insurrections républicaines de Juin 1848 les amena à s'unir avec les orléanistes dans le parti de l'Ordre. Très hostiles au coup d'Etat du 2 décembre 1851, les légitimis tes s'abstinrent de participer à la vie politique sous le Second Empire. Représentés à l'Assemblée nationale de 1871 par environ 200 députés, les légitimistes se rallièrent en 1873 aux orléanistes. Mais l'intransigeance du prétendant au trône, le comte de Chambord - qui refusa d'abandonner le drapeau blanc - son absence de descendance, puis sa mort en 1883 provoquèrent l'échec de leur tentative de restauration monarchique. Certains légitimistes s'orientèrent vers l'action sociale et formèrent, avec La Tour du Pin et Albert de Mun, un des courants du catholicisme social. D'autres choisirent le courant ultranationaliste et antirépublicain. Ils représentèrent l'un des courants qui fournit ses partisans à l'Action française. Leur tradition se retrouva aussi dans certains aspects du régime de Vichy.

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