LA PÉROUSE (JEAN FRANÇOIS DE GALAUP, COMTE DE)
LA PÉROUSE (JEAN FRANÇOIS DE GALAUP, COMTE DE)
Navigateur français né près d’Albi en 1741, mort en Océanie, près de l’île de Vanikoro, en 1788. Entré dans la marine à 15 ans, il combattit à Belle-Isle (1759) et s’illustra pendant la guerre d’indépendance d’Amérique. En 1785, il fut chargé par Louis XVI d’un voyage d’études destiné à compléter celui de Clark et de Cook. Abordant à l’île de Pâques et à Hawaï, il découvrit l’île Necker (novembre 1786). Il gagna ensuite les Philippines, reconnut Formose, la côte japonaise, le détroit de Corée, les Kouriles et le Kamtchatka. Poursuivant vers le Pacifique central, il atteignit l’archipel des Samoa et les îles Tonga. Puis il annonça sa remontée vers le nord des Nouvelles-Hébrides. À partir de ce moment-là (7 février 1788), ses rapports cessèrent de parvenir au ministère de la Marine. Son sort demeura inconnu jusqu’en 1827, époque à laquelle le capitaine anglais Dillon, par hasard, découvrit dans une des îles de Vanikoro les débris de ses vaisseaux et des objets lui ayant appartenu (notamment une poignée d’épée portant ses initiales). L’année suivante, Dumont d’Urville, envoyé sur les lieux, acquit la certitude de son naufrage, causé par des récifs.
LA PÉROUSE Jean François de Galaup, comte de. Navigateur français. Né au Guô près d’Albi le 22 août 1741, mort dans l'île de Vanikoro (Mélanésie) en 1788. Sa carrière commence des l’âge de quinze ans comme garde de la Marine. Elle sera brillante grâce a la fois à son intrépidité, à son courage et à son talent. Il se distingue en effet lors des différentes guerres de l’époque. Au cours de la bataille livrée, près de Belle-Ile, à l’amiral Hawkes, il est blessé et fait prisonnier (novembre 1759). Nommé enseigne en 1764, il devient lieutenant de vaisseau en 1775. C’est l’année même où le congrès continental des États américains décide une lutte ouverte contre l’Angleterre. La France envoie La Fayette avec des armes, des munitions, des subsides et des volontaires; elle signe un traité commercial avec les Etats-Unis en 1778 et complète son aide par l’envoi d’une escadre et d’une division. La Pérouse continue à se distinguer, en particulier lors de la bataille des Antilles (1779). Capitaine de vaisseau l’année suivante, il s’empare de deux bâtiments ennemis, puis, en 1782, dans la baie d’Hudson, des torts Prince de Galles et York qui sont rasés. Les hostilités cessent avec l’acquisition par les États-Unis de leur indépendance (traité de Versailles, 20 janvier 1783), et une carrière d’explorateur s’ouvre à La Pérouse. Le gouvernement français veut constituer une expédition scientifique et commerciale pour rechercher un passage au nord-ouest de l’Amérique, reconnaître les mers du Japon, les îles Salomon et le sud-ouest de la Nouvelle-Hollande, et développer la pêche des baleines et la traite des pelleteries. Les instructions sont établies par le capitaine de Fleurieu, complétées par Louis XVI, et l’on confie le commandement de l’expédition à La Pérouse. Le nombreux personnel, dont le savant Monge, embarque à bord des deux frégates « La Boussole » et « L’Astrolabe » le 1er août 1785. Monge les quittera quelques semaines plus tard a Ténériffe. L’année suivante, le 9 avril, La Pérouse reconnaît l'île de Pâques, en plein Pacifique, puis par le nord des îles Sandwich, il découvre l'île Necker, gagne Macao et les Philippines d’où il remonte vers le Japon. Le 2 août 1787, il découvre entre la Corée et l'île Sakhaline le détroit qui porte aujourd’hui son nom. Lors d’une escale à Petropavlovsk, le 7 septembre, il est reçu avec amitié par l’impératrice Catherine, apprend sa nomination au grade de chef d’escadre, et remet à J.-B. de Lesseps ses journaux de route et ses cartes, sans lesquels on ne saurait rien de son sort puisque son dernier rapport est expédié de Botany Bay le 26 janvier 1788. Durant quarante ans, on ignora tout de l’expédition. L’Assemblée Nationale promit une récompense à tout marin qui retrouverait les traces de La Pérouse et décréta des recherches expresses. Celles qu’effectua l’amiral d’Entrecasteaux restèrent infructueuses. C’est seulement en 1826 que le capitaine anglais Dillon découvrit les premiers indices dans une île de l’archipel de Santa-Cruz en Océanie : les indigènes possédaient l’épée de La Pérouse et, enfin, en 1828, Dumont d’Urville identifia les deux épaves recouvertes par les eaux : La Pérouse et les siens avaient été massacrés après avoir fait naufrage. Les débris des deux navires ont été rapportés au musée de la Marine. Le récit de cette grande expédition a été tiré par L.A. Millet-Muzeau des journaux de La Pérouse et publié en 1797 sous le titre Voyage autour du monde .
La Pérouse, Jean-François de Galaup, comte de (Le Guo 1741-île de Vanikoro 1788) ; navigateur et explorateur du xviiie siècle.
Né près d’Albi en août 1741, Jean-François de Galaup appartient à une famille albigeoise dont la noblesse est attestée depuis le XVIe siècle. Il prend le nom de la terre de La Peyrouse qui lui a été léguée par un de ses parents. Entré à neuf ans chez les jésuites, il a très tôt une vocation prononcée pour les choses de la mer et est appelé à quinze ans (1756) dans la garde marine. En 1759 il combat sur Le Formidable dans l’escadre du maréchal de Conflans et est fait prisonnier des Anglais au combat de Belle-Isle. Enseigne de vaisseau en 1764, il parcourt l’océan Indien pendant douze ans, puis est nommé lieutenant de vaisseau et chevalier de l’ordre de Saint-Louis (1777). Lorsque éclate la guerre d’indépendance américaine (1778), L. combat d’abord dans l’escadre de l’amiral d’Estaing, puis, nommé capitaine de vaisseau (1780), mène des combats contre les Anglais au large du Canada avant de recevoir la mission (1781) de détruire les établissements anglais de la baie d’Hudson. Rentré en France après le traité de Versailles, il reçoit l’ordre de préparer un grand voyage de découverte dans le Pacifique, qui prolonge les résultats des voyages de Cook. Il met sur pied une expédition comprenant deux frégates, La Boussole (qu’il commande en personne) et L’Astrolabe (confiée à Fleuriot de Langle), deux cent cinquante hommes, dont des astronomes, un physicien, un naturaliste, un interprète. Parties de Brest le 1er août 1785, les frégates mouillent à Madère puis à Ténériffe, atteignent en octobre La Trinité, puis s’arrêtent à l’île Sainte-Catherine. Après avoir dépassé le cap Hom (févr. 1786) et remonté la côte pacifique de l’Amérique du Sud jusqu’à Conception (Chili), L. fait voile vers le nord-est (mars 1786). L’île de Pâques est atteinte en avril, les îles Sandwich en mai, puis l’expédition longe les côtes de la Californie, joint les Mariannes (déc.), mouille à Macao (2 janv. 1787). Alors commence un long voyage le long des côtes et des îles asiatiques, au cours duquel L. découvre les détroits séparant Sakhaline des îles japonaises. Accueilli par les Russes dans le Kamtchatka (sept. 1787), L. envoie en France un messager, J.B. de Lesseps, avec tous les renseignements qu’il a jusqu’alors obtenus : ce sera le seul survivant de l’expédition. Repartie en effet vers le sud, l’expédition atteint le 6 décembre Maouna (Manua), la plus petite et la plus orientale des Samoa. Deux jours plus tard, de Langle et onze hommes sont tués par les indigènes. L. repart, mettant le cap vers le sud-ouest pour faire escale le long des côtes australiennes. Les dernières nouvelles datent de février 1788. Les frégates se brisèrent vraisemblablement sur les récifs de Vanikoro.
Bibliographie : J. Dunmore, La Pérouse, explorateur du Pacifique, trad. par l’auteur, 1986 ; Le Voyage de La Pérouse, 1785-1788 : récit et documents originaux présentés par J. Dunmore, 2 vol., 1985.
LA PÉROUSE, Jean-François de GALAUP, comte de (Le Guo, 1741-île de Vanikoro, 1788). Navigateur français disparu lors de son expédition autour du monde. Entré dans la marine en 1756, il participa d'abord à la guerre d'indépendance américaine puis fut chargé par Louis XVI, passionné de géographie, de compléter les expéditions de Cook et de Clark. Parti de Brest avec les navires La Boussole et L'Astrolabe, commandé et secondé par Fleuriot de Langle, La Pérouse atteignit, par le cap Horn, la côte de l'Amérique du Nord jusqu'à l'Alaska (juin 1786). Parvenu aux îles Hawaii, il découvrit l'île Necker (novembre 1786), gagna Macao, les Philippines, atteignit le Japon et reconnut le détroit séparant les îles de Hokkaïdo et de Sakhaline, qui porte aujourd'hui son nom (août 1787). Il se rendit de là au Kamtchatka, redescendit le Pacifique central vers l'archipel des Samoa - où Langle ainsi que dix hommes furent tués par des indigènes - puis les îles Tonga. Ce fut de Botany Bay (Australie) que le ministre de la Marine reçut un dernier message de La Pérouse (février 1788). Ce fut le capitaine anglais Peter Dillon qui découvrit par hasard en 1826, dans l'île de Vanikoro, des vestiges du naufrage de La Pérouse. Dumont d'Urville, envoyé sur les lieux, en 1828, acquit alors la certitude que L'Astrolabe avait sombré sur les récifs entourant l'île, les naufragés ayant probablement été massacrés ensuite par les indigènes. En 1962, ont été retrouvés dans le même secteur les vestiges de La Boussole.
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