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KARR Alphonse. Littérateur français

KARR Alphonse. Littérateur français. Né à Paris le 24 novembre 1808, mort à Saint-Raphaël (Var), le 29 septembre 1890. Fils d'un pianiste renommé, il fait de brillantes études au collège de Bourbon mais, après la mort de son père, doit, pour vivre, accepter un poste de répétiteur. Son premier roman, le meilleur aussi, Sous les tilleuls, en partie autobiographique, paraît en 1832, suivi de nombreux autres volumes d'imagination où le sentimentalisme se mêle d'une façon originale à l'humour : Une heure trop tard (1833), Fa dièse (1834), Le Chemin le plus court (1836), etc. De tous, c'est certainement le Voyage autour de mon jardin (1845) qui obtint le plus grand succès. Cependant Alphonse Karr, devenu en 1839 directeur du Figaro, lançait la même année, au mois de novembre, une petite revue mensuelle, Les Guêpes, dont il allait être à peu près le seul rédacteur et où allait s'affirmer sa veine acerbe de satiriste. La publication des Guêpes ayant été interrompue par la révolution de 1848, Alphonse Karr, candidat malheureux aux élections de la Seine-Inférieure, lança alors Le Journal, qui soutenait la politique de Cavaignac mais ne survécut guère a la chute de celui-ci. En 1855, Karr quitta Paris pour s'établir sur la Côte d'Azur où il fonda une exploitation qui inaugura en fait le commerce des fleurs coupées sur la Rivière. Cette retraite contribua à le faire oublier du public, et ce fut sans grand succès qu'il fit deux tentatives théâtrales, La Pénélope normande, cinq actes représentés à la Comédie-Française en 1860 et, six ans plus tard, Les Roses jaunes. Il continuait toutefois à publier des séries de « guêpes », dans Le Figaro en particulier, qui furent réunies en trois volumes : Une poignée de vérités, Trois cents pages et Menus propos. En 1880, Alphonse Karr devait encore faire paraître un recueil de souvenirs, sous le titre de : Livre de bord. ? « Esprit de bonne humeur et gaieté sans malice, / Qui même en le grondant badine avec le vice, / Et qui, levant la main sans frapper jusqu'aux pleurs, / Ne fustige les sots qu'avec un fouet de fleurs... » Lamartine à Alphonse Karr.