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JOURDAN (JEAN-BAPTISTE, COMTE)

JOURDAN (JEAN-BAPTISTE, COMTE)

Maréchal de France né à Limoges en 1762, mort à Paris en 1833. Tout jeune, il participa à la guerre d’indépendance de l’Amérique. En 1792, il rejoignit Dumouriez dans l’armée du Nord et, après les batailles de Jemmapes et de Neerwinden, obtint le grade de général pour sa conduite exemplaire. Nommé généralissime des mêmes troupes après la trahison de Dumouriez, il remporta la victoire de Wattignies (16 octobre 1793) avec Lazare Carnot, puis celle de Fleurus (janvier 1794).

Remplacé par Hoche à la suite de plusieurs défaites, il entra aux Cinq-Cents et fit voter la loi sur la conscription militaire. En désaccord avec le coup d’État du 18 brumaire, il n’en fut pas moins nommé par Bonaparte ambassadeur de la République cisalpine, puis maréchal d’Empire en 1804. Toutefois, il n’eut plus de commandement important. En 1808, il suivit Joseph Bonaparte en Espagne en qualité de conseiller militaire. Wellington le vainquit à Vitoria (2 juin 1813). Après la chute de Napoléon, il se rallia aux Bourbons, obtint le titre de comte (1816), fut fait pair (1819), et devint gouverneur des Invalides à partir de 1830.

Jourdan, Jean-Baptiste (Limoges 1762-Paris 1833) ; général français et maréchal d’Empire.

J. s’engage à seize ans pour participer à la guerre d’indépendance américaine. Il est présent au siège de Savannah (1779). Malade, il rentre en France en 1782 et est réformé en 1784. Il s’installe alors à Limoges comme marchand mercier jusqu’à la révolution de 1789. Capitaine des chasseurs dans la garde nationale de Limoges (1789), il est élu lieutenant-colonel des Volontaires de son département en 1791. En 1792, il sert à l’armée du Nord sous Dumouriez et participe à la victoire de Jemmapes. En 1793, il est nommé général de brigade, puis général de division, puis commandant en chef de l’armée des Ardennes, et de celle du Nord. Il remporte avec Carnot la victoire de Wattignies. Un moment disgracié, en 1794, il reprend son commandement à l’armée de la Moselle, puis à celle de Sambre-et-Meuse, et s’illustre à Fleurus (26 juin). En 1795 il commande en Allemagne, mais la campagne de 1796 est malheureuse, et Carnot le relève de son commandement (oct. 1796). Député aux Cinq-Cents, il fait voter la loi de conscription de 1798, puis donne sa démission de député pour commander l’armée de Mayence, puis celle d’Helvétie. En 1799 il est chargé de l’armée du Danube qui doit entrer en Allemagne. Mais après la bataille de Stokach (24 mars) il doit battre en retraite. Mécontent, il démissionne, abandonnant son armée en pleine retraite. Il reprend son poste de député et s’oppose au coup d’État du 18 Brumaire. Ambassadeur près de la République cisalpine en 1800, administrateur général du Piémont en 1801, conseiller d’Etat en 1802, général en chef de l’armée d’Italie et maréchal en 1804, il accompagne Joseph Bonaparte d’abord à Naples (1806) puis en Espagne (1808) comme chef d’état-major. Disgracié par Napoléon en 1813, il se rallie à Louis XVIII en 1814. Il refuse de siéger à la cour martiale chargée de juger Ney. Gouverneur de Grenoble en 1816, J. se rallie à la révolution de juillet 1830 et est pendant quelques jours ministre des Affaires étrangères. Nommé gouverneur des Invalides, il meurt le 23 novembre 1833.

 


JOURDAN, Jean-Baptiste, comte (Limoges, 1762-Paris, 1833). Maréchal de France. Républicain, il s'illustra dans les guerres de la Révolution française. A 16 ans, soldat dans la guerre d'indépendance américaine, Jourdan, rallié aux idées de la Révolution, devint capitaine dans la Garde nationale (1789), se distingua sous Dumouriez lors de la bataille de Jemappes (1792) et devint général en 1793. A la tête de l'armée du Nord, il battit avec Carnot les Autrichiens à Wattignies (octobre 1793), ce qui permit de débloquer Maubeuge. Destitué en 1794 pour avoir refusé la campagne d'hiver ordonnée par le Comité de Salut public, Jourdan fut rappelé en mars 1794 et gagna la célèbre bataille de Fleurus - qui livra la Belgique à la France - à la tête de l'armée de Sambre-et-Meuse. Vaincu à plusieurs reprises en 1795 et 1796, il demanda son rappel et fut remplacé par Hoche. Membre du Conseil des Cinq-Cents (1797), il fut à l'origine de la loi Jourdan (septembre 1798) instituant la conscription. Hostile au coup d'État du 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte, il resta sous l'Empire sans commandement important. Napoléon Ier le nomma néanmoins maréchal en 1804. Conseiller militaire auprès de Joseph Bonaparte ( 1806), il fut battu par Wellington à Vittoria (1813). Aigri par la défaite, il se rallia aux Bourbons. À partir de 1830, il fut gouverneur des Invalides après que Louis XVIII l'eut nommé comte (1816) puis pair de France (1819).

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