Databac

Jodl, Alfred (Würzburg 1890 - Nuremberg 1946) ; général allemand.

Jodl, Alfred (Würzburg 1890 - Nuremberg 1946) ; général allemand.

Issu d'une famille bavaroise, J. se fait apprécier par ses chefs au cours de la Première Guerre mondiale et dans les années qui suivent. Lorsqu'est créée, au sein du bureau des opérations de la Wehrmacht, une section « défense du territoire » chargée de la direction, de l'organisation, de la législation générales et d'autres questions militaires, le chef d'état-major Beck y envoie J., qui est l'un de ses officiers les plus compétents avec l'espoir, vite déçu, qu'il défende ses idées. En 1938, la Wehrmacht qui regroupe les trois armées de terre, air et mer est mise sous tutelle de l'OKW (Oberkommando der Wehrmacht) dont Hitler est le chef suprême. Nommé chef d'état-major de Keitel en 1938, puis chef du bureau des opérations de l'OKW de 1939 à 1945, J. est le plus proche conseiller stratégique d'Hitler, dont il exécute les ordres dans toutes les campagnes, sauf celle de Russie. Son influence dépasse celle de Keitel, pourtant son supérieur, et malgré quelques différends, il croit au génie du Führer et à la victoire de l'Allemagne « sans laquelle l'histoire du monde perdrait son sens » (discours du 7 nov. 1943), au point qu'après le débarquement allié en France, il ne perd pas espoir, au même titre que Hitler, de voir les adversaires se diviser. Il est nommé général d'artillerie en 1940 et général en chef en 1944. Après l'échec de l'offensive de libération dont il est chargé avec Keitel et le suicide de Hitler, il signe pour le gouvernement Dönitz la capitulation générale de l'armée allemande le 7 mai 1945 à Reims. Il est condamné à mort le 1er octobre 1946 par le tribunal militaire international de Nuremberg et exécuté.

JODL, Alfred (Würzburg, 1890-Nurem-berg, 1946). Général allemand. Chef du bureau des opérations de la Wehrmacht (OKW) de 1938 à 1945, il assura le succès militaire de l'Anschluss (réunion de l'Autriche à l'Allemagne) en 1938 et appliqua scrupuleusement la stratégie allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, puis signa à Reims l'acte de reddition des armées allemandes (7 mai 1945). Il fut condamné à mort comme criminel de guerre par le tribunal de Nuremberg et pendu. Voir Keitel (Wilhelm).

Liens utiles