JEAN l’Évangéliste (saint)
JEAN l’Évangéliste (saint), apôtre du Christ (mort à Éphèse v. 100). Son symbole est l’aigle. Il est l’auteur du quatrième Évangile, dont le prologue est une christologie avec un développement sur le Verbe (Logos) ou Parole divine organisatrice du monde, ce qui le rend différent, par son contenu théologique, des trois autres Évangiles dits «synoptiques». Son évangile met l’accent sur l’amour ; il répète souvent aux chrétiens : «Aimez-vous les uns les autres». Jean fut le disciple préféré du Christ, un des premiers appelés, pêcheur galiléen, comme son frère Jacques le Majeur ; il accompagna au Calvaire Jésus, qui lui confia sa Mère. Lorsque la Vierge Marie mourut, à Éphèse, saint Jean était auprès d’elle. Il prêcha en Samarie, assista au concile de Jérusalem et rencontra saint Paul. D’après Tertullien, il serait allé à Rome, où il aurait été persécuté, mais, sorti indemne d’une chaudière d’huile bouillante, il aurait été exilé à Patmos, où il aurait écrit l'Apocalypse. Certains rationalistes ont dénié à saint Jean la paternité de ses ouvrages, les considérant comme tardifs et influencés par le néo-platonisme; cependant, les exégètes chrétiens, penchés sur ce problème, reconnaissent l’authenticité de la tradition apostolique dans ses œuvres inspirées. Saint Jean est très souvent représenté dans l’art chrétien comme le disciple bien-aimé, penché vers le Christ, ou inspiré par un ange, écrivant l'Apocalypse. Certains rationalistes ont dénié à saint Jean la paternité de ses ouvrages, les considérant comme tardifs et influencés par le néo-platonisme; cependant, les exégètes chrétiens, penchés sur ce problème, reconnaissent l’authenticité de la tradition apostolique dans ses œuvres inspirées. Saint Jean est très souvent représenté dans l’art chrétien comme le disciple bien-aimé, penché vers le Christ, ou inspiré par un ange, écrivant l'Apocalypse.