JEAN Chrysostome (saint)
JEAN Chrysostome (saint), «Bouche d’or» — Père de l’Église d’Orient et patriarche de Constantinople (Antioche v. 344-près de Cumana, Cappadoce, 407). Issu d’une riche famille d’Antioche, il suivit dans cette ville les leçons du sophiste païen Libanius, puis se retira pendant quatre ans dans le désert et fut ordonné prêtre. Il désirait rester un moine austère et obscur, mais il fut chargé d’annoncer la parole de Dieu et son éloquence fut si belle et si ardente qu’il devint très vite populaire; il fut surnommé «Bouche d’or» et proclamé patriarche de Constantinople. Ses œuvres sont considérées comme des monuments parmi celles des Pères de l’Église. Elles lui ont valu le titre de «docteur de l’Église orientale». Ses homélies sont particulièrement remarquables. Il ne craignait pas de stigmatiser les dérèglements de la cour ce qui lui valut l’inimitié de l’impératrice Eudoxie, qui, malgré le soutien du peuple pour son patriarche, l’envoya en exil, où il mourut. Les chrétiens d’Orient l’appellent «Docteur», «Notre Père dans les saints», et sa «divine liturgie» est encore celle qui est pratiquée couramment dans les rites orientaux.
JEAN CHRYSOSTOME, saint. Père de l’Église grecque. Né à Antioche entre 344 et 354, mort le 14 septembre 407 à Comane de Cappadoce. Fils d’un préfet des soldats, il eut pour maître le rhéteur Libanios, reçut le baptême probablement des mains de l’évêque Mélétios, en 369 ou 372, et fut ensuite le disciple de Diodore de Tarse. Retiré dans un cloître, il réapparut à Antioche en 381 et y fut ordonné prêtre (386) par saint Flavien, évêque de cette ville. En 397, l’empereur Arcadius, par l’entremise de son favori Eutrope, l’éleva au siège épiscopal de Constantinople. Son éloquence passionnée (d’où son surnom de « Bouche d'or ») et sa grande austérité rendirent Jean extrêmement populaire. Pour cette raison, et aussi à cause de la réforme morale qu’il avait entreprise, l’impératrice Eudoxie et Théophile d’Alexandrie se coalisèrent contre lui, et il fut déposé, puis exilé en 403. Il partit alors pour la Bithynie, mais, véhémentement réclamé par le peuple, il fut rétabli sur son siège. Trêve de courte durée : le Concile de Constantinople (404) ayant contesté la légitimité de sa restauration, Jean fut de nouveau déposé et exilé, d’abord à Cucuse (en Cataonie) et finalement à Pityunte, dans le Pont, mais il mourut en cours de route. L’œuvre littéraire de saint Jean Chrysostome (traités, homélies et correspondance) est extrêmement abondante. De la période d’Antioche datent surtout des traites, dogmatiques ou autres : le dialogue Du sacerdoce , De la virginité, A une jeune veuve et les Consolations à Stagirius tourmenté par le démon; les deux Paraenaeses : A Théodore, Sur la componction, Contre les adversaires de la vie monastique, Sur l’éducation des enfants, Que personne n’est damné, sinon par soi-même, A ceux qui sont scandalisés dans l’adversité. A la période de Constantinople appartient Contre ceux qui avaient des femmes sous-introduites, mais dès les premières années, Jean avait adopté une règle de vie exemplaire s’inspirant de la simplicité et de la pauvreté. Son exaltation de l’ascétisme n’est cependant pas inhumaine : elle aboutit, au contraire, dans les rapports sociaux, à un idéal de bonté et de compréhension réciproques. Ainsi, dans les nombreuses Lettres et dans les Homélies consacrées, pour la plupart, à des sujets d’exégèse, dans les deux séries sur la Genèse, sur les Psaumes, sur Isaïe, sur Saint Jean, sur les Actes, sur les Epîtres pauliniennes. Certaines se rapportent même à des cas particuliers, ou traitent encore de morale. Saint Jean Chrysostome, s’il n’est pas un théologien très original, procède du moins tout naturellement, et avec beaucoup de clarté, de la tradition qui est à la base de la théologie des Pères de Cappadoce. La liturgie orientale qui porte son nom ne saurait lui être attribuée.
♦ « Heureux le panégyriste, d'avoir de tels empereurs à louer ! Heureux aussi les empereurs d'avoir trouvé un tel panégyriste ! » Libanius. ♦ « Comment pourriez-vous espérer de voir Constantinople délivrée des coups de l'ange exterminateur, après le bannissement de Jean [Chrysostome], cette colonne de l'Eglise, ce flambeau de la vérité, cette trompette de Jésus-Christ ? Vous avez exilé Jean, la plus brillante lumière du monde... Mais du moins ne persévérez pas dans votre crime. » Saint Nil. ♦ « Saint Chrysostome ne cherche point de faux ornements, tout tend à la persuasion. Il place chaque chose avec dessein. Il connaît bien l'Ecriture sainte et les mœurs des hommes. Il entre dans les cœurs. Il rend les choses sensibles. Il a des pensées hautes et solides... Dans son tout c'est un grand orateur. » Fénelon.
JEAN CHRYSOSTOME, saint (Antioche, v. 344-près de Comana de Cappadoce, 407). Père de l'Église d'Orient. Célèbre prédicateur et grand orateur, il fut surnommé « Bouche d'or » (Chrysostome). Nommé patriarche de Constantinople en 398, il réforma les abus du clergé, dénonça le luxe de la cour et organisa des oeuvres hospitalières.